II. FAUTES DANS LES COPIES
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Les fautes qac l'on rencontre dans l^s copies anc'ennes ne doivent pas être un suj.'t «le suspicion pour les originaux ; car on sait combien d'erreurs les copistes oui pu corn mettre (1). Elles ne sont pas non plus un inotil de rejeter ces pièces: car alors que no rejelterail-on pas? Les œuvres des auteurs profanes, les lois, les livres d'histoire ne sont-ils p;is remplis d'erreurs qu'une saine critique a bien de la peine à sabir; et cependant on ne les rejette pas comme faux. Ces objection* que les Bénédictins font valoir avec une grande fore»' de logique, s'appliquent également aux copies anciennes dos diplômes et des chartes. I! faut donc, pour déclarer une copie fausse, des preuves formelles de falsification; si ces preuves manquent, les copies doivent être censées véritables cl con* loi m s à l'original, au moins dans tout ce qu'elles renferment d'essentiel.
Ce n'est donc que par une comparaison faite avec les originaux, ou au moius les co-
fiies authentiques, que l'on peut s'assurer de ii valeur d'une copie ; et dans celte opération ces pièces doivent être admises ou recelées, selon qu'elles s'accordent ou non dans les différents points do comparaison. J'ajouterai que la conformité de plusieurs copies entre elles, pourvu qu'elles ne soient poinl tirées les unes sur les autres, fait présumer en faveur dis copies et de l'original.
Ouaul aux copie* authentiques cl immédiatement tirées des originaux, si elles étaient empreintes de fausseté, d'anachronismes ou d'autres erreucs grossières, elles jetteraient de grands soupçons sur les origin tux euxmêmes, parce qu'on doit juger de la vérité des originaux par les copies, surtout si elles ont été prises chacune en particulier sur l'original, comme le furent les vidimus et les renouvellements. [Voy. Renouvellement des