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manuscrit 107 du v* au vi* siècle consistent à barrer les lettres et à mettre eu même temps un point sur chacune. Dans ; lusieurs autres manuscrits fort ancien*, cl dans quelques diplômes de la 2* race de nus rois, on se contente de trancher les mauvaises lettres par des lignes ou transversales ou perpendiculaires. Il existe ausii des manuscrits < ù les parties qu'où doit supprimer sont surmontée» de deux pelils crochets qui les enferment , et qui rcsscmbli'Ul assez, pour la forme et pour la position, à l'esprit rude i l à Vesprit doux des Grecs, mis en regard l'ua de l'autr .
Les signes d'omission sont <le dlTérentis , espèce". Ou emploie les deux points perpendiculaires p >ur désigner qu'uu mol omis « si renvoyé à la marge ou ni interligne dans les Heures de Charles le Chauve. Les Bénédictins rapportent que, dans un manuscrit grec et latin des Epllres do saint Tau!, apparie-, nant à S.iinl-Germaiu-dcs-Prcs , les mou omis, au lieu d'être en interligne ou en marge, étaient rejetés au bout de la ligne avec deux points. Les deux points, au lieu d'être perpendiculaires , sont quelquefois placés horizoulalemcnt. Ou trouve aussi trois points en triangle, ou quatre points formant le carré. L'astérisque, la croix, I X pointé dans chacun de ses angles, un signe semblable au chiffre 0 entre deux point*, l'accent aigi et la parenthèse également placés entre deux points, et l'accent circoiifl xe renversé de droite a gauche et précédé d'un point, tous ces signes ont également désigné l'omission.
Les transpositions se marquaient par l'astérisque , l'X cantonné de quatre points et par l'anli-sigma ( Y oy. ces mots), un tiret (— ) surmonté de deux points a désigné la même chose.
COURONNE. Dans h diplomatique, les couronnes ne jouent un rôle que dans les sceaux. Nous renverrons donc au travail sur les sceaux pour la connaissance des différend s formes de celles des rois et des seigneurs.
COUSIN. Le litre de cousin ne se rencontre pas avant le xnr siècle dans les diplômes royaux , à moins que la persoune à laquelle il était adressé ne lût véritablement parente du roi. On le voit dans une lettre adressée par Henri III à Philippe Auguste, en 1219. Louis XI est le premier qui ait traité de cousin le comte de Dammarlin, grand m titre de France , quoiqu'il n'y eût entre eux ni alliance ni parenté. Depuis ce temps-là le titre de cousin n'est à la cour qu'une distinction accordée au rang et à la qualité. Henri II décora les maréchaux de France de ce litre honorifique.
CRITIQUE DES DIPLOMES.
Quoiqu'on examine spécialement dans cet ouvrage chaque particdela diplomaliqueavec les règles qui s'y rapportent, il a paru nécessaire de rassembler, sous le litre de Critique des diplômes, les principes généraux que les Bénédictins* ont formulés mit l'entuublc de la science, afin qu'on puisse avoir
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toujours facilement les moyens d<* se diriger sans erreur dans l'étud ■ de l'antiquité.