PLURIEL
fr-es, fr aires.
fr-um, fratrum.
fr-ibus, fralribus.
fr-es, fratres. fr-es, fratres.
fr-ibus, fratribus.
hueram, habueram.
hebo, kabebo.
huero, habuero
heam, habeam. • herem, haberem.
huerim, habuerim.
buissem, habuissem.
hitnm, habitum.
hiturus, habilurus.
2' Par signes abréviatifs mis pour les mots entiers.
Le nombre des mots ainsi exprimés est très-restreint, et se compose surtoul des conjonctions et , enim , etiam, cum; ou trouve aussi le mot est et d'autres analogues qui n'ont qu'une ou deux syllabes. Des traits de forme particulière les représentent. ( Voyez ci-après la liste générale des abréviations. )
3* Par contraction; 4# Par suspension.
Ces deux rondes d'abréger méritent une des mots. Exemples : Guitt, pour Guillaume ;
attention particulière, parce qu'ils forment Itf , pour Mus; sot , pour solidi; ibiôT, pour
à eux deux la plus grande partie des abré- ibidem. Treceïï , pour Trecensis; canon,
vialions. pour canonicis , etc. ( Voyez ci-après la
Dans les abréviations par contraction , les liste générale des abréviations. ) Ces abre-
mols ont perdu une ou plusieurs de leurs vialions sont moins difficiles à déchiffrer
lettres médiales, mais ont conservé au que les précédentes , parce qu'on peut tou-
(IJ Paléographie des Charles cl des manuscrit! du W au xvii' siècle.
Il en est de même pour tous les substantifs, adjectifs el verbes contractés, dont toutes les désinences ont été observées aveu beaucoup de régularité. Cela n'ctnpéchc pas que ces abréviations ne présentent quelques difficultés qu'on apprendra à surmonter par la lecture suivie des manuscrits.
Dans les abréviations par suspension on a retranché une ou plusieurs lettres finales
Il ABR
ioors s'aider de l'accord logique et grammatical pour trouver la terminaison du mot suspendu.
11 se rencontre fréquemment des mots où 1rs abréviations par contraction et par suspension sont employées. Exemples : qtcq , pour quoteunque; ptiî, pour preeteri tum , etc.
On comprendra, sans -qu'il soit besoin de le faire remarquer, que les mois Abrégés des deux manières précédentes , sont marqués de signes abrévialifs placés tantôt audessus des lettres basses , tantôt tranchant les hasles ou les queues des autres; mais un fait bien certain et que nous avons déjà sig ialé au premier paragraphe de cet article, c'e-l que la figure du trait abrévialif v.nie souvent pour la même contraction et I our le même mot. 11 n'occupe pas non plus une place régulièrement déterminée avant ou après les lettres dont il indique la suppression.
5* Par lettres supérieure» aux mot».
Oo rencontre fréquemment de petites lettres placées au-dessus des mets pour y marquer l'absence d'une syllabe, ou pour indiquer leur terminaison. Les cinq voyelles sont particulièrement employées dans celle espèce d'abréviations. Voici, d'après M.
Cbassan, les règles ordinairement suivies dans ce cas :
«Les voyelles a,e,i,o,u, employées comme petit* s supérieures, se traduisent par ra , re, ri, ro, ru; elles accompagnent spécialement les consonnes 6 , c , d, f, g , n , p,f,r, et rarement les voyelles. » Quand elles sont placées au-dessus des sigles, elles rentrent dans celte classe d'abréviations. (Voyez plus haut. ) Et voyez aussi les facsimtle n*40, 2* ligne, les mois quam, contra et aliquando, et à la 6* ligne le mol suprateriptum.
« Ces mêmes voyelles, continue l'auteur que nous venons de citer, ont été usitées en sens inverse, c'est-à-dire pour ar, ert tï, or, ur ; elles se placent indifféremment sur toute consonne.
« Les copistes se servaient aussi de petites consonnes supérieures; ils me'tlaient, !• c pour ec, accompagnant toute consonne ; * m pour uni à la tin des mois ; 3« r pour er el pour tir à la fin des mois; k* t pour it, accompagnant toute consonne. » (Voy. la liste générale des abréviations ci-après. )
Il est encore de petites lettres supérieures terminalives qui accompagnent les abréviations par suspension et par sigles. Nous on avons parlé ci-dessus aux abréviations par sigles.
D'autres lettres sont placées au-dessus des mots sans servir pour cela d'abréviations, mais pour remplacer celles qu'elles surmontent et qui sont désignées comme à supprimer par un ou plusieurs points mis audessous. Quand il en est autrement, c'est-à-dire lorsque les lettres supérieures sont les seules
t\) EUintnii de paléographie, i. I.
(t) Les écrivants inférieur» au xur kieelo ont denaioiv de plus en plus les «gnes abrcvialifc; c'est doue parucur
qui manquent pour composer le mot, on ne peut attribuer cette disposition qu'à un caprice de l'écrivain qui, emporté par l'habitude, continue d'abréger, lors même que cela est inutile. .
8* Par lettres conjointes , enclavées , et monogramma t iq ut s.
Les lettres conjointes abrègent l'écriture en faisant servir à un double usage quelques-uns des traits qui les composent. C'est surtout dans les capitales que s'emploient ces sortes de combinaisons, ordinairement assez faciles à déchiffrer. On les trouve déjà sur les médailles consulaires et dans les plus anciens manuscrits.
Dans les temps postérieurs quclqacs minuscules, comme le b, le q et le d se combinèrent entre elles de la manière suivante :
Le b et le signe jp dans compare, pour comprobare.
Le q et le signe <t dans $, pour quod. • Le d avec le signe (j dans (J, pour quid.
Les signes q. et Ct dans pour quidem.
L'e el le t cursifs se combinent ensemble dans &, et, lendr, tenet. De là &, qui signifie ctiam, et quelquefois enr, eret, ou eter, len&, tenent, oo teneret, &nus, œternu» (1).
Les lettres enclavées sont , comme l'indique leur nom , enfermées dans d'autres lettres de plus grande dimension. Cette manière ne se rencontre que dans l'écriture majuscule des inscriptions el des litres de •certains manuscrits.
Les lettres monogrammatiquea, qui se rattachent aux lettres conjointes et aux lettres enclavées, sont destinées à exprimer le nom des rois et des empereurs , el tiennent lieu de leur signature sur les*diplômcs. ( Voy. Monogramme.)
Des signex abréviatifs.
Nous venons île voir les abréviations sous les principaux aspeels où elles ont été employées. Essayons maintenant de reconnaître les signes mêmes dont les copistes marquaient les lettres pour obtenir ce résultai, dans les écritures du xir et du xur siècle (2).
Les signes abrévialifs peuvent se trouver dmstous les mots, exccplédans les siglessimples ; ce n'est donc pas un mode particulier d abréger, mais la base même el l'élément du système.
Nous avons vu plus haut que les signes d'abréviations qui se rencontrent dans les plus anciens manuscrits affectent généralement la forme d'une barre horizontale ou d'un accent circonflexe; que dans les diplômes de la deuxième race ils prennent déjà des aspects variés. Mais la diversité s'accroît encore lorsqu'on arrive au xir siècle; el il serait impossible do donner une signification exclusive el absolue à plusieurs de ces traits; (Voy., par exemple, le signe en forme de 8 ouvert qui surmonte la plupart des mots du fac-similé n° kl des écritures, et le Irait horizontal qui domine dans le n* kk. )
lièrcmcnt rlins ces deu* siècles qu'où apprendra it résoudre les uifficullcs de ce genre d'écriture.
Î3 DICTIONNAIRE DE DIPLOMATIQUE CHRETIENNE. îl
Cependant il en est quelques-uns dont la va- ont, au moins dans le plus grand nombre de leur no présente pas d'incertitude , ou qui cas, uue signification fixe. Les voici :
Explications.
Le lrr signe ressemble à un 9 ou A un c retourné, et quelquefois à un 2 ; il se met an rang des lettres, aussi bien su commun riment et au milieu qu'à la fin des mots. 11 signifie cum, corn, cun, con.
Exemples : 9mendat, commendat; di9lur, dicuntar; quoOque, quoeunque; quibus9,^uibuscum. ( Voy. les mois contraction, 1* ligne, et condtiio, 3* ligne du fac-similé, na 23.)
On ne confondra pas ce signe arec le suivant (n*2)quoiqu'ilsaienlcnlre eux beaucoup de ressemblance : le premier se met, comme nous l'avons dit, au rang des lettres, et le second se place au-dessus des mots. (Koy.Ie même fac-similé, n'23, au mot contradibus cl autres.}
Le 2* signe, employé dans le corps ou à ta Ou des mots, ei prime les syllabes us et os.
Exemples : ân\ annus; i'tom, justum; p't, post. Au xiv" et au xv siècle on a abaissé ce signe au rang des lettres contre l'ancien usage, et il a conservé sa signification. Mais il faut faire attention au sens de la phrase pour éviter de le confondre arec le signe n* 1".
Le 3» signe représente les lettres ur cl tur,
soit au milieu, soit a la fin des mots. Il a éprouvé beaucoup de modifications, comme on peut le voir au fac-similé, lise met audessus des lettres.
Exemples de son emploi : crit, eurrit ; lenet', tenetur; creaba', creabatur. Dans la langue vulgaire il représente les finales eur, our : seign', seigneur; pr, pour.
Lefc* signe est dérivé du point et virgule employé plus anciennement pour le même objet. (Voy. ci-dessous les signes de ponctuation usités comme abréviations.) 11 représente les finales ed, et, ue, us, ci que, cl se plare au rang des lettres.
Exemples : f3, sed; habj, habet; qj, que ; pluribj, pluribus; aU , alque.
Le même signe remplace aussi I m finale, principalement depuis le xiv siècle : Dominuj, Dominum. Il tient même quelquefois la place de la syllabe est : prodj, prodest , et dans la langue vulgaire cello de la finale ment. Dans quelques cas il est mis pour un x; mais alors il n est plus signe d'abréviation.
D'autres signes ont un caractère général qui ne permet pas de les attribuer à une syllabe ou à une lettre plutôt qu'à une autre. Nous en avons rassemblé quelques-uns dans le fac-similé suivant :
On remarquera qnc plusieurs de ces si-, gnes S(ont dérivés d'un type primitif, mais qu'ils varient selon les habitudes de chaque écrivain et la nature même des écritures dans lesquelles ils sont employés. Les traits les plus nets et les plus dépourvus de prolongements sont plui propres à la minuscule qu'à la cursive, et réciproquement.
Les signes classés sous le n" 1 , tout en étant communs à toutes sortes de lettres, représentent cependant plus particulièrement l'm el l'n.
Les signes portés sous le n" 2 sont également généraux ; mais on les reconnaît aussi pour les syllabes er, re et tV.
Des signes de ponctuation servant à al/réjer les mots.
Les signes de ponctuation ont été employés pour abréger les mots dans de ircsanciens manuscrits. (J'oy. Ponctuai iox , cl le paragraphe 1" de cet ariicle. )
On trouve le point au dessus de l'a et du l'u ; H, hoc ; u ut.
Le point est placé après le b et le q : itaq , itnque; plurib.. pluribus.
Le point est placé avant et après l't el Vs : .i.,id est; S.,scilicet.
Le point au-dessus et au-dessous d'une barre csl mis pour est.
Enfin Se point et virgule sert, comme nous