ÉCLAIRAGE DES ÉGLISES
L'éclairage de l'église ne doit pas être confondu avec le luminaire. Le luminaire se rattache aux cérémonies saintes de la reli-» gion ; nous croyons que l'on doit autant que possible le conserver tel qu'il a été établi. L'éclairage, au contraire, est un objet de commodité. Il nous paraît y avoir moins de raisons de défendre qu'il soit fait d'une manière plutôt que d'une autre. Mais nous devons prévenir que la ville de Paris s'est op posée à ce qu'on introduisît l'éclairage au gaz dans les éj^lises de la capitale. Elle a pris cette décision en 1843, sur les conclusions d'une commission composée de trois ecclésiastiques désigiiés par l'archevêque, de trois membres du conseil municipal, d'un nombre é^al d'architectes el des chefs du service. Elle se prononça contre à l'unanimité.
L'éclairage fait partie des fournitures qui sont faites en nature à l'aumônier ou chapelain dans la plupart des hôpitaux.
ÉCOLATRE,
L'écolâlre, du latin scholasticus ^ était le chanoine ou h; prébendier chargé de surveiller les écoles. Dans le principe, c'était lui qui faisait l'école tenue par le chapitre. —Cette dignité n'a é(é conservée en France que dans les chapitres d'Arras, de Châlons et d'Orléans. Cependant il y a peu de chapitres qui n'aieni une école spéciale pour les enfants de chœur, un maître pour la diriger et un chanoine spécialement chargé de la surveiller. Par conséquent , il y a peu de chapitres dans lesquels les fonctions d'écolâtre ne soient réellement exercées par quelqu'un.
A Orléans, l'écolâtre porte le nom de scholastique. A Arras, il n'est que chanoine honoraire. Dans la plupart des autres diocèses de France, cette dignité n'a pas été rétablie,