ENTRETIEN DES ÉDIFICES DIOCÉSAINS
Les travaux d'entretien pour les édifices diocésains sont ordinairement faits par économie. Les mémoires en sont dressés au fur et à mesure, examinés et réglés ; le montant en est mandaté par le préfet au nom de chaque entrepreneur, et le payement en est effectué sur la production des mémoires réglés et visés. (Session de 18il, compte déf. de 1839, p. 73.)
ENTRETIEN DES EGLISES CATHOLIQUES ET AD« TRES LIEUX CONSACRÉS A l'eXERCICE DC CULTE.
L'entretien des églises catholiques est maintenant dans les attributions du conseil de fabrique. {Décret imp du 30 déc. 1809, a. 1 et 37.) Voy. Préfet de police. Ce sont les marguilliers, et spécialement le trésorier, qui doivent veiller à ce que toutes les réparations soient bien et promptemenl faites. (Art. ki.) — Pour reconnaître celles qui sont devenues nécessaires, ils doivent visiter les bâtiments avec des gens de l'art, deux fois par an ; la première au commencement du printemps, et la seconde au commencement de l'autonme. (/6.) — llssonl autorisésà pourvoir sur-le-champ et par économie, d'abord à celles qui ont été prévues et réglées dans le budget, ensuite, dans les paroisses au-dessus de mille âmes, à toutes celles dont les frais ne dépasseront pas 50 francs, et dans les autres paroisses, à celles qui ne dépasseront pas cent francs. {Art. 12 et ki.)
Lorsque les réparations imprévues excèdent, dans les paroisses qui ont moins de mille âmes, la somme de cinquante francs, et celle de cent francs dans les autres paroisses, le bureau des marguilliers est tenu d'en faire son rapport au conseil de fabrique, qui peut ordonner toutes les réparations qui ne s'élèveraient pas à plus de cent francs dans les communes au-deissous de mille âmes, et de deux cents francs dans les autres. {Art. 42.) — Les réparations dont la dépense est ainsi autorisée par le conseil de fabrique ne peuvent être faites avant qu'il n'en ait été dressé \m\ devis estimatif. — Ellesdoivent être mises en adjudication au rabais ou ])ar soumission, après trois affiches renouvelées de huitaine en huitaine. (/6.) — S'il n'y a pas dans le budget de fonds disponibles, ou si ceux qui restent ne sont pas sufQsants pour couvrir les frais de ces réparations, le bureau des m irguilliers en doit faire son rapport au conseil
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de fabrique, qni prend une délibération fendant à ce que la commune supplée à l'insuffisance do la fabrique. (Art. V3 et 92. j — Cetle délibération est transmise au [jrélet par le président du conseil d<' fabrique.
Les (ions f lits pour l'entretien des temples protestants sont acceptes par les consisloires. {Ord. roij. du -Invr. 1817, a. 3.)
Nous trouvons dans une ( ircul.iiri' de Mt l'évèque de L;,ngres, en d;i(e du 25 mars 1845, des recommamiatioiis extrêmement sages qu'on nous saura ceriainemenl gré d'avoir insérées ti-xtuellemcnt dans cet article. « Une austère simpliciie, dit-il, jointe à une grande propreté, convient généralement mieux à nos églises que des dorons et des peintures souvent fort mai assorties... Il faut surtout empècber toute inliltration d eau à l'intérieur et dans l'épaisseur des murs. On ne saurait s'imaginer les dégâts que causent souvent les .suintements d'eau qui ont lieu par les toitures, et qui sont produits quelquefois par le l'érangement d'une seule tuile ou la chute d'une ardoise. — Après avoir préservé des eaux pluviales l'intérieur des édifices, il faut veiller à ce que leur chute et leur séjour ne puissent nuire aux fondalions. Jl arrive souvent (jue l'eau qui découle de la toiture tombe au pied des m irs, pénètre iians les fondations, qu'elle dégrade en délayant les mortiers, et produit dans l'intérieur des bâtiments une humidité aussi nuisible à leur conservation qu'à la salubrité. Le meilleur moyen de préservation est l'établissemenl et l'entretien, 1 de chéneaux et tuyaux de descente ; '1° d'un revers en pavé avec une forte pente au-dessous des chutes d'eaux, et même tout autour du bâtiment. Il importe que le pourtour extérieur des murs, jusqu'à une certaine hauteur, soit enduit à neufaussi souventqu'il estnécessaire. — C'est parce que le jointoiement des conlr. forts a été négligé, que l'on rencontre si fréquemttirnl à l'intérieur des églises des taches de verdure dues à l'infiltration des eaux dans ce massif de maçonnerie, que les plus grandes chaleurs ne parviennent pas à dessécher complètement. Il arrive quelquefois que les murailles sont pénétrées ou recouvertes d'une humidité presque permanente, sans qu'on pui>se l'attribuer au mauvais étal de la toiture ou des crépis. Cfla tient ordinairement à la i:ature de la pierre, (|ui, par un effet de capillarité, ou par une propriété f)ygromélrique, aspire l'humidi'édu sol ou fixe celle de l'atmosphère. On remédie au premier inconvénient en établissant à quel^iues pouces au-dessus iiu sol des feuilles de plomb qui, séparant les assises inférieures (ie< assises supérieures, interrompent la capillarité. On remédie au second par l'emploi dos enduits h}drofuges. »
Actes législatifs.
Circulaire de M(,'r r('v<>(iiie de Langres, 25 mars 18iS. —Di'creumpéiul (lu ÔOdéc. 1^09, a. 1,12,57, 41, i'2, 43, 9.i.— Urduiiiiarice royale du 2 avril 1817, a. 3