‹ Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastique (volume 2)Chapitre 620 sur 878 · ARTICLE LXXXII · texte numérisé non relu

ARTICLE LXXXII

Qui est un forl saue leinpéranient, pour servir comme île lien el enlreiien cominuii des deux puissances, si que l'une cl l'auirc n'ont juste occasion de se plaindre, el heaiiroup moins que des iaUibilions 61 aultes moyens qui se praiiciuenl ailleurs, même par ceux qui se vanlenl d'extrême obéissance, plus de parole que de fait.

Observations. — Cet article est la suite du précédent. 11 n'est accompagné d'aucune

preuve ni d'aqcune rédexion qu'il nous paraisse utile de faire connaître.

Article LXXXlll.

Au surplus, tous ceux qui jutjenl droilemcnl des choses, peuvent assez recognoîire de quelle imporlauce a été, et esi encore autant, cl i)ius <|ue jamnis. la bonne el entière intelligence d'entre notre saincl père le pape et le roy de France, lequel pour irèsjusies causes el très-gramJs mérites, a emporté sur tous autres le titre de irès cliresiieu , ei iiremier ti!s et protecteur de l'Kglise. Et pour ce doiveni-ils en général et en particulier être d'autant plus soi|;neux d'enlrelenir les lens de cette concorde par les mêmes nnyeiis qui l'oni lait durer jusqu'à-cy, supportant piuiôl les imperfections qui y pourroienl être, que s'ell'orçanl de roidir outre mesure les cordes ti'uu nœud si franc et volontaire; de peur que par trop serrer el esireindre, elles ne se reUiclieiil, ou (qui pis seroit, ce que Dieu ne venille pernieit'e) rompent tout à fait, ;iu danger et dotnniai^e certain de toute la chiestietué, et parliculièrement du saiuctsiège, duquel un de ses [)liis sa;,'es préliis a trèsprudemment recimnii el léuioigiié par éc il, que la conservation des droiis el juéiogatives de la couronne de France éloii rafïermissemenl.

Preuves. — Les preuves sont : 1" La lettre des barons de France aux cardinaux contre Boniface VllI, — 2 Un rescnt d'innocent 111 qui déclare ne vouloir point usurper une juridiction qui ne lui appartient pas, ni connaître des fiefs. — 3° Les paroles du procureur général Servin à l'occasion des lettres patentes sur les facultés du cardinal de Florence, légat en France.

Réflexions des commentateurs. — Dupuy s'est attaché à justifier par des citations les paroles de Piihou.

.( On doit bien f jire attention aux termes de ce dernier article, dit Durand. Il n'en est, ce semble, aucun qui ne renferme un grand sens. » — Il donne quelques explications, et rapporte ensuite le sermon de Bossuet sur l'unité de l'Eglise.

« Par ce dernier article, qui est comme le couronnement de tous les autres, dil M. Dupin, on voit que les liberlés de l'Eglise gallicane n'ont rien d'inco;npatible avec les droits essentiels du pape, el qu'en les défendant, à l'exemple de nos prédécesseurs, nous n'avons jamais entendu nous désunir de l'Eglise romaine , ni manquer à rien de ce qui est dii au souverain pontife, père commun de tous les fidèles. L'Eglise gallicane a rejeté les servitudes du droit nouveau, mais elle n'en est que plus fidèlement resiée soumise et attachée aux devoirs qu'impose le plus ancien. Les gallicatis sont orlliodoxesl

c( Les libertés que nous invoquons tendent surtout à nous préserver des abus que les officiers de la Cour de Rome ont faits et pourraient faire d'une autorité que nous respectons. Un de nos plus célèbres avocats généraux, M. Gilbert de Voisins, a fidèlement exprime ces sentiments , lorsqu'il a dit : « Qu'encore plus éloignés de la révolte des sectaires que de la servilité des ultramontains, nous révérons dans le saint-siége les prérogatives d'une juste primauté , le centre de l'épiscopat, le lieu inviolable «t

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permanent de l'anité fondée sur l'inslilolion de Dieu même. »

Observalions. — Nous devions à M. Dupin de ra[)porler en entier sa profession do foi.

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