OFFICE CANONIAL
Fn supprimant les chapitres, l'Assemblée nationale avait rendu l'office canonial impossible. Le comité ecclésiastique déclara qu'il n'y en avait plus et ne pouvait plus y en avoir, et qu'on avait dii mettre sous le scellé tout le mobilier des chapitres, excepté ce qui était nécessaire pour le service paroissial. Comité eccL, 18 nov. 1790.) — Le lendemain du jour où il faisait cette déelaralion, il iuvitait le directoire du Calvados à dissou-
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dre le chapitre el à faire cesser rofficé canouial. (19 nov. 1790.) .
Porlalis, dans son rapport du 12 Terrier 1807. appeil • offu-e ranonial Ips lieuros cin- niales , cVsl à-dire l.s prièrrvs qnei les chanoines [isalnuidii ni ou chanletit au < h rur.
L'accoinplisseinenl d»^ ce dovoir éltH <h;-
v nu la priniipale occupaiion des rhipitrcs depuis nue les «Wêqaes s'élaicnl fornté un conseil particulier, i-t se trouve être «mi core la seule (\ A lui reste en ce niotn ut dans 1.1 plupart des diurèses, quoique le dé ret exéculorial du rard uni lé^al, en dite du 10 avril 1802, qui éri^e Ir-s chapitres nouveaux en même l. mps que les sièges épisoopaux, leur impose en outre l'obliiiation d'assister l'évêque dans l'admiuislralion de son diocèse.
Il y a dos choses qui paraîtraien' incroyables "si on ne les expliquait pa*. — Ce prélat, dit Porlalis, en parlant de l'arehevê(ju« de Paris, dans le rappoil que nous avons cité, à «lui j'avais fait coi. naître que l'intention de Votre Majes é était que l'office canonial fût exactement célébré d ins son église métropolitaine, vient d'ordonner cetie cclél>ralion, et, depuis samedi drnier, lofQce canonial est entièrement rétabli c tmine on le célébrait dans les plus beaux temps du christianisme. Tant qu'à Pari^ on ne récitait pas l'office, je n'osais inviter les évêques des chapitres des autres diocèses à le ^t^cil^'r ; aujourd'hui que l'antique discipline des Eglises a repris à Paris son jjremier lustre, je vais y ramener tous les autres chapitres de Fran< e. Ain-ii, sous la puissante inducmc du génie de Votre Maj'^slé, toutes choses, dans l'Eglise comme dans l Empire, reprennent leur étal léiiilime. » — On pourrait criiire, d'après les termes de ce rappo t, que les chapitres nouveaux étaient arrivés jusqu'en l'année 1807 sans célébrer exactement l'office canonial, et on aurait le droit d'en être surpris. Portails a voulu dire simplement qu'on ne le célébrait pas compléienient, ce qui est vrai, comme il csi vrai qu'or» ne le célèbre plus complète. nenl à Paris depuis plusieurs années, el qu'il ne l'a jamais été dans la plupart des diocèses de France, d'abord àcau^c de l'insuflisance du p rsonnel, et ensuite à cause du peu d'empressement que les û.lèles mettaient à s'y rendre.
« Il est dans l'ordre, porte une décision ministérielle du 11 sep'embre 1810, que l'office canonial soit célébré dans les diverses églises cathédrales. Il est du devoir des chin'-.ines d'y assister exactement. Si l'office n'était pas célébré, il serait à craindre que le gouvernement ne supprimai les suppléments de traitement accoraés aux. chanoines par les déparlements. »
Actes lérji.'iiatifs.
Dérrel ilii légst, 10 avril ISU2.— Comité cdésiaslique, iiiuov., 19 nov. 1790.— Kappo.l, 12 IC-vr. 1807.