PARIS
Paris, ville archiépiscopale (Seine). — Le siège de Paris a été érigé vers l'an 250 en siège épiscopal. et en siège archiépiscopal par une bulle du 20 octobre 1622. — L'Assemblée nationale le conserva. (Décret du 12/ui7/.-24 août 1790.; Le sainl-siége le supprima en 1801, et le rétablit immédiatement. (Bulle du 29 nov. 1801.) — Son arrondissement métropolitain était formé de Blois, Chartres, Meaux et Orléans. On lui assigna alors pour suffragants Amiens, Arras, Cambrai, Meaux, Orléans, Soissons et Troyes. (1b.) 11 a aujourd'hui Blois, Chartres, Meaux, Orléans, Versailles. — Il lut décrété que son titulaire prendrait à perpétuité le titre d'archevêque de Paris, Reims et Sens. (Décret, 10 air. 1802.)
— Sa juridiction s'étend sur tout le département de la Seine, qui se divise en trois arrondissements : celui de Pari-, qui comprend 18 cures et 21 succursales : treize de ces cures sont de première classe ; celui de Saint- Denis, qui comprend 5 cures et 32 succursales ; celui de Sceaux, qui comprend 7cures et 35 succursales. — La cure de la métropole est unie au chapitre. (Décr. imp., février ou mars 1807.) Le chapitre est composé de seize chanoines, et le serait de dix-sept, si l'on accordait au supérieur du grand séminaire le rang de chanoine titulaire, qu'il avait sous l'Empire. — L'ofûeialilé métropolitaine est formée d'un officiai, d'un promoteur et d'un greffier. — L'officialité diocésaine est formée d'un officiai, d'un vice-official, d'un promoteur, d'un vice-promoteur et d'un greffier.
— Le séminaire diocésain et l'école secondaire ecclésiastique sont à Paris. 11 y a à Issy un établissement particulier pour l'enseignement de la philosophie. — L'école secondaire ecclésiastique est divisée en deux sections. Elle est autorisée à recevoir 450 élèves. (Ord. roy. du 31 août 1845. ) — 11 y a dans le diocèse des Sulpiciens, des prêtres de la Mission, des prêtres de Picpus, des prêtres de la Miséricorde, des piètres des Missions étrangères, des prêtres du Saint- Esprit, des frères de Saint-Jean de Dieu, des frères des écoles chrétiennes, des Augustines (anglaises), des Auguslines hospitalières, des Bénédictines du Sacré-Cœur de Marie, des Bénédictines <lu Saint- Sacrement, des Bénédictines du Temple, des Carmélites, des Dominicaines, des Franciscain s, des Yisitandines, des dames de l'Assomption, des «lames de l'Abbaye- au t-Bois, des sœurs de Bon-Secours, des dames de la Compassion, des dames de la congrégation delà Mère de Dieu, des religieuses de la congrégation de Notre-Dame,
des dames de Sainte-Clotilde, des sœurs de la Croix-Saint-André, des dames de Saisie-Marie de Loretle, des sœurs de. Sainte-Mai , des dames de Saint Maur, des dam s leSai - Michel, des dames de la Miséricorde, d dames de Picpus, des sœurs de la Providen e <:c Porcieux, des dames du Sacré-Cœur, dames de Saint-Thomas de Villeneuve, d filles de Saint-Vincent de Paul, des sœors de la Sagesse, des sœurs de la Retraite chrétienne, des sœurs de Sainie-Marie, des sœurs <'. Sainte-Marthe. — En outre, il y a un chapitre national à Saint-Denis et une faculté de théologie à Paris.
Le décret impérial du 7 prairial an X1IÏ (27 mai 1804) suppose que les colonies françaises étaient ou devaient être mises sous lu juridiction du siège de Paris. Elles avaient été mises en effet sous sa juridiction par arrêtés consulaires du 13 messidor an X (2 juillet 1802) et du 12 frimaire an XI (3 déc. 1802); mais le sainl-siége, auquel on aurait dû s'adresser, ne changea rien à l'état des colonies sous le rapport ecclésiastique. Voy. Grand aumônier.
C'est à Paris qu'est le consistoire central des israélites de France. (Règl. du 10 déc. 1806, a. 13.)