SURPLIS
Le surplis est un habit de cha>ur < t de ministère pastoral tout à la lois. — C'était anciennement le cure qui se le fournissait, comme c'était lui qui était chargé de l'entretien du chœur de l'église, lorsqu'il levait des dîmes. Voy. Réparations. — On a eu tort de conclure de là que la fourniture du surplis n'était pas obligatoire pour la fabrique. Le curé aujourd'hui est complètement déchargé de toutes les fournitures qui sont nécessaires à l'accomplissement du ministère pastoral. Elles sont, sans exception aucune, à la charge de la paroisse. Ceci résulte de l'article 37 du décret impérial du 30 déc. 1809 , ainsi conçu : « Les charges de la fabrique sont de fournir aux frais nécessaires du culte, savoir : les ornements, les vases sacrés, le linge, le luminaire, le pain, le vin, l'encens, etc. »
La spécification que fait le législateur, après avoir parlé d'une manière générale, a eu pour but d'empêcher qu'on ne donnât à ses paroles une interprétation qui n'était pas dans sa pensée.
Si le curé était tenu de se fournir de surplis, il serait tenu pareillement de se fournir d'élole pastorale, et de payer les frais de blanchissage des surplis , quoiqu'il ne se serve de l'un et de l'autre de ces vêlements et ornements que pour le service de la paroisse. Le Rituel de Relley tranche la difficulté, en ordonnant qu'il y en ait au moins deux en bon état dans la sacristie des paroisses qui n'ont qu'un seul prêtre. Ils doivent être en lin et non en coton. (T. I, p. 531 et 532.)