‹ Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastiqueChapitre 733 sur 1485 · TRAPPISTES · texte numérisé non relu

TRAPPISTES

Supprimé par les décrets de l'Assemblée nationale, l'ordre des Trappistes fut reconnu par le décret impérial du 2e complémentaire an Xlll(19sept. 1805), portant que le couvent de la Cervara, dans le golfe de Rapella près Gênes, dans lequel ils se trouvaient, était mis à leur disposition, à condition qu'ils instruiraient gratuitement les jeunes garçons de la classe indigente, et leur enseigneraient la langue française. — Plusieurs couvents de cet ordre s'établirent dans l'Empire, et un entre autres sur le Mont-Valérien , aux portes de Paris, dans un bâtiment dont une partie leur fut cédée par l'Etat.

Ces religieux eurent, aux yeux de l'Empereur, le tort de ne pas approuver sa conduite envers le saint-siége : il les supprima, par décret du 28 juillet 1811, dans toute l'étendue de l'Empire, et fit apposer le séquestre sur leurs biens meubles et immeubles, ordonnant en même temps que les religieux fussent renfermés dans des citadelles. Voy. Cervara, Mont-Genèvre.

Les Trappistes reparurent avec la Restauration, et fondèrent plusieurs établissements qui subsistentencore et sont tous florissants. — Ils ont été organisés par le saint-siége le 3 octobre 1834.

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