‹ Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastique, par l'abbé J.H.R. Prompsault; publié par l'abbé MigneChapitre 27 sur 824 · ACADÉMIES · texte numérisé non relu

ACADÉMIES

1. Des académies et do combien d'espèces il y en a en France. — IL Acailémie des sciences morales et politiques. — Son but. — III. Académies universilaiifS. — Leur composiiion. — IV. Leurs ai- Iribulions en général.

1' Des académies.

Les Grecs appelèrent Académie, du nom d'Académus ou Écadémus, son propriétaire, le lieu où Platon donnait ses leçons.

Nous donnons aujourd'hui ce nom à deux espèces de sociétés savantes : 1° à celles qui sont formées à Paris par les différentes sections de riustitul national, ou, sur leur modèle, dans quelques villes de province; 2° aux sections de l'Université de France.

Nous ne parlerons que des seclions académiques de l'Université, et de celle de l'Institut national, qui est connue sous le nom d'Académie des sciences morales et politiques, parce qu'elles sont les seules qui aient quelques rapports avec les matières ecclésiastiques.

2° Académie des sciences morales et politiques. — Son but.

Les classes de l'Institut national reçurent, en 1816, le nom d'académies.

L'Institut, porte l'ordonnance royale du 21 mars, sera composé de quatre académies, dénommées ainsi qu'il suit, et selon l'ordre de leur fondation, savoir.: l'Académie Fran^çaise; l'Académie royale des inscriptions et

belles-lettres ; l'Académie royale des sciences ; l'Académie royale des beaux-arts.

{Art. l'^)

Le même nom a été donné à la classe des sciences morales et politiques par l'ordonnance du 26 octobre 1832, qui l'a rétablie. {Art. 1".)

Les sciences morales, à l'époque où l'Institut fut établi, comprenaient la religion toute entière, telle que l'avait conçue la philosophie du xviii= tiède, et que les hommes d'Etat de la République voulaient l'établir.

Dans leur esprit, la classe des sciences morales et politiques devait êire le conseil permanent de la religion de l'Être suprême. Bonaparte la supprima, avec raison, par son arrêté du 3 pluviôse an XI (23 janvier 1803). Elle était sans but depuis le Concordat, et se trouvait condamnée ou à ne rien faire, ou à ne faire autre chose qu'entraver la marche du gouvernement.

Des hommes plus habiles ou plus intelligents que ceux qui demandèrent ou accordèrent son rétablissement l'auraient compris, et n'auraient pas fait revivre, au sein de la nation, une société désormais sans but, dont les travaux ne peuvent qu'être cnntraires à ceux de l'Etat, et dont les attributions sont inconciliables avec les principes du christianisme.

3° Académies universitaires. — Leur composition.

Lorsqu'il organisa l'Université impériale, Napoléon divisa la France en autant de ressorts ou districts universitaires qu'il y avait de ressorts de cours d'appel, et leur donna le nom d'académie. {Décret imp. 17 mars 1808, a. k.)

Chaque académie universitaire eut : 1° un recteur; 2' un ou deux inspecteurs ; 3" un conseil acadétnique, composé de dix membres ; 4° des facultés ; 5° des lycées ou collèges impériaux, les collèges communaux, les institutions, les pensions, les petites écoles ou écoles primaires. {Ib., a. 5, 6, 83, O."!, 94.)

Parmi les facultés établies dans les diverses académies se trouvent les facultés de théologie. {Ib., a. 6.)

Les académies universitaires furent supprimées, ainsi que l'Université impériale, p.ar l'ordonnance royale du 17 février 1815, qui mit à leur place dix-sept universités. Elles furent rétablies par le décret impérial du 30 mars suivant, et provisoirement maintenues par l'ordonnance royale du 15 août, même année.

Ce provisoire dure depuis trente-deux ans, et parait ne pas devoir cesser encore.

W" Attributions des académies universitaires en général.

Les académies universitaires sont «chargées de l'instruction publique, chacune dans leur ressort.

La surveillance et la direction qu'elles doivent exercer sur tous les établissements universitaires est plus particulièrement confiée aurecteur et aucouseil académique. Voy.

è5 ACC

ISectecrs d'académie et Conseil acadéniiyuE.

Arrêté consulaire, ô pluviôse :in X[ (25 janvier 1813). — Dt'crels impériaux, 17 mars 1808, arl. 4 ji ti, 83,93 et 91; 30 mars ISirj.— Ordonnaiicps rovali's, 17 février 18m, 15 août 181S, 21 mars 1816, a. 1: 2f) cet. 183i, a. 1.

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