‹ Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastique, par l'abbé J.H.R. Prompsault; publié par l'abbé MigneChapitre 575 sur 824 · CHAPELLES DE LA COUR · texte numérisé non relu

CHAPELLES DE LA COUR

Nous appelons chapelles de la Cour les chapelles A^s résidences royales. — Ces chapelles étaient exemples de la juridiction de l'ordinaire. Ce privilège est un de ceux que le premier consul enlendit se réserver et .^^e réserva en effet, en faisant reci>nnaîlre dans le Concordai qu'il joois.«ait auprès du pape des mêmes droits et prérogatives dont jouissait l'ai'cien goll^ ernemenl. [Art. 16.) L'ailicle organique 10 ne l'aileignait pas. C'est pour celle rai'îon que, lorsque ces ehapelles furent réorganisées, Honaparte, alors empereur, ayant auprès de lui et à sa disposition le cardinal lé^at, ne les tit point exempter, ne déclara même pas. comme il l'aurait certainement f.iii s'il l'eût jugé nécessaire, qu'elles. étaient exemples.

La première de ces chapelles est celle des l'uilMies. Elle a été bénie par le premier aumônier (le l'îùnpereur le 25 j.invier !8')6, et mise sous l'invocalion de la sainte Viertre et de saint ?Japo!éon. (Abn. eccl. de- 1806.) — Ceîle ch sf.elle était desservie pur le grand au'iiôner, un vicaire général du grand aumônier, un premier aumônier, des aumôniers ordinaires, des ; hapeli'.ins, un maître des céréeionies, des clercs el un sacrist.tiii qt:i avait sous lui un bedeau el (es autres serviteur nécessaires. — Les oftices y étaient faits sous 1:> direction du grand aumônier, qui preiviit les ordres de l'Empereur et les trausmeliait au maître des rérémoDies. — C'était le grand aumônier aussi qui réglait les frais du culte. — 11 pourvoyait aussi à ce que le service divin fût fiit dans les chapelles des différents palais qu'h.ibilait l'Empereur.

A Saint-Cloud et à Fontainebleau, résidences ordinaires de l'Empereur, il n'y avait qu'un pr-'ire sacislain. {.\liii. eccl.. 1807.) — 1 .1 rliiipelle de l'impérairice-mère é!;iit com- Jiosée d'uu prenàer asuDÔniçr st de dea»

chapelains ; celle du prince Jérôme, d'uu premier aumônier; celle de la princesse Pauline, d'uu premier aumônier et de deux chapelains. Il en était de même de celle de la princesse Caroline. — Les pages avaient un aumônier.

A la chapelle des Tuileries se raltachaient encore connue annexes la'cha;.elle des Quinze-Vingts et toutes les autres ctiapell'S qui étaient sous la juridiction du grand aumônier. — Sous le régime du roi Louis-Philippe, celte chapelle des Tuileries a élé desservie par des prêtres qui étaient au nombre de trois. Ils n'avaient aucun titre. Ils ne faisaient aulre chose que de dire la messe. — La qirestion de subordination à l'ordinaire ne fut pas agitée. Elle est restée indécise.

Les ch;ipelains qui se trouvent dans les autres chapelles royales ont tous élé institués par l'ordmaire, à l'exception de celui de.s (juinze-Vingts, et peut-être du preiuier chapelain de la maison royale d'éducation qui est ù Saint-Germain.

Concordat de 1802, a. 16. — Articles organiques, a. 10.

Ouvrage cité.

Alraanacti ecclésiastique, 1806, 1807.

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