CHAPITRE
Chapitre vient de cnpitulum, diminutif de caput (tête). — Osi donna ommunémenl ce nom aux subdivisions principales des traités, des livres el des comptes. — De là vint ensuite que les lilurgistes appelèrent chapitre ou capitule la petite leçon que récite l'olflcianl avant l'hymne à vêpres et à laudes, cl avant les répons aux petites heures et à coiiiplies. Chapitre ici a le sens de leçon. — Nous pensons que c'est en prenant ce mot dans la même signification, que les canonistes ont appelé chapitre les réunions dans lesquelles les corps religieux ou les collèges ecclési. -tiques venaient entendre, d'abord soii la lecture d'un chapitre de leur règle ou de leurs statuts, soit celle d'un chapitre de l'Ecriture sainte, soit une leçon de théologie, et délibérer ensuite sur les affaires de la communauté. — Ce même nom passa à la salle dans laquelle on.se réunissait, et enfin
à quelques-uns des corps ecclésiastiques qui < onserv èrent l'usage de ces réunions, el dont les membres furent appelés chanoines, c'està-dire ecclésiastiques vivant exactement selon une règle.
Les chapitres, ou collèges, ou corps de chanoines, se relâchèrent un i en de leur régularité; alors on rendit l.i liberté de la vie. séculière à la j)luparl d'entre eux, et il y eut des chapitres de deux espèces : les chapitres réguliers et les chapitres séculiers. — Les chapitres sécularisés furent plus particulièrement ceux qui étaient attachés aux cathédrales et aux collégiales ; ce qui prouverait que le relâch/ment de la disci,jline provenait des sollicitudes et des devoirs du ministère pastoral.
Les chapitres séculiers sont établis ou auprès du siège épiscepal, ou dans quelque église particulière. Ceux établis auprès du siège prennent le nom de chapitres cathédraux, et ils sont niétiopolilains ou diocésains, selon que le siège est ardiiéi iscopal ou épis(opal. Ceux établis dans les églises particulières suut des chapitres collégiaux.
CHAPITRES CATBÉDRAUX.
1. Des chapitres eatliéJraux avant 1790. — II. Des cliapiires calliédraiix depuis 1790 jiisi|u'au Concordat.— III. Des chapitre? ca.liédi aux depuis le Concordat jusqirà eejuiir. — ^IV. De 1 éiablisseirent el de la suppression dc^ cliapiire<. — V. ties sialuls et réglemeiiis (pli orgiii.seiit leehapiireel déleriiiiiieiil ses obli!,'aiioiis. — VI. De la dotation des jliapiMes. — Vil. De la tonij osiiion du cliapilre. — VIII. Des dignitaires du <lMpiiie. — IX. Des droits et piiviléges du eli.ipiire peiiilaiit la vacance du siège. — X. De ces nieuies dioiis el privilèges pendant que le siège est occupé. — XI. De l'union de la cure au chapitie. — XII. Des obligations ordinaires du cliapiire.— Xlll.Dc l'auluriiéde l'évêque sur le chapitre catliédral.
1° Di's chapitres cathédraux avant 1790.
11 y aurait un travail à faire : ce serait d'examir'-cr si les chapitres cathédraux ne sont pas ces anciens prcsbjlt-res ou corps de ministres du culte auxqutl-. on convient assez gcnéralemeiil qu'ils ont succédé, ce qui faisait dite à l'évêque de Ba3e;'X, dans son mandement du 20 nove .bre 1790, que leur origine rMuoulait jusqu'à l'aurore de la foi : c.ir s'ils n'élaienl autres que les anciens presbytères, comme nous le croyons, ils reprcsenleraienl le clergé du diocèse, dont ils seraient restés la partie la plus éuiinente, et ce serait à ce titre plutôt qu'en vertu d'une concessioD dont on ne découvre des traces n ille part, qu'ils serai 'Ht investis du droit d'administrer le diocèse durant la vacance l'U siège, el celui d'élire le successeur de l'évêque défunt, dans les pays où le droit de nomination n'a pas éié accordé aux souverains.
Quoi qu'il en soil lie l'oririiue de« cii 'pitres catlièdraux, il est certain (ju • le pape Ale\audre III, qL'.i occupa le siège |joutilical de 1159 à llSi, écrivit au painarche de Jérusalem : Novit tuœ discrelionis prudentia qunliter lu el corpus tuum unum silis; ila quod