‹ Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastique, par l'abbé J.H.R. Prompsault; publié par l'abbé MigneChapitre 711 sur 824 · CONCOURS · texte numérisé non relu

CONCOURS

De concourir, courir avec d'autres, on a fait concours.

Le concours, dans les luttes universitaires, est l'action publique de plusieurs candidats qui viennent , en présence du public et d'un jury particulier, mesurer leurs forces et faire preuve de capacité. — Le décret du 17 mars 1808 veut que les chaires des différentes facultés soient données au concours, après la mort des titulaires, qui, au moment de leur établissement, auront été nommés par le grand maîlre de l'Université. (Art. 5 et 9.) — Ce concours , qui esl obligatoire pour toutes les chaires, n'a pas lieu pour celles de théologie, par la raison que les évêques diocésains ne présentent qu'un seul candidat. — On voulut régulariser cette partie de l'administration : une ordonnance royale du 4 janvier 1829 dispensa des grades universitaires , jusqu'en 1835, les candidats qui seraient désignés par l'évêque pour concourir , et décida qu'on pourrait adjoindre aux membres de la faculté de Ihéologie, juges naturels des concours qui ont lieu pour occuper les chaires de cette faculté, un nombre égal de juges adjoints nommés par le grand maîlre de l'Université, lesquels, jusqu'au 1" janvier 1835, seraient dispensés d'être gradués. — Malgré cette cou-

CON

CON

cession (ilcine de bienveillance, el l'appât bien naturel d'une cluir^e à vie bien rétribuée el dont les fonctions ne sont pas trop pénibles quant à présent, ces concours sont restés, comme ils étaient autrefois, au nomtre des choses qui se feront peut-être mais qui ne se font pus.

Page 1