DOS
le voyant paraître. Copondant il vaut mieux dire dorénavant je serai intimidé.
DoRMAM, Dormante. Adj. verbal tiré du v. dormir. 11 ne se dit qu'au fiçurc; et cii i)rose il suit ordinairement son subsl. : Eaxi dormante, châssis dormant, pont dormant. Delillc a dit en vers {Géorff. 1, 139) :
TantAt son bras actif, desséchant les marais. De leurs dormantes eaui délivre les guérels.
Féraud prétend qu'on ne dit pas un homme dormant, parce que cet adjectif verbal ne se dit qu'au figuré. Mais cela n'empêche pas que dormant, participe actif, ne puisse se dire. C'est donc à tort (ju'il a critiqué cette phrase de Fénelon : Tel qu'un homme dormant, qui, dans un songe affreux, ouvre la bouche, et fait des efforts pourparler. [Télém.)On dirait dans le même sens une femme dormant d'uii profond sommeil. Féraud a confondu l'adjectif verbal avec le participe présent.
Dormir. V. n. et irrég. de la 2''conj. 11 se conjugue comme sentir. Voyez Irrégulier.
Féraud, en observant que les poètes font dormir les choses inanimées, se joint à l'auteur de YAnnée littéraire pour tourner en ridic\iie Koucher, ijui fait dormir les vents et les airs. Cependant il convient que, dans ce vers de Racine {Iphig., act. I, se. 1, 9) :
Mais tout dort, et l'armée, et les venta, el Neptune,
et dans cet autre de La Fontaine (liv. III, fable m, 14):
Guillot, le vrai Guillol, étendu sur l'herbette.
Dormait alors profondément.
Son chien dormait aussi, comme aussi sa musette,
cette expression est employée avec beaucoup d'adresse, de délicatesse et d'art. Pourquoi se moquer dans Roucher de ce qu'on loue dans Racine el dans La Fontaine? Dclille aurait mérité de même l'adnimadvcrsion de Féraud el des auteurs de V Année littéraire, car il a dit: