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DouLODBEDX, DocLouRECSE. Adj. Il lie se dit que des choses, el se met avant ou après son subsl. : Un souvenir douhivrcvx, un doulotirevx sovrenir. On ne dirait y>\\i, doxduurevT cris, mais on dirait de douloureux accents.
DouT'E. Subsl. m. On dit éclaircir un doute.
Un moment quelquefois écluireit plus d'un doute. (Rac, Jphig . act. II, se. V, 14.)
DocTER. V. n. de la 1" conj. Racine a pris cfcwiflr dans le sens d'hésiter (y^/A., act. III, se. iv,
Pourricz-vous un moment douter Ue l'accepter ?
Féraud assure qu'on ne peut dire douter d'une personne, et critique ce vers de Voltaire (Zaïre, act. III, se. IV, 9) :
Il doute de sa fille et de ses sentiments,
et cette phrase de Bossuel : Il n'y a que saint Thomas dont Luther ait voulu douter. — Je pense qu'on peut lrés-i)ien dire douter de quelqu'un. — Parmi les exemples que donne l'Acadcmie en 4835, on trouve celui-ci : Doutez-vous de mot ? Lorsque le verbe douter csi suivi de que, il çgil toujours le subjonclii', soit que la phrase ébit négalivc ou iiun. .Mais lorsque la plirase est négaliv-e, il faut meure ne avant le second verbe : Je doute qu'il vienjie. Je ne doute pas qu'il ne vienne. Lorsque la phrase est intcrrogativc il faut ordinairement ne avant le second verbe :
Doufx-voxu que l'Euxin ne me porte en deux jours Aux lieux où le Danube y Tient Dnir son cours î
(Rac, mthrid., act. III, se. i, 43.)
« L'Académie, dans son Dictionnaire, en 1S35, donne pour exemple : Doutez-vous que je sois malade^ Doulez-vous que je ne tombe malade, si je fais cette imprudence^ Dans le premier cas, dovtez-vouss\\i,\\\^K révoquez-vous en doute., et alors la proposition subordonnée est une affirmation. Ici donc encore, la pensée domine la règle. Dans le second cas, au contraire, le verbe indique l'incertitude, el la règle s'applique. C'est ainsi que Molière a pris une tournure exceptionnelle dans ce vers [Etourdi, act. II, se. viii, 3) :
Il ne faut point douter qu'il fera ce qu il peut.
« C'est-à-dire, on peut être assuré, il faut croire que, etc. (A. Lemaire, Grammaire des Grammaires, p. S62.)
5e douter, se douter de quelque chose. Il régit que avant le subjonctif, si la i)lirase est négative ou inlerrogative, et l'indicatif, si elle est aflirmative : Je ne me doutais pas qu'il vînt;pouvais-je me douter qu'il pût venir sitôt ; je uie doutais qu'il viendrait. Dans le sens négatif ou interrogatif, on ne met pas 7ie avant le second verbe, comme avec douter.
* DouTEOR. Subst. m. On ne le trouve point dans les dictionnaires, quoique de bons écrivains l'aient employé : Quelques yens de lettres qui ont étudié l'Encyclopédie jic priqiosent ici que des questions, et ne dernandent que des éclaircissements : ils se déclarent douteuis et non docteurs. (Volt., Introduction aux questions sur l'Encyclopédie.) J'existe, je pense, je sens de la douleur, tout cela ast-il aussi certain qu'une vérité géométrique? Oui, tout douleur que je suis, je Pavouc. (Volt.)
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DouTEL'SEMENT. Adv. Il sc mct après le verbe : Il eu parle douteusement. Il est peu usité.
DoiTEux, DouTELSE. Adj. Il se met avant ou après son subst., selon les cas: Un avenir douteux, un douteux avenir. On ne dirait pas de douteux succès, une douteuse réponse. Il faut consulter riinmionie el l'analogie. Voyez Adjectif. — La Foiilaine l'a employé dans le sens df timide ou méfiant (liv. II, fabl. xiv, 17) :
Il était douteux, inquiet.
(Ch. Nodier, Examen critique des dict.) Doux, Douce. Adj. Devant une voyelle, le x se prononce comme un z; dou-sau loucher. Cet adj. précède très-souvent son suhn.: Doux accent.t, doux murmure, doux parfum, douce harmonie, doux regard, doux souris, doux ramage. 11 est cependant certains subslantifs (]ui feraient un mauvais effet s'ils en élaient précédés, comme doux air , doux temps , douce orange , douce amande, etc. Il faut consuller l'harmonie et l'analogie. Voyez Adjectif.
Devant un verbe, cet adjectif est suivi de la préposition de: lï est doux de vivre avec ses amis; devant un nom, il régit « .• Un père doux à ses enfants.
. . . Les dieux me seraient-ils plus dou\.
(Volt., OEd., act. 1, se. l, 45.)
Une chose douce au toucher.
Douze. Adj. des deux genres. Il se met avant son subst. : Douze homyties, douze femmes. Quelquefois on le met après; mais alors il se prend pour douzième: Chapitre douze, Louis Douze.
Douzième. Adj. aes deux genres. Il se met avant son subst. : Le douzième mois, la douzième année.
Douzièmement. Adv. 11 se met, selon le besoin, avant ouaprès le verbe: Douzièuicment, j'examinerai, ou j'examinerai douzièmement.
Dramatique. Adj. des deux genres. Il se met après son subst. : Pièce dramatique, poëte dramatique, genre dramatique.
Dramaturge. Subsl. m. Mot inventé par ceux qui n'aiment pas les drames, pour déprimer ceux qui en font.
Drame. Subsl. m. Ce mot s'emploie dans le sens génériciiie de représentation tliéàtrale. Dans une acception moins étendue , drame se dit d'une espèce particulière de pièces de IhéâUe qui n'est ni tragédie, ni comédie, ni tragicomédie, el que l'on a appelée aussi tragédie bourgeoise.
Dkesser. V. a. de la d" conj. Dans le sens d'instruire, former, façonner, il régit à devant les noms et les verbes : Dresser un chien a rapporter, le dresser à la chasse.
Drille. Subsl. m. On mouille les l.
Droit, Droite. Adj. On peut le mettre avant son subsl. : Une ligne droite, un chemin droit, lu main droite, le bras droit, la droite raison, le droit chemin, de droit fil, en droite ligne. Voyez Adjectif.
On demande s'il faut dire mademoiselle, tenezvous droite, ou mademoiselle, tenez-vous droit. Pour résoudre celle iiucslion, il faut examiner si, dans celle phrase, droit est adverbe, ou s'il est adjectif, c'est-à-dire s'il modifie le verbe, ou s'il modifie le nom. On dit elle chante faux, elle écrit droit, parce (pie dans ces phrase.-, faux et droit moililient évidemment le verbe, qu'ils sjnt adverbes, cl (lue par conséquent ils sont iavaria-
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blés. Mais quand on dit mademoiselle, tenez-vous 1 droite, il est cvidoni que l'adjectif n'est pas pris adverbialement, qu'il se rapporte à la personne, et que par eoiiséiiuent il doit s'accorder avec elle. Quand je dis tenez-vous droite, c'est comme si je disais tenez votre personne droite, cl droile se rapporte au moi personne, i\\i\ est sous-entendu. D'après ce princii)C, on jicut dire à une femme, marchez droit, et murchez droite. Le premier voudra dire, marchez en liane droite; et le second, tenez-vous droite en marchant.
Droit. Subst. m. Voltaire a dit dans Oreste (act. V, se. v, 9) :
Je suis épouse el mère, et je veux à la fois,
Si j'en puis être digne, en remplir tous les droits.
Terme impropre, dit I.a Harpe; on remplit des devoirs, on n'a jamais dit remplir des droits.
Droit. Adv. il se met toujours après le verbe, el jamais entre l'auxiliaire et le parlicij)e : Marcher droit, tirer droit, viser droit, aller droit au but. Voyez Droit, adjectif.
Dr.oiTEMENT. Adv. Féraud observe avec raison que ce mot n'est plus usité.
Droitier, Droitière. Adj. qui ne se met qu'après son subst.
Droiture. Subst. f. Ce mot ne signifie, ni équité, ni justice, ni rectitude, comme l'indique l'Académie. Béatitude est le mot qui en approche le plus, avec cette différence qu'il exprime la conformité de la chose avec la règle, sa parfaite régularité, son exacte ordonnance; au lieu que droiture désigne la juste direction vers un but, l'indication de la bonne voie , le rapport des moyens avec la fin. Bouhours a fort bien observé que la droiture ne se dit (jue de l'âme, pour marquer la probité, la bonne foi, des vues honnêtes et pures; et que si ce mol s'applique à l'esprit, c'est seulement par rapport à la probité, el non à l'égard de rinlelligeii€e. La droiture est proprement une qualité morale; la rectitude est une qualité intellectuelle ou physique. Lu rectitude d'un jugement est dans sa justesse; et sa droiture, dans sa justice. La rectitude est d'un bon esprit, et la droiture, d'un cœur honnête. Un esprit de travers manciue de rectitude ; un esprit partial, de droiture. Quoiqu'on dise avoir l'esprit droit, le sens droit, on ne dit pas droiture d'esprit, el encore moins droiture de sens ; on éW. justesse d'esprit. En parlant du sens, on ne dit ni justesse ni droiture.
Drôle. Adj. des deux genres. 11 se met après son subst. : Un homme drôle, un conte fort drôle. — Lorsqu'on le prend substantivement, il régit quelquefois la préposition de : Un drôle de corps, un drôle d'homvie, un drôle de poète, une drôle de manière de s'ainitser.
Drôlement. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : Il s'est tiré drôlement d'affaire, ou il s'est drôlement tiré d'affaire.
Drôlesse. Subsl. f. 11 n'est pas le féminin de drôle: Une drôlesse est une femme de mauvaise vie. Ce mol est très-familier.
Dru, Drue. A.dj. Il se met après son subst. : Des moineaux qui sont drus, une jeune fille qui est drue.
Do. Mot formé par contraction de la préposition de et de l'article le. Il équivaut à de le. Il se met devant les noms masculins qui commencent par une consonne ou un h aspiré : du bien, du cheval, du héros. Voyez Adjectif, Article. Dubitatif^ Dubitative."^ Adj. Terme de gram-