AIR
îesle ni dnns les mnnicTos, ni dans les Tarons, et il en esl ilc iiiéniL' tk- la sagesse. île la |iriuleiuc, de l'ainoiir, (lu eoiilcniciniMil, du liuiilieur, de la bonlé, »;ui peuvcni liien inlhier en i|ueli|iie smie sur les nianirrcs el Iî's l'aruns, mais ipii ne [mmivcnl cire e\|iiinii'cs enlièremenl parées manières, comme les i;r;'u-es par un air i-Tacieux, la douceur |)ai' des manières soumises et al'fceliienses; la timidilé, rfiriunirne, l'endjarias, la liartliessc, la fureur, par louies les manières et les façons qui les earaeierisenl. Je senluai donc (pi'on ne peut pas dire de \ air dans le sens de inanièie, qu'il est griis, sinjc, prudent, iinnitrcux, cimtent, heureux, elc. ; el tpi'a'asi, air dans ces sorles de phrases no peut èire pris »pie dans le sens d'apparcnee, d evierlenr. j'en lunelnrai ijuc l'un doit dire cette /cm me a l'air (/rosse, a l'air sw/e, prudente, contente, heureuse, bonne, etc. F.n el'Iel, ces phrases, elle « l'air grosse, bossue , hdteuse ; elle a l'air sinje , prudente , amoureuse, contente, eu-., vcuii'ui diie, elle a rajiparencc d'ctrc grosse, pindcnie. et)ni(,'nie, elc.
On |)eol dii(> ipi'i(«e femme a vn air coquet, ondes airs coquets, paieeipi'il y a certains signes de etjipieliei";eipii s(! rcmaniuenl dans certaines nianicn!^ mi l'açcnis ilairir. Mais en iicneral l'air d'une lennne, dans le sens des manières, ne peut pas pins eue cocpict (|u'il ne peut élrc heureux ou cunlenî. On ne [leul donc pas dire qu'tine femme u l'air coquet; mais il laul dire qu'elle a l'air coquette.
Un air bon, ou un bnn air, dans Ic scns dc manières, n'a aucun rap|)(irl à la bonté du cœur; il siïnilie de lionnes m;M]i(,-res, une bonne contenance, en un mot un bnn air; mais jamais unair bon ni vn bon air n'ont pu siirnilier en ce sens un air de bonté. 1,'air, dans ces phrases, ne peut donc si!:nirn'r autre chose «pi'appareme extérieure; cl Ion (hiil dire i\n' une femme a l'air bonne, ce «jui siçnilie tiu'eile a une apparence, un extérieur do lionié.
Il faut conclure de tout ce qu'on vient de dire .
4° Que lorsque le sujet est un nom de <hosi', l'adjectif ne peut se rapporter qu'à ce sujet; car les choses n'ayant iioini de manières, de façons <i'agir, etc., air, dans les phrases où elles sont exprimées, ne peut sijnilier antre chose «pi'apparence ou extérieur. On dira donc, cette robe a l'air bien faite, celle soupe a l'air bonne, cette poire a l'air mûre, ccUe proposition n'a pas l'air sérieuse. (\oll., /iemurques sur les Iloraces, act. II, se. VI, 7.)
2° One lorsipi'il s'agit de personnes, et que la modification ex|ii-im>'e jtar l'adjeclif convient an substanld' uir dans le sens de manières, «le façons, etc., on doit le faire accorder avec IcsuIh slanlif air, si l'on a intention de le prendre en ce sens; mais que, «lans le cas ou l'on aurait inienlion d'<}Xi)riiiier par ec mol l'aiiparencc ou i'exierieur, il l'audraii hure accorder l'adjectif avec le sujet de la pmpnsition. Ainsi l'on iieul dire, selon la nuaiii e de l'idi'c «pie l'on veut exprimer, cette femme a l'air hautain, dans le sens de manières; et celle femme u l'air hautaine, dans le sens d'aii])arenee, d'exlérieur; cette femme a l'air fier, a les manières liéres ; on celte femme a l'air fière,d l'air, lappareni'e d'elle lière ; cette femme ^ Tair euibarru.'isf, i>\\ a l'air embarrassée, de.
5° Q\ic lorsqu'il s'agit de itersonnes, et que la modification exprimée par l'adjectif ne i>cul convenir au snlistaiilif air pris dans le sens de manières, façons, elc. , on ne |ieut faire accorder i'adjecUf qu'avec le sujet de la proposiliou, cl