FEI
Fkal, Fkalk. Adj. Ucsl vieux et ne se dit plus qu'en plaisantant :
Ah ! ah ! notre ftal ; Voire pouvoir Ta, ce semble, un peu mal,
(Volt., En^. prod., act. I, se. ii, 6.)
Fécond, Fkconde. Adj. On peut le mellrc après son subsl , si l'iiarmonie et l'analogie le {•cnneltent : Une femme féconde, une terre fccondc, U7ie source féconile, une matière féconde, une iiitaginution féconde, une féconde imagination, ■une fée nde r^séo. 11 a queli|uefois nn régime; le siihstanlif ijui suit ce régime doit toujours se mettre au pluriel (voyez Favicux) : Fécond en bons mots, en reparties :
GouTernei celle rive en malhcurê trop féconde,
(Volt., AU-, acl. I, se. i, 5.)
— Fécond est le synonyme de fertile c\m\M\ il s'agit de la culture des lerres. On peut dire également un terrain fécond et fertile. Fertiliser el fécindcr un champ. La maxime qu'il n'y a point de synonymes veut dire seulement cpi'on ne peut se servir dans toutes les occasions des mêmes mots; ainsi une femelle, de quelque espèce qu'elle suit, n'est point /e/7/7e, elle est féconde. On féconde des fiMifs, on ne les fertilise pas; la nature n'est pas fertile, elle est féconde. Ces deux expressions scntiiuelquefoisé^'alcment employées au ligur'* et au propre. Un esprit est fertile ou fécond en grandes idées. Cependant les nuances sont si dclicatco, qu'on dit un orateur fécond. q\. }ion |)as un orateur fertile; fécondité et non fertilité de pariiles ; cette viéthode, ce principe, te sujet est d'une grande fécondité, et non pas d'une grande fertilité. La raison en est (ju'un principe, un sujet, une méthode, produisent des idées qui naissent les unes des autres, comme des êtres successivement enfantés; ce qui a rapport à la génération :
Bienheureux Scudéri, doril la fertile plume.
(BoiL., Sat. U,ll.)
Le mot fertile est là bien placé, parce que celte lume s'exerçait, se répandait sur toutes sortes p sujets. Le mot fécond convient mieux au sujet qu'à la plume. — 11 y a des temps féconds en criïies,et non pas fertiles en crimes. (Volt., Dict. vhilns.)
Fkcomdant, Fécondante. Adj. verbal tiré du v. ■^éconder. On peut le mettre avant son subst. en tonsiiltaiil l'analogie el l'harmonie : Une chaleur Secondante, dette fécondante chaleur. Germe fécondant. Matière fécondante.
FEiNDr.E. Y. a. el n. de la /i' conj. Il se conjugue connue peindre. Selon l'Acadéir.ie, feindre se i)rend dans le sens d'hésiter : Je ne feindrai point de rous dire, il n'a pas feint de lui déclarer, il ne feignit pas de l'aborder. C'est une vieille acception qui n'est plus usitée aujourd'hui.
Corneille a dit dans Cinna fact. "V, se. m, U) :
Euphorbe vous a feint que je m'élais noyé.
Voltaire a dit au sujet de ce vers : On ne peut dire feindre à quelqu'un. {Remarques sur Corneille.) l'oindre, c'est faire semblant, inventer, dissimuler.
Feint, Leinte. Adj. Il se met souvent avant son subst. : Une douceur feinte, une feinte douceur. Une amitié feinte, une feinte amitié.