FÉM
Ufto porte feint», une fenêtre feinte, une histoire feinte.
l'EiNTisE. Subst. f. Vieux mot inusité que l'on trouve encore dans \c Dictionnaire de l' académie I et dans t|ucli|ues autres. H signifiait feinte, ruse, ! déguisement.
Fêler. V. a. de la 1" conj. 11 n'est applicable qu'aux ouvrages de terre, de verre, et aux vaisseaux lie porcelaine. Ils sont fêlés hn-sqne la continuité de leurs parties est rompue d'une manière a|)parente ou non aj)parenlc, sans (ju'il y ait une se|iaralion totale. Si la séparation éiail entière, aluis le vaisseau serait ou cassé ou briïié. 1 l'ÉLiciTÉ. Subst. f. L'Académie explique ce i mol par béatitude, grand bonheur. La iélicilè j n'est ni l'un ni l'autre, comme le |)rouve l'expli- I eu lion (|ue Voltaire a donnée de ce mot. Voyez ; Bonheur.
Féliciter. V. a. de la l"^*" conj. Les mots, en passant du subslaiitil' au verbe, ont rarciiicnl la 1 même signification. Féliciter, (|ui vicnl de/è7ij cité, et qu'on emploie au lieu de congratuler, ne veut pas dire rendre heureux; il ne dit pas incmc I se réjouir avec qucliju'un de sa félicilé; il veut dire siiiq)lement faire compliment sur un succès, sur un événement agréable, il a pris la place de congratuler, parce qu'il est d'une prononciation plusduiice el plus sonore, (^'olt., Dict. philos.) L'Académie ne lui donne (luc de i>our régime. Cependant on dit féliciter quelqu'un sur quelque chose. Je ne sais qxii est l'auteur des vers latins ; mais je le félicite, quel qu'il sidt, sur le goût qu'il a, sur son harmonie et sur le choix de sa bonne latinité. (Volt., Corresp.)
Félon, Félonne. Adj. U est encore employé quelquefois dans le sens de cruel- inhumain, barbare :
Pourrail-on croire Qu'il soil encore, en ce siècle félon.
Un cœnr si droit, un inorlel aussi bon?
(Volt., Enf. prod., .ici. Itl, se. IV, 1.)
FÉMININ, Féminine. Adj. Il no se met guère ([u'aprcs son subst. C'est un (jualificalifqui marque que l'on joint à son substantif une idée accessoire de femelle. Par exemple, on dit il'un homme i\K\'il a un risage féminin, une mine féminine, une voix féminine, etc. On doit obserscr que ce mot a une tcrininaison ma.vculine et une féminine. Si le subslanlif e.-it du genre masculin, alors la grammaire exige (|ue l'on énonce l'adjectif avec la terminaison masculine; ainsi l'on dit un air féminin, ■ic\on\i\ l'orme grammaticale de l'élucuiion; ce ijui ne fail rien perdre du sens, (pii est ()ue l'hùmnie dont on parle a une configuration, un teint, un coloris, une voix, etc., qui ressemblent à lair et aux manières des femmes, ou (jui réveillent une idée de femme. On dit au conlrairc une voir fé'/iinine, |)arcc que voi.T est ilu genre féminin. Ainsi il l'aui bien distinguer la forme grammaticale, et le sens ou la signilication; en sorte ([u'un mol peut avoir une forme grammaticale masculine, selon l'usage df l'élocution, et réveiller en même temps un sens féminin.
En poésie, on dit rimes féviiniîies, vers féminins, (iuoi(iuc ces rimes et ces vers ne réveillent par eux-mêmes aucune idée de femme. Jl a plu aux maîtres de l'art d'appeler ainsi, par extension ou imitation, les vers(iui finissent par un e muet. Ce qui a donné lieu à cette dénomination, o'esl que lu terminaison féminine de nos adjectifs finit
FÉR
toujours par un e muet : Bon, bonne, un, une.
\oyezJiitiie. (l>iiiii;usais.)
Il n'y a point de rt-sles certaines pour distinguer si un substantif est du masculin ou du féminin. On trouvera au mot Genre celles que donnent les grainniairicns. Voyez aussi les articles Nom et Adjectif.
Femme. Snbst. f. On prononce faine. J.-J. Rousseau a [)ris ce mt)t adjectivement : Faute de pouvoir se rendre hommes, les femmes nous rendent femmes. Chaque femme de Paris renferme dans son appartement un sérail d'hom.mes plus femmes quelle. — On dit une femme auteur, poète, philosophe, médecin, peintre, etc., el UOU pas autrice, piëtesse, etc. Voyez Puëte.
FE^Di;^:. V. a. de la h' conj. L'Académie l'explique par diviser, couper en long Celle explication est fausse. On divise un morceau d'étoffe, un morceau de toile, on le coupe en long, el l'on ne peut pas dire pour cela qu'on le fend. Ce terme ne se dit que de certaines matières, comme les pierres, les bois, la terre, etc. Par une espèce de inétapLore, ce même mot s'applique à l'eau el à l'air. L'oiseau ou la flèche qui vole fend Pair; et le poisson qui nage ou le vaisseau qui vogue fend les eaux. 11 s'emploie aussi en hyperbole et en ironie, et l'on dit d'un grand bruitqu'ii fend la tête ; d'un petit malheur, cela fend le cœur. Les poètes emploient souvent ce mot :
La Discorde aussitôt, plus prompte qu'un éclair. Pend d'un toI assuré les campagnes de l'air.
CVOLT., Benr., Vf, t57.)
Mille jeunes Anglais vont bientôt sur ses pas Fendre le scindes mers et chercher les combats. {Idem, m, 377.)
Un peuple que je hftis et qui, malgré Junon, Ose aux champs des Latins transporter Ilion, Atcc ses dieux vaincus fend les mers d'Etrurie.
(Delil., Bneïd., I, 107.)
La reine enfin parait ; d'un air majestueux Elle fend de sa cour les flots respectueux.
{Idem, IV, 2iO.)
Fer. Subsl. m. Les poètes emploient ce mot dans un grand nombre d'acceptions diverses :
Contre ses attentats vous pouviei autrefois Lever impunément le fer sacré des lois. . ,
^VoLT., Uahom., act. I, se. I, il.)
Il a, dans sa colère.
Du fer de la vengeance armé la main d'un père.
(Volt., AU., act. V, se. v, 58.)
Qu'aux Urmes, au travail, le peuple est condamné. Et d'un sceptre de fer veut être gouverné.
IRac, At^., act. IV, se. m, 89.)
Affranchissons la terre et donnons aux Romains Cet fers qu'ils destinaient au reste des humains.
i^VoLT., Brut., act. I, se. m, 19.)
Des citoyens romains ont demandé des fers !
[Idem, act. IV, se. vu, 7.)
Fer-blanc. Subsl. m. Ce nom, comme les noms de métaux, n'a point de pluriel.
Féiual, FÉRi.iLE. Adj. qui ne se met qu'après son subst.
Férir. V. a. et défeclif de la 2'^ conj. Ce veri)e, qui signifie frapper, n'est plus d'usage qu'en cette