‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 179 sur 453 · FLA · texte numérisé non relu

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pour je l'ai regardée fixement, j'ai fixé mes yeux sur elle. De la est venue la mode de dire fixer une personne. Alors vous ne savez point si on entend parce \nol, j'ai rendu cette personne moins volage, on je l'ai ob.<!ervte, j'ai fixé 7aes regards sur elle- Voila une nouvelle source d'équivoques. — Au lieu du verbe ^.rer en ce sens, neciaignoiis I pas de dire regarder fixement : Les aigles, diton, accoutument leurs petits l't regarder fixement ! le soleil. (Bufl'on.) — i^fj-^r, dit Cliarles Nodier, a ' été employé dans le sens de regarder fixement I par J -J. Rousseau, Diderot, Delille, Anquelil, i Rivarol, Tiiiébault, madame de Genlis, et ocii! I autres. M. de Chateaubriand le condamne; mais i il en use, et fait bien. [Examen crit. des Dict.j Flagellation. Subsl. f. Voyez Flageller.

Flageller. V. a. de la i" conj. Fouetter, ou plutôt fustiger violemment et même ignominieusement. On^attache à la (lagellation l'idée de pénitence. Ce mol n'est plus employé (]ue dans le style dévot et religieux. Il ne s'applique qu'aui personnes; mais fiuettcr, qui est un terme générique, se dit des animaux et même des choses inanimées : On fouette les chevaux, les chiens; on fouette la crème pour la faire monter; un enfant fouette ssi toupie pour la faire tourner.

Flageoler. \ . n. de la 1" conj. C'est un terme de manège qui se dit d'un cheval aux jambes duquel on aperçoit une espèce de tremblement lorsqu'il s'arrête. J.-J. Rousseau l'a dit des jambes de l'homme: J^out à coup, au lieu des flammes quime dévoraient, je sens un froidmurtel courir dans mes veines. Les jambes me flageolent, et, prêt à me trotivcr mal, je m'assieds et pleure comme un enfant.

Flagorner. V. a. de la l"^* conj. C'est, i)roprement, flatter comme ces gens qui font les bons valets, pour s'insinuer dans l'esprit d'un inaitre, eu tâchant d'y détruire tout concurrent par de faux rapports. H est familier.

Fluber. V. a. de la 1'^'' conj. Il signifie sentir par l'odorat : Flairer mie rose. Les chiens flairent le gibier. On ne peut employer le verbe /î«irer qu'en ce sens. Voyez Fleurer.

Flambant, Flambante. Adj. verbal lire du v. flamber. Il ne se met qu'après son subst. : Un tison flambant, une bûche flambante.

Flabibeau. Subsl. m. Les poêles disent le ftambeati de la vie, les flumbeaux de la haine, etc. :

Tandis que de to» jour» prêts à se consumer, Le/Zamïeau dure encore et pcul se rallumer.

(Rac, Phèd., act. I, se. m, 65.)

i.aissez-Tous pour adieux ces traits empoisonnés,

Ces flambeaux de discorde

(Volt., Marianne, acl. III, se. v, 71.)

Flamboyant, Flamboyante. Adj. verbal tiré du V. flamboyer. En prose, il ne se met qu'après son sulisl. : Épée flambcyante, astre flatnboyant- On pourrait dire en vers : Sa flamboyante épée. Voyez Adjectif.

Flamboyer. V. a. de la i" conj. 11 se conjugue comme employer.

FLAiiiME. Subst. f. Les deux m avec lesquels on écrit ce mot indiquent que la première syllabe doit être brève. L'Académie de d7G2 ne nous dit point que l'on doit prononcer flûme; mais Féraud nous avertit que c'est là la vraie prononciation, cl l'Acadcmie de 171*8 répète cet avertissement, qui se Irouveencorc dans l'èditiondc 4835. I Cette prononciation vient sùremenl de la licence i (jue les poêles ont prise si souveiU de faire rimer

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