GAL
un homme à bonnes fortunes, mais ce mot porte avec lui quelque idée de hardiesse et môme d'effronterie. Ainsi le même mot se prend en plusieurs sens. {Pict. philos.)
Galanterie. Subst. f. Il signifie, dit Voltaire, tantôt coquetterie d;ms l'esprit, paroles flatteuses; tantôt' présent de petits bijoux; tantôt une intrigue avec une femme ou |)lusi(Mirs; ainsi, dire des galanteries, donner des galanteries, avoir des galanteries, sont des choses toutes différentes. [Dict. philos.)
Galetas. Subst. m. On ne prononce point le 5.
Galeux, Galeuse. Adj. Ex|)ression l)assc que l'Académie donne sans remarque. Il ne se met qu'après son subst. ; Un enfant galeux, un chien qaleMX, mie hrehis galeuse.
Galimatias. Subst. m. Plusieurs écrivains (:ct\vani galimathias. Nous pensons qu'il faut suivre l'orthographe de l'Académie, qui est la plus simple. Ce'^ est d'autant plus mal placé qu'on ignore ia véritable étymologie de ce mot.
On entend 'par cette expression un discours obscurci embrouillé où l'on ne comprend rien, où iln'yaquedcsmols sans ordre et sansliaison. Une faut pas confondre le galimatias avec le phébus. Le galimatias renferme une obscurité profonde, el n'a de soi-même nul sens raisonnable. Le phébus n'est pas si obscur, et a un brillant qui signifie ou semble signifier quelque chose. Boileau appelait galimatias simple ce que l'auteur entend, mais que les autres ne peuvent comprendre; c\. galimatias double ce qui est également inintelligible et pour le lecteur et pour l'auteur. Il donnait en plaisantant pour exemple du dernier ces vers de Corneille dans Tite et Bérénice (act. I, se. II, 1) :
Faut-il mourir, madame, el, si proclie du terme, Voire illuslre inconstance est-elle encor si ferme, Que les restes d'un feu que j'avais cru si forl Puissent dans quatre jours se promettre ma mort?
Gallican, Gallicane. Adj. Il se met toujours après son subst. : Rit gallican, église gallicane.
Gallicis.me. Subst. m. Terme de granunaire. Le gallicisme est un écart de langage exclusivement propre a la langue française. En français, le gallicisme esta sa place; il sert ordinairement à éviter un vice. Dans une autre langue, c'est une locution empruntée qui prouve l'affinité de celte langue avec la nôlrc, ou une expression figurée (jue l'imitation suggère à la passion ou au besoin, ou une expression vicieuse qui nail de l'ignorance. La langue française a ses gallicismes, connue la langue grecque ses héllénismes, la langue latine ses latinismes, la langue anglaise ses anglicistnes, la langue allemande ses germanismes, etc. Voici des exemples de gallicismes dans la langue française.
Chacun a son opinion. C'est un gallicisme où l'usage autorise la trangression de la syntaxe de concordance pour ne pas choquer l'oreille par un hiatus désagréable. Le principe d'identité exigeait que l'on du sa opinion; l'oreille a voulu (ju'on fit entendre son opinion, et l'oreille a sacrifié un principe raisonnableaux agréments de l'euphonie.
Il est incroyable le nombre de vaisseaux qui partirent pour cette expédition. C'est un gallicisme où l'usage permet de soustraire les parties de la phrase à l'ordre qu'il a lui-même fixé, pour donner à l'ensemble un sens accessoire que la construction ordinaire ne pourrait y mettre. On aurait pu dire le nombre de vaisseaux qui parti- TêntfQUT cette expédition est incroyable; mais