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sont des nuances qui se suivent. (Volt., Dict. philos.)
Hadtai>f.mf.nt. Adv. 11 ne se met point entre l'auxiliaire et le participe : Il a parlé havtainetnent, et non pas il a hautainenieiit parlé.
Hact-de-chaisses , Halte-comre. Haut-deehausses fait au pluriel des hauts-de-chausses; haute-cnnire fait t\ci hautes- cnntrn.
Haltement. Adv. 11 se mcl quelqticfois entre l'auxiliaire et le participe : Il a déclaré cela hautement, ou il a hautement déclaré cela.
J'ai Touinl'aclieler, l'cJit, c\pre«soniciit, Afin que d'Isabelle il soitlù hautement.
(Mol., École des Maris, act. II, se. ii, 9.)
Hautement n'est pas la même chose que haut. On dit hautement sa pensée; c'est-à-dire hardiment, rcsoliunciit. On lit, on parle haut, c'est-àdire d'une voix liautc. (M. Auçcr, Commentaire sur Molière.) ^'oyez Expressément.
* Haute-taille'. Subst. f. On écrit au pluriel des hautes-tailles.
IIactecr. Subst. f. Si hautain est pris en mal, hauteur est tantôt une bonne, tantôt une mauvaise qualité, selon la place qu'on tient, l'occasion où l'on se trouve, el ceux avec qui l'on traite.
On a souvent employé au pluriel le mot hauteur dans le style relevé : Les hauteurs de l'esprit humain; et on dit dans le style simjile, lia eu des hauteurs, il s'est fait des ennemis par ses hauteurs. (Volt., Dict. philos.)
Have. Ailj. des deux Kcnres. 11 ne se met qu'après son subst. : Un visage hâve.
Havre-sac. Subst. m. Ce mot est entièrement allemand. Habersack signifie littéralement, dans celte langue, sac à avoine, du mot sack, sac, et haber, avoine. D'après cette étymologie, il faut écrire au plu'-iel des havre-sacs.
Hé. Interjection. Voyez £'/i.
Hebdomadaiiîe. Adj. des deux genres. Il ne se met qu'après son subst. : Ouvrage hebdomadaire , fet/ille hcbdomaditire,
Hébétf.r. V. a. de la 1'^ conj. Comme ce mot vient de bêle, dont le premier e a un accent circonflexe, ou devrait i)cul-êlre écrire hébêter, et c'est ainsi qu'on l'écrivait autrefois. Mais l'Académie en a décidé autrement ; et la manière dont on prononce généralement est conforme à celle décision, si ce n'est qu'on prononce cet e ouvert et même long, lor^^quc la sylhibe cpii le suit est terminée par un e muet : J'hébke, tu lu'hctes, il hébcte ; nous hébélnis, vous héhétez, ils licbéient. C'est ce que l'Académie aurait dii faire observer.
Hébraïqce. Adj. des deux genres. 11 ne se met qu'ajjrès son subst. : La langue héljraïque. phrase hébraïque , grammaire hébraïque, Bible hébraïque.
Hébraïsant. Subst. m. L'Académie a omis une signilicalion de ce mol. 11 se dit non-seulement d'un homme qui a fait une étude particulière de la langue hébraïque, mais aussi d'un observateur trop scrupuleux des règles de l'Évangile, d'un homme ijui suit en aveugle ses maximes sans reconnaître aucune circonstance où il soit permis à la raison de les inlerprèler. On s'exprime ainsi par allusion aux Hébreux, qui, en général, étaient scrupuleusement aliucliés à la lettre de leurs écritures, aux cérémonies (jui leur étaient prescrites, et à toutes les minulies de la loi.
Hébreux. Subst. m., qui se prend quelquefois adjectivement. Dans celte dernière acception, il se met après son subst. : Le texte hébreux.
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HÉMISTICHE. Subst. m. Moitié lie vers, demivers, repos au milieu du vers. Ce repus à la moilie d'un vers n'est proprement le partage (]ue des vers alexandrins. La nécessiié de couper toujours ces vers en deux parties ég.des, ei la nécessite non moins forte d'èviier la iiionoionie, d'observer ce rejms et de le cacher, s<int des clKiinesq:!! rendent l'art d'autant plus précieux, qu'il est plus difficile. Voici des vers tcchnicjues qu'on pro pose, pour montrer par quelle mélhode on doit rompre cette monotonie que la loi de l'hémistiche semble entraîner avec elle :
Observez riiémistiche el redoutez l'ennni Qu'un repos uniforme attache .auprès de lui. Que votre phrase heureuse, et ciairement rendue, Soit tantôt terminée et tantôt suspendue; C'est le secrelde l'art. Imitez ces accent» Dont l'aisé Géliotte avait charmé nos sens. Toujours harmonieux, et libre sans licence, Il n'appesantit point ses sons et sa cadence. Salle, dontTerpsichore avait conduit les pas. Fit sentir la mesure el ne la marqua pas.
Ceux qui n'ont point d'oreille n'ont qu'à consulter seulement les points et les virgules de ces vers; ils verront qu'étant toujours partagés en deux parties égales, chacune de six syllabes, la cadence y est cependant toujours variée ; la phrase y est contenue ou dans un demi-vers, ou dans un vers entier. On peut même ne compléter le sens qu'au bout de six vers oti de huit ; et c'est ce mélange qui produit une harmonie dont on est frappé, el dont peu de lecteurs voient la cause.
Plusieurs dictionnaires disent que l'héinistichc est la méiTie chose que la césure ; mais il y a une grande différence. I/hémistichc est toujours à la moitié du vers; la césure, qui rompt le vers, est partout où elle coupe la phrase.
Tiens, le voilà, marchons ; il est à nous, viens, frappe.
Presque chaque mot est une césure dans ce vers.
Hélas! quel est le prit des vertus? La souffrance.
La césure est ici à la neuvième syllabe.
Dans les vers de cinq pieds ou de dix syllabes, il n'y a point d'hémistiche, quoi qu'en disent tant de dictionnaires; il n'y a que des césures : on ne peut cou|ier ces vers en deux i)arlies égales de deux pieds et demi.
.4insi parta;,'és — boiteux et malfaits,
Ces vers lan^-iiissants — ne plairaient jamais.
On en voulut faire autrefois de cette espèce, dans le temps qu'on cbcrchait l'harmonie, (pi'on n'a que irés-difliiilcmeni trouvée. On prétendait imiter les vers pentamètres des I.alins, les seuls qui aient en cifel naturellement cet héiuisliche; maison ne songeait pas que les vers penlaiiiélres étaient variés par les spondées et par les dactyles; queleurs hémistiches pouvaient conleniroii cinq, ou six, ou sept syllabes. Mais ce génie de vers français, au contraire, ne iiouvait jamais avoir que des hémistiches de cinq syllabes égales, et ces deux mesures étant trop courtes et trop rapprochées, il en résultait nécessairement celle uniformité ennuyeuse qu'on ne peut rompre comme dans les vers alexandrins. De plus, le vers pentamètre latin, venant après un hexamètre, produisait une variété qui nous manque.
Ces vers de cinq pieds, à deux hémistiches égaux, pourraient se souffrir dans des chansons; ce fut pour la musique que Sapho les inventa chez les Grecs, et qu'Horace les imita quelque-