HOU
des hors-d'œurre ; il se dit de certains pclils plats que l'on sert pour accompagner les potages , et qui ne font point partie de rarrangeinent gênerai de l'œuvre, c'cst-à-dirc de Vœuvrc du repas : or, quel que soit le nombre de ces plats, ils seront toujours hors de l'œuvrn, et non pas hors des œuvres. (Euvre ne doit donc point prendre de s au pluriel dans ce mot composé.
Hospice. Sui)si. ni. Ce mot se dit aujourd'hui de certaines maisons de cliarilo où l'on nourrit et entrelient des indigents ou des gens hors d'état de gagner leur vie à cause de leur àïe ou de lotus infirmités. On distingue Xff^hospiccs deshôpitaux; ceux-ci sont [)arliculièremcnt destinés à la guérison des malades. Bicêtre est un hospice; l'Hùlcl- Dieti est un hôpital.
Hosi'iT.iLiER, Hospitalière. Adj. Il ne se met qu'après son subst. : Peuple hospitalier, nation hospitalière.
Hostie. Subst. f. Victime.
De tous les corabattants a-l-il fait des hosties î
(Coui*., Bor., act. III, se. ii, 4.)
Voltaire dit au sujet de ce vers : Hostie ne se dit plus, et c'est dommage; il ne reste plus que le mol de victime. {Remarques sur Corneille .)
Hostile. Adj. des deux genres. On peut le mettre avant son subst., en consultant l'oreille cl l'analogie : Une action hostile, une entreprise hostile, un projet hostile, ces hostiles projets.
Hostilemf.nt. Adv. 1! ne se met poinl entre l'auxiliaire et le participe: Hélait entré hostilement stir les terres de ce prince, et non pas il était hostilement entré, etc.
Hôtel. Subsl. m. Les bourgeois, dit Beauzée, occupent des maisons; les grands à la ville occupent des hôtels ; les rois, les princes, les évoques y ont des palais; les seigneurs ont des châteaux dans leurs terres.
Hôtel-Dieu. Subst. m. Il fait au pluriel des hôtels-Dieu. A'oyez Composé.
Hôtellerie. Subst. f. Féraud avertit avec raison que ce mot est vieux, et qu'il ne se dit plus guère que dans les occasions où auberge serait un terme trop bas. Dans le langage ordinaire, on dit auberge.
Hodrvari. Subst. m. L'Académie dit que le h s'aspire, et «lue c'est un terme dont les chasseurs se servent pour faire revenir les chiens sur leurs premières voies, (juand ils sont tumbés en défaut. Si l'on ne veut pas aspirer la premiéie lettre de ce mot, on trouvera dans le même Dictionnairs de l'Académie, ce mot écrit û((rr«;-<. L'Académie dit que hourvari ou ourvari se disent ligurémcnt et familièrement pour dire un grand bruit, un grand tumulte : Il y a eu là un étrange hourvari.
On a déjà reproché à l'Académie d'avoir confondu ici hourvari et boulevari. Le second est un terme de marine, et c'est celui qu'on emploie figurémcnt pour signifier un grand bruit, un grand tumulte. — Du reste, nous croyons qxx'ourvari n'est pas français; c'est houi-vari qu'il faut dire. Féraud est sans doute du même avis, car il n'a point mis ourvari. Le h de hourvari doit être aspiré.
HocsARD. Subst. m. L'Académie dit houssard, housard ou hussard. On prononce communément housard. Le housard est proprement, selon l'Académie, un cavalier hongrois; et on donne aujourd'hui ce nom aux soldais d'une sorte de milice à cheval qui a une manière particulière de com-