HUM
son subst. : Un homme humble, une femme hurnlle, une âme humble. Dclille a dil en iwésie, Vhumble laboureur.— LoTi,i\n'\\ se dit des cliuscs, il |)iccéJc souvent son subst. : Une hum/dr prière, une humble siippHcution, faire de tres-humbles remontrances , rendre de très - humbles grâces.
Heureux qui, salisfail de son humble furluse.
l^IUc, Iphig., ad. I, se. i, 10.)
Dans le sens de bas, peu élevé de terre, il précède son subst. : Les humbles fougères ; les superbes palais et les humbles cabanes.
Ce mot se prend aussi substantivement : Dieu résiste aux superbes, et donne sa grâce aux humbles. A'oyez Humilité.
Humblement. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe: Il s'est soumis humblement à tout ce qu'on a exigé de lui, ou il s'est humblement sovmis, CtC.
Hlmecta.nt, Humecunte. Adj. verlial tiré du V. humecter. Il ne se met qu'après son subst. : Boisson humectante.
Humer. Y. a. de lal" conj. Mercier a dit : On lui conseilla d'aller humer l'air de la campagne ; et il ajoute, humer ne vaut-il pus mieux en ce sens que prendre? — Je ne le pense pas ; il n'y a aucune analogie entre humer du vin de Cbampagne, et humer l'air; et celte dernière expression'a quelque chose de bas, quand on la compare avec la première. D'ailleurs nous avons aussi respirer V air de la campagne , qui est l'expression la plus naturelle. Quand on i\\i prendre l'air, on regarde cette action relativement à la santé ; on prend l'air de la campagne, comme on prend les eaux pour se guérir. — Dans la dernière édition de son Dictionnaire, l'Académie dit humer l'air, le vent, le brouillard, etc., dans le sens de s'exposer à l'air, au vent, au brouillard, etc.
Hdmércs. Subst. m. On prononce le s.
HcMECK. Subst. f. Le père Bouhours remarque qu'on ne doit pas dire indifféreunncnt être d'humeur et être en humeur; le premier, dit-il, marque en quelque sorte l'inclination, la constitution; le second ne marque qu'une disposition présente et passagère. Etre d'humeur régit la préposition à; être en humeur n-git la préposition de : Il est d'humeur à tout souffrir, il est en humeur de rire. La première parue de cette règle D'est pas bien exacte, car on dit souvent être d'humeur de, pour maniucr une disposition passagère: Je ne suis pus d'humeur devons écouler.
On appelle bonne humeur une espèce d'épanouissement de l'àme contente, i)roduil par le bon état du corps et de l'esprit. Cette heureuse disjK>silion a ijuelque chose de i)lus calme que la joie: c'est une sorte de gaieté plus douce, plus égolc-, plus uniforme et plus constante.
Humide. Adj. des deux genres. En prose, il .se met ordin;iirement après son subst.; mais en vers, il le i)récéde souvent : Un air humide, un temps humide, un lieu humide, une chambre humide.— L'humide élément, les humides plaines, Phumide sein de l'onde. Voyez Adjectif.
Humidemem. Adv. 11 se met après le verbe: // ast logé humidement.
Humilu>t, Humiliante. Adj. verbal tiré du v. humilier. H se met <iuelquefofs avant sou subst. : Des reproches humiliants, d'humiliants reproches.
Humilité. Subst. f C'est une sorte de timidité «alurellc ou acquise, qui nous détermine souvent
ttïD
à accorder aux antres une préémift^nce que nous méritons. Elle naît d'une réllexion habiiuelle sur la faiblesse humaine, sur les fautes qu'on a commises, sur celles qu'on peut couunetlre, sur la médiocrité des talents qu'on a, sur la supériorité des talents qu'un rccunnail à d'aulre>, sur l'importance des devuirs de tel ou tel emploi qu'on {wurrait solliciter , mais dont on s'éloigne par la comparaison qu'on fait de ses faculiés personnelles avec les fonctions qu'on aurait à remplir, etc. L'orgueil est l'oppusé de l'humilité. Se déprimer soi-même i)our plaire à celui (|u'on méprise et qu'on veut flatier, ce n'est pas humilité, c'est fiiusscté, c'est bassesse. 11 y a de la différence entre l'humilité et la modestie. Celui qui est humble ne s'estime pas ce qu'il vaut; celui qui est modeste peut connaître toute sa valeur, mais il s'apidique a la dérober aux autres, il craint de les humilier. L'iiomme médiocre qui se l'avoue franchement, n'est ni humble ni modeslo; il est juste et n'est pas sans courage.
Hure. Subst. f. \'oyez Parties des animaux.
Hurhaut. Mot dont se servent les charretiers pour faire tourner leschev;iuià droite.
Hurlement, Hurler. Le subst. hurlement est souvent appliqué aux hommes dans l'Écriture sainte :
Des enfantj de Lévi la troupe c nsiernée
Eu poussa vers le ciel des hurlementi alTreux.
(Rac, Ath., act. III, se. m, 99.)
Hurluberlu. Expression populaire qui signifie brusquement, iiiconsidérémenl : Il est entré tout hurluberlu, sans dire gare. (.Jueliiuefois ce mot s'emploie adjectivement, cl même substantivement. Dans ce cas, il signifie brusque, étourdi : C'est un homme hurluberlu, c'est un hurluberlu. Le peuple dil hustuberlu. — Dans la dernière édition de son Dictioimaire, l'Académie ne donne aucun exemple où ce mot paraisse employé d'une manière adverbiale ; elle dit seulement: c'est un hurluberlu, agir en hurluberlu.
Hydraulique. Adj. des deux genres. Il ne se met (]u'après son subst. : Science hydraulique, machine hydraulique.
Hydre. Quoique ce mot soit indiqué féminin dans tous les dictionnaires, quehjues auteurs l'ont fait masculin. Voltaire a dit [Pucelk, XV, Jo4):
De l'hydre affreux les lêtes menaçantes, Tombant à terre et toujours renaissantes, N'elTrayaient point le fils de Jupiter.
De Saint-Ange a dit dans sa traduction des Métamorphoses d'Ovide (liv. IV, fable xxvi, 10) :
Hirisse ses cheveux à'hyires entortillée ;
et il s'exprime ainsi à ce sujet dans une remarque : u Dans la version, ce mot est masculin comme en latin, quoique au singulier il soit féminin. On ne doit pas laisser tomber en désuétude ces variations, qui ne sont que trop rares dans notre langue. «
Domergue observe que c'est le féminin laiin hydra qui nous a donne hydre féminin, et il demande pourquoi le masculin Inlin hydrus ne nous donnerait pas hydre masculi"!! Nous serions de l'avis de ce grainmaiiien, si le mol hydre masculin ou féinininsigiiiliail deux<hosesdiff'''rentes. Pourquoi établir dans les mois une différence qui n'existe i)as dans les choses?
Hydrographique. Adj. des deux genres qui ne