‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 23 sur 453 · AMO · texte numérisé non relu

AMO

Là, dormant sur les rocs, nourris d"aniers feuilla|;es. (Dellile, Géorg. Ill, 266.)

Amèrement. Adv. On peut lo mcllrc cn(rc l'auxiliaire cl le |);irtiei|)C : Ils'est plaint amèrement, ou il s'est amèrement plaint des procédés que l'on a eus envers lui.

Amehtume. Subsl. r. Au propre il n'a point de pluriel: L'amertume de la coloquinte. Au ligure il en a un ; Les amertumes de la vie.

Ajii. Sulist. ni. Il régil de avanl les noms de choses et de licrsunncs: C'est l'ami lic mon oncle, il est ami tic la gloire. Un ami de cœur, un ami de colltge.

Voltaire a tlit ; Celte petite persécution Un attira une foule d'amis. Amis, dans celle piirase, agniliedcs partisans, des iiersoniics qui s'iiilcrcssenlà lui, ipii sont iJisposi'cs à le dijreiidre.

Ami, Amie. AiIJ. U s'emploie surtout en potîsie, et dans le style cicvtj, cl se mcl aprtjs son subsl. : Les des lins amis.

Clarcrel, avec qui il était ami, avait été celui gui avait fuit courir (ctlc pièce. f\'ullaire.)

Connue ce nom est une i^'raiidc aulorilt", à forl juste titre, et ipie peu de personnes ont écrit plus purement t]iic l'auteur de celle phrase, il n'est pas inutile de dire aux jeinies gens et aux c'tranirors qu'elle est cxtrtjtnemeiil mauvaise, et qu'on n'est pas ami avec tiuchiu'un. (Ch. iSodicr, Examen critique des Dict.)

Amiable. Adj. des deux genres. Un accueil amiable, des paroles amiables. On le met avant son sub^t. diuis amiable compositeur.

Amiabi.emi;nt. Adv. 11 ne se iiiel qu'après le verbe: Je lui ai parlé amiablement.

Amical, Amicale. Adj. Qui part de l'amitit}. 11 ne se dit point des personnes. On ne dit pas un homme amical; mais un dit un accueil amical, des vrolestatioiis amicales. Ce mot n'a point île pluriel au masculin.

AM1CALEME^T. Adv. Il ne se met guère qu'après le verbe : Je lui ai parlé amicalement, cl non pas je lui ai amicalement parlé.

Amict. Subsl. m. On prononce awi.

Amitié. Subsl. f. Faire amitié à quelqu'un, c'est lui tcinoigncr de l'affeclion, delà bienveillance. On ilil, faire des amitiés à queVfu'un, pour, lui faire accueil, avoir pour lui des prtjvenances, lui (lire des paiolcs obligeantes et (]uj marquent de l'affection. Faire amitié 'd\ec quelqu'un, c'est se lieravcc lui par le sentiment de raiiiitic. — Faites-moi l'amitié de... sh^nWlc faite s- 7noi le plaisir de... ,-Jmitié, dans le sens de sentiment du cœur, n'a point de |ihiriei. On fait des amitiés à quelqu'un, mais on ci de l'amitié pi vr lui, et on napas des amitiés pour lui. Cependant, en parlant d'unions cxiraordiiiaires, telles ipi'on les raconte d'Orcsle cl de Pyladccl de quelipics outres, je crois ipi'on pourrait dire ces amitiés-là sont rares. Mais alors le mol a/rtiitesignilie plutôt l'union de deux amis, que le sentiment auquel on donne ce nom .

Amnistie. Subsl. f. On prononce le -m et le s. Pardon accordé à des rebelles ou à des déserteurs. Publier une amnistie.

Amoindriiî. A', a. de la 2''conj. Ilest peu usité. On dit diminuer.

Amollir. V. o. de 13 2" conj. Selon l'Académie, ce mot ne signifie autre chose au ligure, que rendre mou el elfcminé. Gardons-nous d'adopter cette définition. Amollir au figuré signifie aussi rendre plus doux, plus humain, moins dur, moins féroce ;

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