JET
sxprimo un souhait ou un doute on forme d'exclanintion, puissé-jc! en croirai-je mes yeux! lorsiiu'il est |irécé(ré de l;i conjonction aussi; ou cnlin lorsque le verbe se trouve dans une parenthèse [lui répondis-je), aussi le ferai-je.
Dans tons ces cas, le veii)e ne chaiii;e pas île terminaison; il se joint seulement au pronom par un tiret. Si le verbe est terminé par un e muet, cet e se change en ê fermé, aimé-j'e? sonffré-jc'l Quchpiefois je, mis après un verbe, produit un son dur cl flésaïreabic qu'il faut toujours éviter. Ainsi, au lieu de dire dors-j'o? mens-jef sens-je? on dit alors est-ce que je dors? est-ce que je mens? es/-ci^ que je sens? mais on ne dit pas donné-jr? 7ne/ttc-je9
Le pronom^e, et en général les pronoms de la première et de la seconde personne qui sont sujets de la proposition, se réjiètent devant les verbes (jui sont à des temps différents, et lorsqu'il y a dans la phrase une sorte d'opposition : Je dis et je dirai toujovi's que vous avez tort; je vous désapprinive, mais je vous aime ; je vous corrige parce que je vous aime. Les poètes ne s'astreignent i)as toujours à ces règles. Racine a fort bien dit {Athalie, act. II, se. ii, 41) :
J'ignore tout le reste.
Et venaia vous conter ce désordre funeste ;
et Voltaire {Mahomet, acl. V, se. iv, 64):
J'ai trompé les mortels, et ne puis me tromper.
Quand les verbes sont au même temps, et qu'il n'y a point d'opposition, on est libre de répéter on de ne pas répéter le pronom. On dit égaleiuenl bien je dis et soutiens que vous avez tort, et je dis et je soutiens que vous avez tort. Mais on ne dirait pas, je vous corrige, mais vous aime. Voyez Moi, Nous.
Jiisns. Subsl. m. On ne prononce le s final que lorsiiue le mol suivant commence par une voyelle ou par un h non aspiré, et seulement dans le discours soutenu. Voyez Christ.
Jeter. V. a. de la 1" conj. On double le t aux personnes qui finissent par un e muet : Je jette tu jettes.
Sur un nouveau venu le courtisan perfide, Avec malignité, jette un regard avide.
(Volt., Indiscret, se. i, 9.)
Aux autres on ne met qu'un seul t: Jeter, jetons, nous jetâmes.
Bai'ine a dit dans Mithridate (act. II, se. vi, 35):
Sous quel appui tantôt mon coeur s'est-il jeté?
et dans Athalie (act. II, se. v, 130) :
De ce refus bizarre où seraient les raisons? L pourrait me jeter en d'étranges soupçons.
On ne trouve point dans le Dictionnaire de V Académie, d'exemples analogues à ces expressions.
Corneille a dit dans Cinna (act. III, se. iv, 35) :
Jeter un roi du trône, et donner ses États.
Et ce vers a été remplacé dans la suite par celui-ci :
Mettre un roi tiers du trône et donner fasËUts.