‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 262 sur 453 · LIR · texte numérisé non relu

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liculation gutturale Ji, qui ne se sert point des dents, et ipii procure l'explosion au son par une augmentation réelle de la force.

Les articulalions linguales sifflantes diffèrent en ce qu'elles peuvent se coniinuer (piclquc temps, et devenir alors une espèce de sifUemont. Nous en avons quatre, z, s, j, ch. I.cs doux premières exigent une disposition org;mi(pio toute différente d'os deux autres, el elles diflércnt souvent du fort au faible, ainsi que les deux dernières.

Les articulations linguales liquides sont ainsi nommées i)arco qu elles s'allient si bien avec plusieurs autres arliculitions, (ju'elles n'en paraissent plus faire ensemble qu'une seule. Nous en avons deux, / et r. La première s'opère d'un seul coup do langue vers le palais; la seconde est l'effet d'un trémoussement réili'ré delà langue.

Pour ce qui est des articulations mouillées, continue Beauzée, je n'entreprendrai pas d'assigner l'origine de celte ilénomination : je n'y entends rien, à moins que le mol mnuillé lui-mcmc, donné d'abord en exemple du l mouillé, n'en soit devenu te nom, et ensuite de gn par compagnie. Ce sont les deux seules articulations mouillées que nous ayons Voyez L.

LiQUATioN. Subst. f. Qua se prononce coua; et ti, ci.

LiQDÉFACTioN. Subst. f. On fait sentir Vu, el ti se prononce comme ci.

Liquéfier. V. a. de lai" conj. Que se prononce ké.

Liquidation. Subsl. f. Qui se prononce hi.

Liquide. Adj. des deux genres. Qui se prononce ki: Corps liquides. — Confitures liquides. — Consonnes liquides. — Argent liquide. En prose, il ne s(î met qu'après son subst. Les poêles ont ilil le liquide clément, les liquides plaines, pour dire la mer. — En grammaire, on appelle consonnes liquides, les deux linguales l et r. Voyez Linguales.

LiQuor.EUx, LiQuosKusE. Adj. qui ne se met qu'après son subst. : f^in liquoreux, boisson liquoreuse.

Lire. V. a. et irrég. de la 4" conj. Voici comment il se conjugue :

Indicatif. — Présent. Je lis, tu lis, il lit; nous lisons, vous lisez, ils \\%cw\..— Imparfait, .le lisais, tu lisais, misait; nous lisions, vouslisiez, ils lisaient. — Passé simple. Je lus, lu lus, il lut ; nous liimcs, vous lûtes, ils lurent. — Futur. Je lirai, lu liras, il lira; nous lirons, vous lirez, ils

liront. , X . ■ 1- •

Conditionnel. — Présent. Je brais, lu lirais, il lirait ; nous lirions, vous liriez, ils liraient.

Impératif. — Présent. Lis, qu'il lise; lisons, lisez, qu'ils lisent.

Subjonctif. —Présent. Que je lise, que lu

lises, qu'il lise; que nouslisions, (jucvous lisiez,

qu'ils lisent. — Imparfait. t,)ue je lusse, (pie tu

lusses, qu'il lût ; iiue nous lussions, que vou?

' lussiez, qu'ils lussent.

' Participe.— /'rc«e/i<. Lisant. — Passi:. Lu, lue. I Les temps composés se forment avec l'auxiliaire

' avilir. • , ■ o

i On demande s'il faut dire, lis-jc bien f on ' lisé-jebien? Je pense qu'on ne doit dire ni I un ni l'autre; ces phrases sont trop dures a 1 oreille. On dit est-ce que je lis bien? ,

' On dit figurémcnt lire dans la pensée de quelqu'un, dans les yeux de quelqu'un; lire dans l'avenir. On dit aussi lire quelque chose sur le visage de quelqu'un Je lis voire pensée sur votre i visage.

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