‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 264 sur 453 · LOI · texte numérisé non relu

LOI

combien de son bonheur l'homme aisément s'eniTrc! Sans prétoir l'avenir, an présent il se livre.

(Delil., Éneid., X, 643.]

Local, Locale. Adj. Il ne se met qu'après son subst. : Mouvement local, coutume locale ; usages locaux.

LocATis. Subst. m. Cheval do louage. On prononce le 5 Unal. Ce mot est familier eï peu usité.

Logeable. Adj. Il ne se met qu'après sou subst. : Une maison logeable.

Loger. V. a. et n. de la i"conj. Dans ce verbe, le g doit toujours se prononcer comme j; et pour lui conserver cette prononciation lorsqu'il est suivi d'un a ou d'un o, on met un e muet devant cet a ou cet o : Je logeais, logeons, et non pas je Ingiiis, lagons.

Logis. Subst. m. Selon Bouhours, les honnêtes gens disent il est venu au logis; il a dîné au logis ; il n'y a que le peuple qui dise il est venu à la maison. — .aujourd'hui c'est tout le contraire, les gens du monde ne disent jamais le logis, mais la maison. La petite bourgeoisie et le peuple ilisent le logis.

LoGOGRipnn. Subst. m. Terme do littérature. Espèce de symbole ou d'énigme consistant principalement "dans un mot qui en contient plusieurs autres, et qu'on propose à deviner, comme par exemple dans le mot Rome on trouve les mots or, re note de musique, mer.

Logomachie. Subst. f. Ce mot vient du grec, et signifie dispute de mois. Il se prend toujours dans un sens défavorable. On lui donne trois sens divers. Il signifie : 1" une dispute en paroles ou injures ; 2° une dispute de mots, et dans laquelle les disputants ne s'entendent pas; 3° une dispute sur des choses de nulle importance.

* Logo-diarrhée. Subst. f. Mot inusité, employé en plaisantant par Voltaire : Je me suis abandonne au flux de 7na jihinie ; j'ai la logodiarrhée, et je barbouille inutilement du papier pour vous dire des choses que vous savez mieux que moi.

Lon. Adv. Il est quelquefois précédé, quelquefois suivi de la préposition de : Loin d'eux s'enfuyait le doux sommeil. (Fénel. , Télém., liv. XXI, t- ii> 290.) Cela est beau de loin. Loin de se met queWjuefuis au commencement de la phrase, par manière d'interjection : Loin d'ici les profanes! Loin de nous ces héros sans hu- 7nanité.' (Boss., Orais. fun. du prince de Condé, p. 305.) Quelques poêles, et particulièrement Delille, disent loin tout seul [Jardins, iv, 165) :

Loin ces rains monuments d'un chien on d'an oiseau.

— De loin se met ordinairement après le verbe, même dans les temps composés : Il a prévu de loin ce qui arriverait, et non pas il a de loin prévu. Quelciuefois, cependant, il est mieux de le placer avant, afin qu'il ne sépare pas le verbe de Sun régime : Ce prince qui de loin avait pn'-vu lesprcjds de l'ennemi.

L' -académie dit loin à loin, de loin à loin, et donne pour exemples de ces phrases adverbiales, planter des arbres loin à loin. Les hameaux, les maisons y sont semés loin à loin. Il ne me vient plus voir que de loin à loin. — On est surpris de trouver dans le Dictionnaire de l'Académie cette ancienne locution, que l'on n'emploie plus aujourd'hui. Nos bons auteurs disent généralement de loin en loin.

Non loin de, expression adverbiale. C'est la raême chose qneprèsde; sinon que le premier

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