LON
est plus élégant, et tient davantage au style noble: Dans les montagnes de la .^aric, non loin de la route de Brùinçon. (Marinonlel.)
iVon {oïnde ce rivage, un bois somhro cl Iranquille Sous les ombrages fraij présente un doux asile.
(Volt., Hcnr., i, 193.)
Bien loin, conjonction, est suivi ou de la préposition de avec l'infinitif, ou de que avec le subjonctif: Bien loin à'obéir, bien loin qu'i7 le fusse. On dit souvent loin de, au lieu de bien loin de; m;iis ce dernier est plus expressif.
Les dieux ont prononcé ; loin de leur contredire, C'est à vous de passer du coté de l'empire.
(Rac, Britan., act. II, se. m, 61.)
Loin que le chef ait un intérêt naturel au bonheur des particuliers... (J.-J. Rousseau.)
Bien loin équivaut à une iiégutin ; ainsi il doit e'cigcr le suljjonctif dans les cas où la négation l'exige. Il faut donc dire, bien bun de convenir qu'il y ait du sublime dans les paroles que Moïse fait prononcer à Dieu au commencement de la Genèse ; et non pas comme Boileau, bien loin de convenir qu'il y a, etc. (X' Réflexion sur Longin); car on dirait avec la négative, vous ne convenez pas qu'il y ait du sublime dans ces paroles.
Lointain, Lointaine. Adj. On peut le mettre avant son subst., lorsque l'analogie et Iharmonie le permettent : Pays lointains, régions lointaines, climats lointains, lointains climats.
El le berger connaît, par d'assuré:" présages. Quand il doit éviter les lointains pSlnrages.
(Delil., Géorg., i, 425.)
Loisible. Adj. des deux genres. Il ne se met qu'après son subst. : Cela est loisible, n'est pas loisible. Il vous est loisible de penser ainsi.
Loisir. Subst. m. I! régit quelquefois la préposition de avec l'infinitif: Avoir le loisir de faire une chose. Quand il ne régit pas l'infinitif, on dit avoir du loisir, ou être de loisir: J'ai du loisir, ètes-rous de loisir? Mais dans le cas contraire, il faut employer le verbe avoir: Areavousle loisir d'écrire cette lettre? et non pas, ètes-vous de loisir d'écrire cette lettre ?
Long, Longue. Adj. On le met souvent avant son subst. : Une robe longue, une longue robe ; une allée longue, une longue allée; avoir la barbe longue, une lon'juc barbe. Delille a dit [Énéid., IV, 1015) :
Levant un lonrj regard Tcrs- le céleste empire.
Voyez Adjectif.
Longtemps .\dv. On peut le mettre au commencement de la phrase, ou après le verbe, ou entre l'auxiliaire et le participe : Longtemps il refusa de nous suivre ; il a résisté longtemps, il a longtemps résisté.
.\vec après, longtemps cesse d'être adverbe, et alors on en fait deux mots distincts : Après un si long temps.
LoNcnEMENT. Adv. L'm ne se prononce point ; il n'est la que pour donner au g un son fort, qu'il n'a pas devant l'e. On peut (luclquefois mettre cet adverbe entre l'auxiliaire et le participe : Il a parlé longuement. Il a longuement discuté sur cette matière.
LoNGCEtR, Longoecbs. Subslantlfs féminins.