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vous, niius, eux, elles. Moi-même, loi même, elc 11 suil ;ilors le nombre aui|iic! ces i)roii(ims sont Cini'liiyi'S : cous- même liU singulioi', x-ous-mèmes au plnriol, eua-mêmes, olc. les poiites prenaient autrefois la lii-ence, laiilôl de mcllre un s au singulier, pour çat'ner une syllabe; laniol de le retrancher au |iluriol, parce iju'il y avail une syllabe (le trop. Celle licence ne se pardonnerait i)as auj-iurvlliiii.
Soi-même, lui-même, ont des sens diffcrcnls : Se sauver, se perdre soi-même, c'est sauver ou perdre in propre personne. Il s'est sauvé luimême, c'esl-à (lire sans le secours d'aulrui. Il s'est perdu lui- même, c'est-à-dirc par sa faute. // se loue lui-même, c'est-à-dire lui se loue, et les autres peul-éirc ne le louent jjas. // se loue iok mht,(s^ c'ctiv .\ dirt. i. loui m i'rotir» personne et non i)as celle d'un autre. On vuii ijuc lui-même est sujet de la phrase, et que soi-même est employé comme réirimc.
De -même que fait l'office d'une conjonction. Lors(]u'il y a dans une phrase deux membres de comparais(jn, et (ju'on met de même que au commencement du premier, on met aussi ordinairement de rnême au commencement du second : De même que la cire molle reçoit uisément toutes sortes d'cmprei/ites et de figures, de même un jeune homme reçoit facilement toutes les impressions qu'on veut lui donner. (Acad.)
A MÊME. Adv. On l'a dit autrefois pour en môme temps : A même que la prière fut faite, l'orage fut apaisé. Oucl'iuefois, dit Thomas Corneille, on l'emploie a un autre usiige (jui n'est pas reçu par ceux <iui parient correclement; c'est quand on dit, boire à même la bouteille. Celte expression est souvent cmidoyce dans le langage famdier. Avant de condamner celte cxi)ressioa familière, que l'un peut regarder conmie une espère de gallicisme, je demanderais a Thomas Corneille par ipielle autre expression il pourrait la reinjilaier.
L'Académie dit mettre à même, être à même, laisser à même, pour mettre, être, laisser à portée, en toute lilicrlé. Ces cxiircssions sonl l'ainilicres, el peuvent eue regardées aussi comme des gallicismes. 11 serait difficile de les rcin[tlaccr exactenicni par d'autres exi)ressions.
* Mkiieté. Subsl f. Le mot scientifique ù/r//tilé ne signifie <iue même chose. 11 pourrait élre rendu en français par mêmeté. (Volt.) Ce mot n'est pas adiipté.
MKMoir.E. i)ui)Sl. f. L'Académie ne leditpoinl dans le sous où Voltaire l'emploie dans les vers suivants :
Muii esprit, peu jaloux de Tivre en la mémoire. Ne considère poiiil le reproche ou U gloirs.
(Unrt de Céêar, act. Itl, «c. Il, 110.)
Qae ne puis-je plutôt ravir .\ la mémoire Les crudlâ monumenti de cm afTreiix succès !
(VotT., Iltnr., m, 220.)
Mémorable. Adj. des deux genres. Il se dit des choses qui sont dignes île mémoire, el peut se meure avant son subst., en cousullanl l'oreille et l'analogie : Action mémnruble, cluise mémorable, journée mémorable, fait mémorable. Cette mémorable action, cette mémorable jcurnée, etc.
Menaçant, Mknaçante.- Adj. verbal tiré du v. menacer. Vn prose, il ne se met (lu'aiirés son subsl. : Un visage menaçant, un air menaçant, des paroles menaçantes.