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Menacer. "V. a. de la 1" ronj. Racine l'a employé dans des acceptions très-diverses qui n'ont pas été toutes recueillies par l'Académie:
Nous menaçioni de loin Icj rivages de Troie.
(^Iphig., act. I, se. I, 46.)
Le bras déjà levé menaçait mes refus.
[Idem, act. I, se. 1, S8.;
Songez-yous aux roalbeurs qui nnus menacent tous? \Idem, act. I, sc,!l, 23.)
MÉNAGER. V. a. de la \'* eonj. 'Dans ce verbe, le^r doit toujours se prononcer comme \\n j ; et [wur lui conserver cette prononciation lorsqu'il est suivi d'un a ou d'un n, on met un e muet avai< ce' a oi: cet o: Je ménageais, ménageons. et non pasjV menaçais, menaçons.
Ménager, Ménagkre. Adj. qui s'emploie quelquefois substantivement. Il ne se met guère qu'après son subst. : Un homme ménager, une femme ménagère.
Au figuré, cet adjectif prend pour régime la préposition de :
Le sage est ménager du temps et des paroles,
(La FoMTAiMB, liT. VIII, fable xivi, 36.
Mendier. Y. a. de la 1" conj. Ce verbe, au figuré, s'emploie dans le style noble :
J'ai mendie la mort chez des peuples cruels.
(RaC, Àndrom., act. II, .«c. il, 15.)
Je pourrais, il est vrai, tncniiirr «on .5;-;iui, Et son premier cscUve, élre lyran suus lui
(Volt., Brut., act. II, se. ii, 77. i
Mener. V. a. de la 1" conj. Corneille a dit dans Pohjeucte (act. V, se. vi, 45) :
Us mènent une vie avec laiit d'innocence.
Voltaire a dit au sujet de ce vers, on mène une vie innocente, el non pas avec innocence.
Mensonge. Subsl. m. Voyez Menterie.
Mensonger, Mensongiore. Adj. Cet adj, se dit bien dans le siyle noble, cl peut être mis avant son sub^t., lorsiiue l'analogie cl l'harmonie le permetlcnt : Discours mensongers, plaisirs mensongers. Ces mensongères protestations. Voyez Adjectif — La Bruyère met mensonger au nombre des mois qu'il regrette : c'est une preuve que de son temps il était déjà vieux, 11 a repris faveur, cl l'on s'en sert aujourd'hui non-seulement dans la haute poésie, mais dans le discours soutenu.
Mental, Mentale. Adj. Qui s'exécute avec renleiidemcnt. C'est l'opposé de veriial. Cet adjectif n'a point de masculin au pliuicl. 11 ne se met t|u'après son subst.
Menterie. Subsl. f. Il n'est que du discours familier. Menterie ne signifie pas la même chose que mensonge. La menterie esi une simple fausseté avancée dansTinlenlion de trom|)er; le mensimge est une fausseté combinée de manière à séduiie, à abuser : Les enfants préludent aux mensonges /jar des mcnteries. Le fourbe fait des mensonges, le bavard dit des menteries.
Menti;lr, Menteuse. Adj. qui se prend aussi subslanlivcmcnl. Il ne se met qu'après son subsl. : Un liomme menteur, une femme menteuse.
Mentir, V. n. el irrégulier de la 2 conj. Il se conjugue c(nnine sentir. Voyez Im'gulier, On dit quelquefois foMs en avez menti; mais cette