‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 283 sur 453 · MER · texte numérisé non relu

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expression n'est admise que dans les temps com- I I)Osés. On ne dit pas vous en mentez.

Mentir ne lient être cmiiloyc qu'avec précau- ^ lion dans le style noble. On a relevé avec raison i les expressions' suivantes, comme prosaïques et ' trop familières: I

... Je ïiivis tremblante, à ne vous point mentir. '^Rac, Phid., acl. IV, se. VI, 2.)

Il ne faut point mentir, ma juste impitienca Voas accusait déjà Je quelque iiéijligence.

^UAC., Bérén., acl. I, se. IT, 5.)

Fcraud prétend (pic mentir se dit figui'émenl des choses, et il donne pour exemple, j'iiv(ùs Vœilvif, qui unn"iiçuit un peu d'esprit, et qui ne mentait pas ti.tulemcnt. Cette plirase est trèsmauvaise. On dit bien avoir une mine menteuse, une physionomie menteuse; mais on ne dit pas sa pliysionoJHte ment, sa mine ment, son œil ment.

Menu, ]Memje. Adj. des deux genres : Un homme menu, une femme menue, vue corde menue. — 11 y a des cas où on ne peut le mettre (pi'avant son subst. : Menue monnaie, menues sommes, menus frais, menus plaisirs, menus grains, menus droits, menu plomb, menu rôt. Voyez Ad-

MÉPHITIQUE. Adj. des deux genres. Il ne se met qu'après son subst. : f^apeur méphitique, air viéphitique.

* Méi>i-acer. V. a. de la 1" conj. Ce mot, dit La Harpe, doit être adopté, parce qu'il est clair, qu'ilaiinoaccoiitioiiqninous manque, et que inul placer ne ronilrait pas. Mrplticcr signilicrait ne pas placer selon les conven;nces, et il y a un grand avaniaiie a dire tout cela d'un seul mot. Je suppose, par exomiile, qu'une femme laide s'introduisit dans une cérémonie où il faudrait que de jolies femmes représentassent , on pourrait dire, vrilù une. feinnic méphirée ; ce que ne dirait pas aussi bien mal placce ou déplacée, parce que ces mots ont plusieurs sens. — Nous sommes de l'avis de l.a Harpe.

MÉPRIS. Siiiist. m. Qnantl il se dit du sentiment, il n'a point de pluriel. On dit à plusieurs comme à un scid, je ne mérite pas votre mépris, et non pas rn.9 nupri.';. — (Juand il signilie témoignage lie inc[;ris, il prend un pluriel : Je ne puis souffrir vos mépris.

Méprisable. Adj. des deux genres. On peut le mettre avant s^n suhst., en consiilianl l'oreille et l'analogie : Un humme méprisable, vue femme méprisable. — Cette méprisable action, cette méprisable conduite. Voyez Conteuiplible.

MÉPRISANT, MÉpRisvNTE. Adj. vcrbal. 11 ne peut guère se mettre qu'après son subst. Il ne se dit point des personnes, mais des choses (pii ont rapport aux [lersonnes. On ne dit pas un homme méprisant , une femme méprisante, mais un geste méprisant, un ton méprisant, des manières méprisantes, un air méprisant. — Dans la dernière édition de son dictionnaire, l'Académie le dit des personnes.

MÉPRistR. \. a. de la 1'" conj. Voyez Bépriser.

Mer. Subst. f. Fénelon a dit Je demandai à Narbal comment les Tyri^ns tétaient rendus si puissants sur la mer {Télém., liv. III, 1. 1, 138^. On peut dire sur mer ou sur la mer; l'une et l'autre expression est française, mais on emploie la première lorsque le mot mer est pris dans un

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