‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 286 sur 453 · MIE · texte numérisé non relu

MIE

rassanle, pour concilier des prélcnlions opposées.

Mi. r.'irliciile invariable, ijui entre dans la composition de plusieui-s mots, cl qui signifie demi : Mi-côte, mi-chemin. Il 3C joint ordinairement par un tiret an mot qui suit Mi est fémiriin quand il est joint à un nom de mois : La vit-mai, la mi-utûi. Hors de là, il est du même genre que le mot auquel il est joint, excepté vii-carâine, qui est féminin, (\\mj\<\\\c carême soit masculin : La lui-carème. — 11 s'emploie aussi adverbialement: A mi-côte, à ?in-cliemin, à mi-jambes.

MiACLAKT, MiACi.ANTE. Adj. vcrbal, tire du verbe miauler : Une chatte miaulante , des chats miaulants. 11 ne se met qu'après son subst.

Mlc^EL-A^GE. Nom d'un peintre italien. Il faut prononcer Mikcl-An^e.

MicnoscopE. Subst. m. L'Académie ne le met qu'au propre. On l'emploie aussi au figuré.

L'un d'eux était de ces conteur»

Qni n'ont jamais rien tu qu'avec un microscope; Tout est géant chez eux, etc.

{La Font., liv. IX, fable i, 79.)

Midi. Subst. m. Il ne s'emploie point au pluriel : Je m'y rendrai sur le midi, et non pas $tir les midi. On dit viidi est sunné, et non pas a sonné, et encore mow'à ont srmné.

Mielleux, Miellelse. Adj. Il ne se met qu'après son subst. : Goût mielleux. — Tvn mielleux.

Mien, Mienne. Adj. possessif qui se rapporte a la première personne du singulier. Voyez ^ijectifs possessifs.

Mien, dans le style familier, se joint quelquefois avec un, et se met devant le subst. : Un mien frère, vu viien parent, un mien neveu, une mienne cousine. (.\cad.)

Voltaire a dit dans \ Enfant prodigue (act. V, se. VII, 49) :

Je gagne en cette affaire Beaucoup sans doule, en trouvant un tnîVn frère.

■^'■oyez Adjectif.

Mieux. Adv. C'est le comparatif de 6zVy/, adverbe; le mieux en est le superlatif. Il signifie parfaitement, d'une manière i)lus accomplie, d'une façon plus avantageuse.

Lors(iue mieux est suivi de deux infinitifs, on met de avant le second, quoique le promior ne soit pas précédé de celle préposition : Il y a beaucoup d'occasions où. il vaut mieux se taire que de parler (Acad. au mol valoir.) J'aime mieux vous déplaire que de vous <row/5cr. (Marmontol.)

Quelques auteurs modernes ont supprimé 1(; de. MarmonU'l est mémo d'avis qu'on ne fait pas une faute en l'omettant. Cfpondant, il croit qu'il est mieux de le conserver. Ce n'est pas inulil^ment, dit-il, qu'il s'est glissé entre le que comparatif et le verbe. Il indicjue une ellipse, cl suppose confusément un mol sous-enlendu, qui, dans la 1/lirase analytique, le régirait, comme lors(pron dit : // vaut mieux mourir libre que de rirre esclare ; de, fait entendre le muîhcur et la Iwnte ; 3e ci'uins vwiits le malheur de mourir que la honte de vivre esclave.

Plus et mieux ne sont pas synonymes, dit M.Sicard; le iiremier ne s'emploie (|uê (piand il s'agit d'extension, et le second quand il s'agit de perfection : L'abbé Prévôt a plus écrit queFéne-

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