NAR
humeur tiaire, une naïve humeur. Voyez Adjectif, Style.
En litléraiure, ce mot se prend souvent sul)stantivement :
La cour, dcsabnscc,
Oédaisma de ces vers l'eilraTagaiicc aiséo. Distingua le ndif du plat et du boufTon.
(BoiL., À. P., I, 91.)
Une des chnses qui 7inus plaît le plu.';, c'est le //ai/,- mais c'est aussi le style le plusdinicileàattiaper. La raison en est qu'il est précisément entre le noble ot le bas ; et il est si prés du bas, qu'il est très-difficile de le côtoyer toujours sansy tomber.
Il ne faut pas confondre le natui-el et le naïf. Le naturel est opposé au recherché et au forcé; le na'if est opposé au réfléchi , et n'appartient qu'au sentiment.
Nain, Nai>e. Adj. qui se prend aussi substantivement. 11 ne se met qu'après son subst. : Arhre nain, huis nain, œuf nain. En parlant des personnes, on l'emploie substantivement: C'est un nain, c'est une naiiie.
Naissant, Naissante. Adj. verbal tiré du v. naître. Les poëtes le mettent souvent avant son subst. : Des fleurs naissantes, de naissantes fleurs. Corneille a dit, votre naissante gloire; Delille, ce naissant usage; Gresset, le naissant gazon, un amour naissant, une passion naissante.
Naître. Y. n. et irrégul. de la 4' conj. 11 se conjugue comme paraître, si ce n'est qu'il fait je naquis, au passé simple, et né, née, au participe passé. Il prend l'auxiliaire être dans ses lemps composés.
Naïvement. Adv. On peut quelquefois le mettre entre l'auxiliaire et le participe : !l a avoué naïvement sa faute, ou il a naïvement avoué sa faute.
Naïveté. Subst. f. Il n'a point de pluriel quand il signifie le caractère naïf: La naïveté de ces deux enfants; il en a un quand il signifie discours naïf : Dire des naïvetés.
Il y a une grande différence entre la naïveté et une naïveté. La naïveté est le langage du beau génie et de la simplicité pleine de lumière; elle fait les charmes du discours; elle csi le chef-d'œuvre de l'art dans ceux à qui elle n'est pas naturelle. Ce qu'on appelle une naïveté est une pensée, un trait d'imagination, un sentiment «lui nous éehappe mrilgré n'ous, et qui peut quelquefois nous faire tort à nous-mêmes : c'est l'expression de la vivacité , de l'imprudence , de l'ignorance des usages du monde. Une naïveté sied bien à un enfant, à un villageois, parce qu'elle porte le caractère de la candeur et de l'ingénuité ; mais la naïveté dans les peusées et dans le style fait une impression qui nous enchante, à proportion qu'elle est la peinture la plus simple d'une idée dont le fond est fin et délicat. Voyez Style.
Narcotiqle. Adj. des deux genres. Qui assoupit : Remède narcotique. On dit au figuré discours narcotique, poésie narcotique, style narcotique. On peut, en ce sens, le mettre avant son subst. : Cette narcotique poésie. — L'Académie n'emploie ce mot au figuré que substantivement ; elle dit : Ce livre est un Ion, un vrai narcotique.
Nargder. V. a. de la l'"' conj. On ne fait pas sentir Vu, qui n'est là que pour donner au g la prononciation degue.