AP.V
querant, le grand, lo juste, le sage, se disent |Kir antonomase de certains princes, ou d'autn^s personnes particulières.
Nous avons un recueil ou abré:;é des lois des anciens Français, qui a pour titi'e Lex salica. Parmi ces lois, il y a un article (pii exclut les femmes de la succession aux terres saliqucs, c'està-dire aux fiefs. C'est une lui (pi'on n'a uliscrvéc inviulablemcnl dans la suite «in'a l'égard des femmes, ([u'on a toujours exihn's de la su< cession à kl couronne. Cet usage, toujours observé, esl ce qu'on appelle aujourd'hui loi suliquc, par antonomase; c'est-a-dire que nous donnons a la loi particulière d'exclure les femmes de la cuuronne, un nom que nos pères donnèrent autrclois à un recueil général de lois.
La seconde espèce d'antonomase est celle où l'on prend un nom projire pour un nom commun, ou pour un adjectif. C'est ain^i (]ue l'on dit d'un prince cruel, c'est un Néron; ci d'un iioinme sage et vertueux, c'est un Caton, etc. (Dumarsais.)
Anus. Subst. m. On prononce le 5.
Aoriste. Subst. m. On prononce orislc. Terme de grammaire par lequel on désigne nn temps, et particulièrement un prétérit indéterminé. J'ai fuit est un prétérit déterminé ou plutôt absolu. Au lieu que je fis est un aoriste, c'est-à-dire, un jjrétérit indéfini, indéterminé, ou plutôt un prétérit relatif; car on peut dire absolument j'ai fait, J'ai écrit, j'ai donné; au lieu que quand on (lit je fis, j'écrivis, je donnai, il faut ajouter quebiue expression qui détermine le temps où l'action dont on parle a été faite : Je fis hier, j'écrivis il y a quinze jours.
Août. Subst. m. On prononce ovt. Nom du Iniiticme mois de notre année. 11 vient par corruption de celui de l'empereur Auguste. Voltaire voulait que l'on conservai ce dernier, el luimême écrivait ordinairement Auguste au lieu A'uoût. Un président du l'arlemenl disait qu'il s'imaginait entendre des chats miauler, toutes les luis que les procureurs disaient à laudicnce lu mi-août. Depuis ce temi>s les grammairiens sont convenus que l'on prononcerait oût. Mais, en ré formant la prononciation, on aurait dû réformer aussi l'orthographe; il n'y aurait pas tant de gens •pli prononceraient encore uuût comme il est écrit. La Fontaine a écrit oût:
Je TOUS paîrai, lui dit-cllu, Avant l'oûÉ, foi d'animal.
Intérêt et principal.
(Liv. I, fable I, 12.)
Remuez votre champ dès qu'on aura fait Voit. (Liv. V, fable ix, 10.)
AouTER. V. a. QC la d''' conj. On prononce l'a.
AouTERON. Subst. m. On |)rononce oûteron.
Apaiser. V. a. de la )■■'■ conj. On ne sait pas trop pourquoi l'Académie écrit ce mol avec un seul p, lorsqu'elle en met deux à appareiller, appeler, etc.
Apaiser quelqu'un. Apaiser une querelle, une sédition. Apaiser les flots. — Une personne en colère s'apaise. La tempête s'apaise.
Corneille a dil dans Puhjeucte :
Âpaisex donc sa crainte.
(Act. I, se. I, 101.)
On apaise la colère el non la crainte. CVoltain- Hemurques sur Corneille.)