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Apanage. Siibst, m. L'Académie ne le dit point avec le l'ogiinc qu'il a dans les vers sinvanls :
Le préscnl seul est de noire apanage.
Et r.iTcnir peut consoler le sage.
Mais ne saurait altérer son repos.
(Volt., Ép<t., XLI, 22 )
ApiNAGER. V. a. de la J"^' conj. Dans ce verbe, lo^ doit toujours se prononcer commi«j; et puur lui conserver celle prononciation lorsqu'il est >uivi d'un a ou d'un n, on met un e muet avant cet a ou cet o: J'apana/jeais, apanageons ; et non pa^j'apanagais, apanagons.
ApAnTÉ. Subsl. m. Il ne prend point de * au |)luriel : Des aparté.
Apathique. Adj. des deux genres. On peut le mettre avant son subst. : Un ^hnmmc apathiqvc, vue femme (ipathiqve. — Une humeur apathique. Cette apathique humeur. — On ne liil ni vn apathique homme, ni une apathique femme. Nous en avons exposé les raisons au mot Adjectif.
Aperceyable. Adj. des deux genres. Il ne so dit guère qu'avec la négation, et est peu usité.
Apercevoir. V. a. do la 3^ conj. L'Académie dit elle s'est aperçue de son erreur. On trouve une très-grande difficulté à faire concorder cette phrase avec les règles des participes. Il est clair, dit-on, que se, dans cet exemple, n'est pas régime direct; car ce n'est pas elle qu'elle a aperçu., mais son erreur. On ne peut dire elle a aperçu elle de son erreur. Cette phrase semble donc se refuser à toute espèce d'analyse.
On peut répondre qu'il faut nécessairement que se soit le régime d'aperçu, car ici il ne peut être autre chose; et il faut bien qu'on l'ait senti, puisqu'on a fait accorder ce participe avec le pronom. Son erreurne saurait être le régime direct du participe, car la préposition tfo, dont il est précédé, s'oppose à cet emploi. Ne serait-il pas plus naturel de voir une ellipse dans ces sortes du phrases, que de les regarder fommedes idioiismes, et d'avouer par là qu'on se trouve dans l'impossibilité de les expliquer? Elle .'^est aperçue de sa faute ne pourrait-il pas se tourner par, elle a aperçu elle coupable de sa faute, ou ayant commis cette faute? De même, elle s'est aperçue de so?i erreur ne pourrait-il pas signifier, elle a aperçu elle répréhensihle de son erreur, ou ayant commis son erreur? Le de mis avant les substantifs justiricrait pleinement celle analyse; et le pronom se aurait l'emploi qui lui est naturel. S'apercevoir de quelque chose, c'est voir soi ayant la cnmtaissance de quelque chose. Je m'aperçois du piège qu'on me tend, c'est je vois moi ayant la connaissance du piège que l'on me tend.
Faire apercevoir quelque chose à quelqu'un.
Apetisser. V. a. de la i" conj. On avait reproché à l'Académie d'avoir dit ((/lefi'sse?-, rapetiaservn manteau, au lieu (Vaccourcir ou i-aceourcir un manteau. Dans son édition ile479Sct dans celle de 4S35, elle n'a dit apetisser (juc d'une figure : Cette figure est trop grande, il faut l'ajpetisscr rrobabicment elle n'a entendu parler ici que des figures qui sont l'objet des arts du dessin. En effet, apetisser se dit des corps que l'on rend plus petits dans toutes leurs dimensions. On le dit aussi des corps qui paraissent plus petits à mesure qu'ils s'éloignent de l'œil de •elui qui les regarde. L'éloignement apetisse, ou mieux, rapetisse les objets'.
.le ne pense pas qu'on dise, comme l'Académie, ^ue les jours apctissent après le snlMica d'été ;