‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 323 sur 453 · PAI · texte numérisé non relu

PAI

itaprime pmir le libraire genevois, s'est avisé de mettre dans Alzirc (;ict. V, se. vu, 19) :

Le bonheur m'aveugla, l'amour m'a détrompé ;

au lieu de :

Le bonheur m'aveugla, la mort m'a délron

ipe.

Cette pagnolerie fuit rire le parterre, mais fait enrager l'auteur.

Païi.n, Païknnf.. Adj. 11 ne se met qu'après son subst. : Les philosophes païens, la religion païenne.

Pair. Adj. in. qui ne se met qu'après son subst. : Un wmihre pair .

Paipe. Siilist. f. lise dit de deux choses qui vont ensemble |)ar une nécessité d'usage, comme les bas, les sowliers, les j;urelières , le.s ganis, les manclietles, les boUes, les sabols, les boufies d'oreilles, les pislolcls, etc. ; ou d'une seule chose, nécossairoment composée île deux parties qui fout le même service, comme des ciseaux, des lunettes, des pincellcs, des culottes etc. — Une couple et nue paire peuvent se dire aussi des animaux; mais la couple ne marque que le nombre, et la paire y ajoute l'idée d'une association. Un boucher dira qu'il achètera une couple de bœuf~, parce qu'il on veut deux; mais un laboureur doit dire qu'il en achètera une paire, parce qu'il veut les atteler à la même charrue.

Paisible. Adj. des deux genres. On peut, surtout dans le discours soutenu, le mollre avant son subst., lorsque l'analogie et l'harmonie le permettent : Uit liomme paisible, un ani'nal paisible. — Des bois paisibles, des forêts paisibles; ces paisibles bois, ces paisibles forêts. Paisible se dit de celui qui demeure en paix; pacifirjue, de celui qui aime la p:iix, qui la procure, qui la maintient. Voyez Adjectif.

PAisiBi-r.MKNT. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : Il a joui paisiblement de son revenu; il a paisiblement joui de son revenu.

Paissant, Paissante. Adj. verbal tiré du v. paître : Des unimau-v paissants. Il ne se met guère qu'après son subst.

Paître. V. n. et défectueux de la 4' conj. Il se conjugue comme naître, si ce n'est qu'il n'a ni passé simple de l'indicatif, ni imparfait du subjonctif, cl ([u'il ne s'empluie aux temps composés que dans cette phrase du discours familier: // a pu et repu. — «On l'a pris en sens différents: pour l'action de paître proprement dite, et pour celle de conduire les troupeaux qui paissent. Celte dernière acception n'est pas française, mais elle est conforme à l'expression antique el naïve des ])remières langues où l'on retrouve cette identité, comme d;ms le patois des habitants presque nomades de nos grandes montagnes. 0

Précieuse faveur du dieu puissant des ondes, Dont il paf( tes troupeaux dans les grottes profondes. (Delil., Gcorg., IV, 431.)

(Ch. Nodier, Examen crit. des Dict.)

Paix. Subst. f. Féiaud remaniue que, dans le sens de lran(|uillité de l'àme, paix ne se joint pas avec les adjectifs possessifs, el qu'on ne dit pas ma paix, sa paix, leur paix, comme on dit ?na tranquillité, sa tranquillité, leur tranquillité.

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