PAL
Dclillc a dit {Enéide, V, 989) •
Car je n'habite pas le séjour des forfaits, Mais le lerl Elysée et sa tranquille poix.
Je doute <iu'on puisse dire habiter la paix d'un lieu.
Palatale. Adj. f. qui se <lit des consonnes qui sont j)ioduiles par le niouvoMicnl de la lansue qui va toucher au palais. D, T, L, N, R, sont des consoimes palatales.
Pale. Adj. des deux genres. On peut le mettre avant son subst. : Un homme pille, une femme pâle; ttîie lumière pâle, une pâle lumière ; un flambeau pâle, un pâle fla7nbeau. Voyez Adjectif.
Pâleur. Subst. f. Il ne se dit que des personnes. Quoiqu'on dise une couleur pâle, on ne dit pas la ptileur d'une couleur. — On dit la pâleur de la mort :
La pâleur de la mort est déj.i sur son teint.
(P.AC, Pkèd., acl. V, se. y, 4.)
Pâlir. V. n. et a. de la 2' conj. L'Académie dit pâlir de colère. Racine a dil dans Phèdre (act. IV, se. VI, 3) :
J'ai pili du dessein qui vous a fait sortir.
Il a dit aussi dans la même pièce (act. III, se. 1, 12) :
. Quand son épée allait chercher mon sein,
A-t-il pili pour moi?
Palis. Subst. m. Pieu. Delille l'a employé dans le style noble [Enéide, IX, 735) :
Déj.ï leur main s'apprête à combler les fossés l)e leurs polis aigus vainement hérissés.
Palliatif, Palliative. Adj. On prononce les deux / s;ms les mouiller. 11 ne se met (pi'aprcs son subst. : Remède, pcdliatif cure palliative.
Pallii.r. V. a. delà 1'^' conj. On prononce les deux Z sans les mouiller.
Pallicm. Subst. m. Mot latin qui a conservé en français sa prononciation latine. On fait sentir les deux l : Pal-liom.
PALPAELf:. Adj. lies deux genres, qui ne se met qu'après son subst. : Les corps sont palpables. — Raisonnement palpable.
Palpablf..me>t. Adv. Il se met après le verbe: On lui a montré palpablcmcnt sa méprise.
Palper. V. a. de la 1" conj. Féraud dit que ce mot est bas et poj)ulaire, el qu'il n'est bon que pour le style burlesque, ou plaisant, ou mo- (jucur. Il est certain (pi'il a ces caractères dans l'expression palper de Vargenl; mais dans cette phrase, il est détourné de sa véritable signification. Palper dans le sens de manier, toucher doucement, n'est ni bas, ni populaire, ni trivial. Buffon aditr^"/! général, les oiseaux se servent de leurs doigts beaucoup plus que les quadrupèdes, soit pour saisir, soit pour palper les corps. [Disc, sur la nat. des oiseaux, t. XVIII, p. 64.)
Palpitant, Palpitante. Adj. verbal tiré du v. palpiter. Il ne se mel qu'après son subst. : Les entrailles palpitantes, des chairs palpitantes, le fosur palpitant.
Palpiter. V. n. de la 1" conj. : Im paupière
PAR
lui joalpile. Mo/i cœur palpite, son cœur palpite
Ah ! que mon cœur palpitait à sa vue !
(Volt., Enf. prod., acl. III, se. v, 16.)
*Pajiphlétikr. Subst. m. Mot nouveau. Terme de mépris. Faiseur de mauvais pampldcls : Ce qui me fâche, c'est que le nom de madame l.hichûtelet soit indignevient livré à la malignité d'vn pauiphlélier comme Desfuntaines. (Voltaire.)
Panégïriqlk. Subst. m. Terme de belleslettres. Discours public à la louange d'une personne illuslre, d'une vertu sigiialce, ou d'une grande action. 11 se dit particulièrement aujourd'hui des éloges publics des anciens, et de ceux de nos saints : Le pam'gynque de Trajun, le pam'gyriqw' de saint François.
Les grands orateurs modernes fondent leurs panégyriques des saints, des rois, des héros, sur une ou deux vertus |irincipales auxquelles ils rapportent conuuc a leur centre toutes leurs autres vertus, et les circonstances glorieuses de leur vie ou de leurs actions. D'ailleurs il faut se garder d'entasser trop de faits dans un panégyrique; ils doivent èire comme fondus dans les réflexions et dans les tours oratoires; ce qui est comme iuqwssible en suivant historiquement l'ordre des temps.
Parmi nos panégyristes modernes, Fléchier est brillant, ingénieux ; lîourdaloue, moins orné, mais plus grave et plus majestueux; le caractère des panégyriques de MassiUon est un mélange de ce qui domine dans les deux autres.
Paon. Subst. m. On prononce ^a«.
Paonneac. Sulist. m. On prononcera h efl?/.
Paqde. Subst. En parlant de la fcte des Juifs, qui porte ce nom, il est féminin et prend l'article : La Pùc/iie des Juifs. En parlant de la fête des chrétiens (jui porte ce nom, Pâque ou Pâques ne prend point d'article, et est du genre masculin : Quand Pûque ou Pâques sera passé.
Pâques est féminin et pluriel dans ces phrases : Pâques fleuries, Pâques closes, faire ses Pâques.
Par. Préposition. On est souvent embarrassé, dit la Grammaire des Grammaires (p. 598), sur le choix que l'on doit faire des prépositions de ou par, que régit ordinairement le verbe passif; voici, pour se lixer, une règle qui, si elle n'est pas universelle, est du moins très-étendue.
(Juand le verbe cx|)rinie des actes intérieurs de l'àme, on emploie de : Un Jeune liomme vertueux est estimé de tout le monde, même des libertins.
Mais si le verbe présente une opération de l'esprit, ou une action du corps, on emploie la préposition par : La poudre à canon fut inventée par un moine, et les bombes le furent par u?i évêque.
Si le verbe passif, outre son régime, est suivi de la préposition de et d'un nom, alors on doit employer par pour le régime du verbe passif: f^otre ouvrage a été loué d'une manière fort délicate par vn célèbre académicien. — Kesiaut, Wailly et Féraud sont d'avis qu'on ne doit jamais employer par avant le nom de Dieu, et alors ils pensent que l'on doit dire : Toutes nos actions seront jugée.': de Dieu à la résurrection, et non pas par Dieu. Cette opinion a sûrement pour motif d'éviter l'équivoque du juron vulgaire pardieu avec les mots var Dieu ; quoi qu'il
PAR
en soit, il nous semble qu'il faut dire: Le ciel, la terre, l'homme, la femme, ont été créés par Dieu, plutôt ipie /(• (■('('/, /(( terre, l'homme, la femme, ont été créés de Diiu. {Grammaire des Grammaires, p. 599.) — Molière semble avoir voulu éviter cette équivoqiu' dans le passage suivant, où il lui était facile, s'il l'eût vimlu, de remplacer de par la préposition par {École des rnaris, act. I, se. ii, 70) •-
Sommes-nous clic7. les Turcs, pour renfermer les femmes?
Car on dit qu'on les tient esclaves en ce lieu.
Et que c'est jiour cela qu'ils sont maudits de Dieu.
Corneille a dit dans Pompée (act. IV, se. m, d05):
Faites çrice, seigneur, ou souffrez que j'en fasse. Et montre à tous par là que j'ai repris ma place.
Voltaire dit au sujet de ces vers : Jamais, dans la poésie, on ne doit employer pur ki, par ici, si ce n'est dans le style comi(iue. [Remarques sur Corneille.)
Corneille a dit dans Cinna (act. III, se. iv, /.3) :
Et prends vos intérêts par delà mes serments.
Pur delà vies serments, dit Voltaire, est une expression dont on ne trouve que cet exemple ; et cet exemple me parait devoir mériter d'être suivi. [Remarques sur Corneille.)
Parce que, conjonction. Il ne faut pas la confondre avec ces trois mots, par ce que; je le crois, parce que vous le dites; c'est-à-dire, à cause que vous le dites. Je vois par ce que vous m'avez écrit, c'est-à-dire par les choses (lue vous m'avez écrites, ^'oyez Préposition.
Par ou fer. Particule prépositive qui se lïiet au commenceiuent deccrtainsmots. Elle est ainpliativectmaniucuneidéeaccessoire de plénitude ou de perfection :/"«?•/((;■/, entièrement fait ;parre/i(r, venir jusqu'au bout; persécuter, suivre avec acharnement; péroraison, ce qui donne la plénitude entière a l'oraison, etc. La particule latine per avait la même énergie : PeHniquus, trèsinjuste.
rARABOLiQDE. Adj . dcs dcux gcurcs, qui ne se met (ju'après son subst. : Miroir parabolique, ligne paraholique.
Pai-.ade. Subst. f. Espèce de farce ordinairement préparée pour amuser le peuple, et qui souvent fait rire pour un moment la meilleure compagnie. Ce si)ectacle tient égaleiDcnt des anciennes comédies nommées platariœ, composées de simples dialogues presque sans action, et de celles dont les personnages étaient pris dans le bas peuple, dont les scènes se passaient dans les cabarets, et qui pour cette raison furent nommées tabernariœ.
Les personnages ordinaires des parades d'aujourd'hui sont le bonhomme Cassandre, père, tuteur, ou amant suranné d'Isabelle ; le vrai caractère de la charmante Isabelle est d être également faible, fausse et précieuse ; celui du beau Léandre, son amant, est d'allier le ton grivois d'un soldat à la fatuité d'un petit-mailre. Un Pierrot., et quelquefois un Arlequin, et un moucheur de chandelles, achèvent de remplir tous les rôles de la parade, dont le vrai ton est toujours le plus bas comique.
La parade subsistait encore sur le théâtre français du temps de la minorité de Louis XIV;
PAR
lorsq.lc Scarroii, dans son Boman comique^ fait lo [wrliail du vieux comédien la Rancune, cl de niadeinoisellc de la Caverne, il donne une idée du jeu ridicule des aclcurs el du Ion |)i;iteuient lic.ul'fou de la plui)arl des petites pièces de ce temps.
La comédie ayant enlin reçu des lois de la décence et du lion" goùl, la parade ne fut pas cependant absolument anéantie. Elle ne pouvait 1 être, parce qu'elle porte un caracicie de vérité, et qu'elle |>cint les mœurs du peuple qui s'en amuse; elle fut seulement abandonnée à la ])opulace, et reléguée dan> les foires el sur les théâtres des charlatans, qui jouent souvent des scènes bouffonnes pour attirer un plus grand nombre d'acheteurs. (Extrait de V Encyclopédie.)
PARADiGJir. Sulist.m.Terme de grammaire. Il se dit des exemples de conjugaisons(iui peuvent servir de nioiiéles pour lesauties verbes que l'usage et l'analogie ont soumis aux mêmes variations. '^^0}■ez Cinjugaison.
Paradoxal, Pakadoxalh. Adj. qui se met après son subst. : Opinion paradoxale^ esprit paradoxal.
Paradoxe. Subst. m. Autrefois il s'employait aussi adjectivement : Une opinion paradoxe. Aujourd'hui on ne dit plus en ce sens que paradoxal.
Paraître. Y. n. de la 4'" conj. On prononce parêtre.
L'un après l'autre enGn se vont faire parattre.
(Cors., Uéracl., act. ïll, se. m, 47.)
Se vont faire paraître, dit Voltaire, est un barbarisme. On se fait voir, on ne se fait point paraître. La raisun en est évidente: c'est qu'on parait soi-même, el qu'; ce sont les autres qui viius voient, [fiemarrji/cs stir Corncillf.)Cç\;\ ne doit s'ciilendre que lorsque le verbe esi joint au pronom personnel; car, dans le sensadif, on dit très-bien faire paraître: Il a y a sorte d'estime particulière qu'elle ne fasse paraître /?<)(/?• votis. (Sévigné.) 'Mz\'ii\Vn'S faire paraître ne peut régir que des noms; et on ne dirait pas aujourd'hui, comme a dit Bossuet, sa fin nous a fait paraître qiie ce n'est pas pour ces ucant<iges, etc. Il faudrait dire, sa fin nous a fiit connaître, nous a ■montré. — Paraître se met queliiuefois avant son sujet ; Tout à coupparut un homme... Il régit l'inlinitif sans préposition; on dit, vous me paraissez douter de ma sincn'ilé, ou il vie paraît que vous doutez de ma sincérité. Dans le sens négatif, il régit le subjonctif: // ne paraît pas que vous doutiez de sa sincérité.
PAP.ALiFsr. Subst, f. Terme de rhétorique. La pa7-alip.se est, dans l'art oratoire, une ligure par laquelle on feiiii «le vouloir omettre certains faits, pour les détailler avec plus d'assurance et plus d'éclat. « Je ne vous parlent i pas, mes.sieurs, de ses injustices (dit Cicéron au sujet de A'errès), je pusse sous silence ses e.rccs ; je tais ses débaucltcs ; je jette un voile obscur sur ses brutalités; je supprime même ses extorsions depuis son retour de Sicile; je ne veux vous offrir qu'une peinture légère de ses moindres pilla f/cs.-> Cette ligure est assez naturelle, et peut s'employer avec adresse en bonne et en mauvaise part.
Parallèle. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son subst. : Ligne parallèle.
Vaugelas dit (ju'au propre on écrit parallèle.
PAR
et au figuré paralelle, et il se récrie sur cette bizarrerie. Elle n'a plus lieu aujourd'hui. A'oyei Langue française.
Parali.ï^li;. Subst. m. Le parallèle est, dans l'art oratoire, la comparaison de deux hommes illustres; exercice ai^reable pour l'esprit, qui va et revient de lun à l'autre, qui compare les trails, qui les couq)te, et qui juge continuellement de la différence.
Paraît, Payante. .Adj. verbal tiré du v./7ar<?r. Il ne se met qu'après son subst. : Une étoffe parante.
Pap.asol. Subst. m. D'après la règle générale qui veut que le s entre deux voyelles soit prononcé connue un s, on devrait prononcer parazol. ÎNlais ce mol est considéré eoninic composé des deux mots /)«ra et sol, et dans cette vue, le s de sol étant une lettre initiale, doit conserver sa prononciation primitive.
pARCocRir,. \. a. et irrég. de la 2' conj. 11 se conjugue comme courir.
PARDo^^•ABLE. Adj. des deux genres. Il ne se dit que des ciioses, et ne se met (]u'aprês son subst. : Une faute pardonnable, une offense pardonnable.
Pardonner. Y. a. de la 1'" conj. Il se dit, en régime direct, des choses, et jamais des personnes. On û\{ pardonner un crime, mais on ne dit pas pardo/i/icr un criminel. 11 faut iMvc pardonner à un criminel. 11 régit aussi la préposition de devant un infinitif: Je ■ vous pardonne d'avoir agi ainsi.
Pardonner signifie proprement accorder la rémission, remettre le cîiàtiment, promettre l'oubli d'une faute. Celte siguificalion sujjpose toujours un délii, une offense ei une peine encourue par uncoupable. .Ainsi l'on doit d'wc pardonner une offense, une injure, une insulte. C'est ce que les Latins appelaient ignoscere. On dit dans le monic sens, on ne lui pardonne pas ses talents, son mérite, sa supériorité, parce ijuc dans ces phrases, les talents, le mérite, la supériorité, sont regardés comme des offenses qui blessent l'amourpropre.
Mais/;a»(io/ine»-sedit aussi de plusieurs choses qui n'offensent personne, (jui ne blessent l'amourproprc de personne, qui ne méritent aucun chàtimciil, aucun ressentiment; Aan, pardonner n'expriine pas précisément une rémission tie peine qui tombe sur celui (]ui a coinnus la faute, mais une indulgence qui a jiour olijet la faute même, parce (lu'elle a été commise sans mauvaise intention, par inadverlanee, par oubli, par faiblesse humaine, ou i)ar une espèce d'impossibilité de faire autrement. Alors le pardon, ou plutôt l'indulgence, tombe, non sur la personne, mais sur la chose même, et pour marquer ce but on dira, en parhmt <lc la chose, pard^mner ci. Ainsi on dira avec Voliaiic : On doit |tardoimer à ces petites fautes, inséparables d'un art dans lequel on éprouve autant d'obstacles qu'on fait de pas. — // se trouvera en France des âmes nobles et éclairées qui sauront rendre justice aux talents, c/î/i pardonneront aux fautes inséparables de l'humanité , qui encuuragcront les beauxarts. {Épitre dédicatoirc des Lois de Minos.) Pardonnez à cette petite digression un peu aigrelette. [Lettre 412", au comte d'Argenlal, 2 février 171^1.) Ce Tuncrèdc est, dit-on, rejoué et reçu avec quelque indidjence, cmnme tine pièce il laquelle vos bons conseils ont ôlé quelques défauts ; et l'on pardonne a ceux qui restent. [Lettre d33<=, au comte d'Argental, Il a^Til
PAR
1761.) Je vie fluiie que vous avez parannnc n mon embarras.
On dira avec Fénclon {Tr/ém., liv. I, t. i, p. 7()) : Pardonitt'z à ma iloulctir! C'est ce qiio les I aiins expriniaicnl par indulgcre. le pardon ne pcui tumber (pie sur la cause de la fauie. On pardonne à une personne, lnrscjuc cette i)crsunne est la cause nionif' de la faute, lorsipiVlJi» l'a commise avec inientioii, et (jue par là elle ^'cst mise d.ins le cas d'une peine, li'un re|)roclie, ou de quelque diose de semblable. Mais on pardonne à vue fini te, \ov?.(\\ic cçWc l'aule n'a point sa source dans l'intention de la personne; et cette dernière expression est analogue à la première. On pardonne à vn hotnine viie fiivte qu'il a commise ; on pardonne à l'oubli, à la faiblesse, à Cètat de quelqu'un.
Parkil, Pareille. Adj. On mouille le l final au masculin, et les doux / au l'cminin. 11 se met après son subst. : Deux choses pareilles.
Parkiilkmem. Adv. On mouille les doux l.
PARE.NTiii'.sE. Subst. f. On appelle ainsi une {igure rorméc de celte manière ( ), et qui s'emploie pour clore vuie pliraso formant un sens distinct et sèi)aré de celui de la iièriodc où elle est insérée. 11 vient à moi {observez bien ceci), dans le dessein de me maltraiter. Observez bien ceci est en parenthèse. C'est un défaut dans le style que les parenthèses tro[) fré(iucntes et trop longues. Elles einl)arrassent et obscurcissent le discours, et le rendent lâche et traînant.
Parer. V. a. de la '1" conj. Racine a dit dans Bajazet (act. Il, se. v, 3) :
!\icn ne m'a pu parer contre ses derniers coups.
La Harpe dit au sujet de ce vers : On dit parer des coups et se garantir des coups. Parer ne peut s'appliciueraux personnes que comme verbe pronominal, suivi de la particule de : Se parer des embijches de l'ennemi, se parer du soleil; mais on ne pourrait pas dire se parer contre l'ennemi.
Paresse. Ce mot n'a pas de pluriel. Subst. f. L'Académie ne le dit que des personnes. En poésie, on le dit aussi des choses :
... Après lui, Cloanllic fend les (lots;
Ses rameurs seul plti* forls; mais l'art des matelots
De son vaisseau pesant accuse la paresse.
(Delil., ÉnHd., V, 209.)
Paressetjx, Paresseuse. Adj. 11 ne se met ordinairement qu'après son subst. : Un homme paresseux, une femme paresseuse.
On dit paresseux à lorsipje l'action dont il est question est un but tpi'il s'agit d'atteindre : Il est paresseux à servir, il est paresseux à remplir ses devoirs. On emploie de lorsqu il s'agit d'une détermination intérieure : // est paresseux d'écrire.
Vos froids rai?onncmenls ne feront qu'attiédir Un spectateur toujours paresseux d'applaudir.