PAT
torale, instrucivni pastorale. — I.e pluriel pastoraux n'est point usité. (Acad. ■ISSS.)
On appelle poésie pastorale, une iiuilalion de la vie cliainiit'ire représentée avec tous ses charmes possibles.
On donne aussi aux pièces pastorales le nom d'égIogufl,{Vun mot grec (pii signifiait recueil de pièces choisies, dans (pielcjuc genre que ce fût. On a jugé à jn-oiios de donner ce nom aux petits |)oëmes sur la vie champètie, recueillis dans un même volume- Ainsi on a dit les éjlngiivs de Virgile, c'esl-à-diro le recueil de ses petits poèmes sur la vie pastorale.
Quelquefois aussi on les a wommésidylles, d'un mot grec qui signifie une petite image, une peinture dans le genre gracieux et doux.
S'il y a quelque différence entre les idylles et les églogues, elle est fort légère; les auteurs les confondent souvent ; cciiendanl il semble que l'usage reut plus d'action et de mouvement dans l'églogue; et que dans l'idylle on se contente de trouver des images, des récits ou des sentiments seulement.
La poésie pastorale peut se présenter nonseulement sous la forme du récit, mais encore sous toutes les formes qui sont du ressort de la poésie. Ce sont des hommes en société, qu'on y représente avec leurs intérêts, et par conséquent avec leurs passions; passions plus douces et plus innocentes que les nôtres, il est vrai, mais qui peuvent prendre toutes les mêmes formes, quand elles sont entre les mains des poêles. Les bergers peuvent dom; figurer dans des poëm«î8 épiques, comme VyJtInjs de Sograis; dans des comédies, comme les bergeries de Racan ; dans des tragédies, des opéras, des élégies, des églogues, des idylles, des épigrammes, des allégories, des chants funèbres, etc. (Extrait de l'ouvrage intitulé Principes de littérature.)
Patauger. V. n. de la 2' conj. C'est une expression familière dont on se sert quelquefois pour dire, marcher avec embarras, avec peine, dans de l'eau bourbeuse, ou dans quelque autre liquide malpropre. Voltaire a dit : f^otis avez raison de trouver de grandes difficultés dans le chapitre de Locke sur la liberté. Il avouait lutine me qu'il était là comme le diable pataugeant dans le chaos.
Pateh. Subst. m. On prononce le r. Il ne prend point de s au pluriel : Trois Pater.
Patère. Subst. f. Vase très-ouvert dont les .-mciens se servaient dans leurs sacrifices. Il se dit également d'une espèce de crochet terminé par un ornement en cuivre doré, à peu près de 'a forme d'une patère antique, et enfin de certains ornements d'architecture.
Paternel, Paternelle. Adj. On peut le mettre avant son subst., lorsque l'analogie et l'harmonie le permettent : Amoxir paternel, tendresse paternelle, affection paternelle, soin.i paternels, v'f paternel amour. Voyez Adjectif.
Paternellement. Adv. Il ne se met qu'après L verbe : Il Va traité paternellement, et non pas il l'a palcriiellement traité.
Pâteux, Patkdse. Adj. qui ne se met qu'après son subst. : Du pain pâteux, des poires pâteuses. — Acoir la bouche pâteuse, la langue pâteuse.
Pathétiquk. Adj. des deux genres. Il ne se met guère qu'après son subst. : Discours pathétique, un orateur pathétique, des accents pathétiques. Voyez Accent.
l.e pathétique est cet enthousiasme, cette vc-
PAU
hémence naturelle, cette jMîinture forte qui émeut, qui touche, qui agite le cœur de l'homme Tout ce qui transporte l'auditeur hors de lui-même, tout ce ipii captive son entendement et subjugue sa volonté, voilà le pathétiipie.
Pathétiquement. Adv. Il ne se met qu'après le verbe : Cet acteur a joué très pathétiquement.
Pathos. Subst. m. Mot purement grec qui signifie lesm juvements ou les passions (jue l'ortV teur excite ou se propose d'exciter dans l'àmc de ses auditeurs :
On voit partout chez vous Vithos et le pathos. (Mol., Femmes savantes, acl. III, se. y, 37.)
Ce mot ne se prend plus guère aujourd'hui qu'en mauvaise part. On l'emploie dans le discours familier pour exprimer une chaleur affectée ou ridicule dans un discours ou dans un ouvrage. On prononce le s.
Patidulaire. Adj. des deux genres. Il se met toujours après son subst. : Des fourches patibulaires. Mine patibulaire, phy.nonouiie patibulaire.
Patiemment. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le [)arlicipe : Il a snuffltrt patiemment, ou il a patiemment souffert tout ce qu'on lui a dit.
Patient, Patiente. Adj. Il ne se met qu'après son subst. : Un ho7nme patient.
Patriarcal, Patriarcale. Adj. Il ne se met qu'après son subst. : Siège patriarcal, trône patriarcal. On ne dit pas patriarcaux au pluriel masculin.
Patrimonial, Patrimoniale. Adj. qui ne se met i|u'après son subst. : Héritage patrimonial, biens patrimoniau.T, terre patrimoniale.
Patriotique. Adj. des deux genres. On peut queUpiefois le mettre avant son subst. : Ces sentiments patriotiques, ces patriotiques sentiments.
Patronal, Patronale. Adj. qui ne se met qu'après son subst. : Fête patronale.
Patronymique. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son subst. : Nom patronymique.
Patte. Subst. f. Il se dit du pied des animaux à quatre pieds qui ont des doigts, des ongles ou des griffes, ^'oycz Parties des animaux.
Pauvre. Adj. des deux genres qui s'emploie aussi substantivement. Pauvre, placé avant ou après les substantifs /wwwe et femme, a quelquefois des sens différents. Un pauvre homme veut dire quelquefois un homme sans mérite; quelquefoisilsignifieunhommeài)laindre: Le pauvre homrne ne sait que devenir; (piehpiefois aussi il signifie un homme qui n'a pas de h\m, j'ai rencontré un pauvre homme. Un homme pauvre, une femme pauvre, signifient un homme, une femme qui est dans l'indigence. Il y a de la diff('rence entre un pauvre auteur et un auteur pauvre. Le premier est un auteur sans mérite, le second est un auteur qui est dans l'indigence.
On dit ujie langue pauvre, en parlant d'une langue qui n'a pas tous les termes et tous les tours nécessaires pour bien exprimer les pensées. — En général, dans le sens de chélif, mauvais dans son genre, M se met avant son subst. : Une pauvre harangue, une pauvre pièce, «w» pauvre esprit, %ine pauvre espèce.
Pauvrement. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : Il a vécu pauvrcmeut, ou il a pauvrement vécu