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le rencontrer, delui parler. On dit /ï y a plaisir à s'acquitter de ses devoirs; et Pascal a dit Il y a plaisir d'élredans un vaisseau battu de l'orage, hrsqu'on est assuré qu'il ne périra point. On voit dans le premier exeinjde un but auquel on tend, et c'est ce (]ui demande la préposition ri. On voit dans le second, ([u'il n'est iiucstion que d'im état, d'une situation, et c'est le cas d'employer de ; ce n'est donc p;is, comme dit Féraud, [larce que le verbe commence par une consonne ou par une voyelle que l'on met à ou de.
Plan, Plane. Adj. (jui ne se met (pi'aprés son subst. : Angle plan, surface plane, figure plane.
Plan. Subst. m. Terme de littérature. Ce terme, emprunté de l'architecture, et appliqué aux ouvrages d'esprit, signifie, les preu/iers linéaments qui tracent le dessin d'un ouvrage, son étendue circonscrite, son commencement, son milieu, sa fin, la disliibution et l'ordonnance de ses parties principales, leur rapport, leur enchaînement.
Ce doit être le premier travail de l'orateur, du poète, du philosophe, de l'historien, de tout liomme qui se propose de faire un tout qui ait de l'ensemble et de la régularité.
Un homme qui n'écrit que de caprice et par pensées détachées, comme Montaigne dans ses Essais, peut n'avoir qu'une intention générale; il est dispensé de se tracer un plan. Mais dans un ouvrage où tout doit se lier, se combiner comme dans une montre, pour produire un effet commun, est-il prudent de se livrer à son génie sans avoir son plan sous les yeux? C'est cependant ce qui arrive assez souvent aux jeunes écrivains, et surtout dans le genre où ce premier travail bien médité serait le plus indispensable. (Extrait de Marmontel.)
Plani-taihe. Adj. des deux genres qui ne se met qu'a[)rès son subst. : Système planétaire, région planétaire, années planétaires.
Plat, Plate. Adj. : Un terrain plat, un bâtiment plat, des cheveux plats, vn style plat, un ouvrage plat, une plate réponse. — On appelle plat pays, la campagne, les villages, les bourgades, par opposition aux villes, aux places fortes; et l'on AW. pays plat par opposition aux pavs de montagnes. — On dit qu'?//;'' année a été ba'ttiie II plate couture; et on appelle phi le peinture les ouvrages de peinture qui se l'ont sur des superficies plates, par opposition aux peintures de relief.
Plat-bord, Plate-bande, PrATE-For.ME, Platelonge. Chacun de ces mots est composé d'un adjectif et d'iui substantif qui prennent l'un et l'autre la niaripic <lu i)luriel : Des plats-brrds, des plates-bandes, des plates-formes, des plateslonrjes. Voyez Cimiposé.
Platement. Adv. On peut le inettre entre l'auxiliaire et le participe : // a parlé plateneiit, ou il a platement parlé.
Platine, ou Or blanc. Métal nouvellement découvert. Autrefois on n'était pas d'accord sur son genre, mais aujourd'hui r.\cadéniie et tous les savants le font masculin, comme les autres métaux : Le platine.
* Platise. Subst. L :Mot inusité que J.-J. Rousseau a employé au lieu de platitude : Peu de jours après la publication de mon livre (Ém'ilc), parut un autre ouvrage sur le même sujet, tiré mot à mot de mon premier volume, hors quelques platises dont on avait entremêlé cet extrait. [Confessions, 2<= part., liv. XL)
PLÉ
>îprcier Tcul qii'iin ndincnz platise. Plaiises, dil-il , lieux cnmmiins, choses insignifioMtes. Les critiques de profession, les pédants, les jnur/ialistes qui se répètent sans cesse, qui se lumentent sur la perte du goût, et toujuurs sur le uicme ton, n'écrivent que des platcses. — Mais iiuus appi.'lons toiiles ces choses-là îles platitudes; pourquoi un mol nouveau qui ne signifierait rien de plus?
Plâtreux, Plâtreuse. Adj. qui ne se met qu'après s^m subsl. : Un terrai» plâtreux, terre plâtreuse.
Placsiblk. Adj. des deux genres. 11 se mel ordinaireincnl après son subst. : Une raison pluusible, vn prétexte phiusille , une excuse plausible.
Plei:<, Pleine. Adj. Il se met ordinairement après son subsl. : Un muid piein, vue bouteille pleine, un verre plein, un rase pliun. — Il est souvent suivi de la préposition de : Un muid plein der/w, une bouteille pleine d'eau, un livre plein derecherches. — Dans les phrases s'j vantes, il sr; met avant son subst. : Pleine rnudange, pleine récolte. — On le met aussi av;uit son subst., dans le sens d'entier, absolu : Une pleine connaissance, une pleine autorité, luie pleine puissance, une pleine liberté, une pleine l'ictoire, vn plein pouvoir. — On dit aussi pleine lune, en pleine rue, en plein marché, en pleine assemblée, en plein vent, en pleine marche, en pleine retraite. — Crier à pleine tète, à pleine gorge, voguer à pleines voiles, boira à plein verre., etc. "VDyez Adjectif.
P'^EiNEMENT. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : J'en suis pleinement convaincu , il s'est plsinemcnt justifié.
Plénièke. Adj. I., qui ne se dit qu'avec cour cl indulgence, et qui se met toujours après ces substantifs : Ci^ur plénière, indulgence plénièrc .
Pléonasme. Subst. m. Terme de grammaire. Selon les grammairiens, c'est une figure de construction, qui est opposée à l'ellipse. Elle se fait lorsque dans le discours on met quelque mol qui est inutile pour le sens, et qui, étant été, laisse ce sens dans son intégrité. Le mm de pléonasme signifie ou plénitude, ou superfluité. Si on l'entend duns le premier sens, c'est une figure qui donne au disrours plus de grâce, |)lus de netteté ou plus de fori:e ; si on le p.-end dans le second sens, c'est un vérilabb défaut cjui tend à' la battologie.
C'est un défaut dans le langage grammatical de désigner par un seul et même mol deux idées aussi oppjsées que le sont celle d'une figure de construction, et celle d'un vice d'élocution. A b bonne heure qu'on eût laissé a la figure le nom de pléonasme, qui marque simpiemenï abondance et richesse; mais il fallait désigner la superfluité des mots dans chaque phrase par un autre terme; par exemple, celui de périssoingie, qui est connu, devrait être employé seul dans ce sens.
Il y a pléonasme lorsque des nwls qui paraissent superflus par rapport à l'intégrité du sens gnimmatical, servent pourtant a y ajouter des idées accessoires, surabundanlcs, qm y jettent de la clarté ou qui en augmentent l'énergie. Quand on dit je Vai vu de mes yeux, les mots de mes yeux sont effectivement superflus jar rapport au sens grammatical du verbe j'ai vu, puisqu'on ne peut jamais voir que des yeux, et que qui dit j'ai vu, dit assez que c'est par les yeux, et, de plus, que c'est par les siens. Ainsi
PU
il y a, grammaticalement parlant, une double sufterfluiié; mais ce superflu gnimmalical ajoulc des idées accessoires (pii augmenleui l'énergie du sens, et qui font entendre <iu on ne parle pas sur a rapport douteux d'aulrui ou qu'on n'a pas vu la chose par hasard et sans attention, mais qu'on l'a vue avec réflexion, cl qu'on ne l'assure que d'après sa propre expérience bien constatée : c'est donc un pléonasme nécessaire a l'énergie du sens. « Cela est fondé en raison, dit Vaugelas, parce que, lorsijue nous voulons bien assurer une chose, il ne suffit p;is de dire simplement je l'ai vue, puisque bien souvent il nous semble avoir vu des choses que, si l'on nous pressait de dire la vérité, nous n'oserions assurer avoir vues. Il faut donc dii'c je l'ai vu de mes yeux, pour ne laisser aucun sujet de douter que cela ne soit ainsi ; tellemenl qu'à le bien prendre, il n'y a poinl de mots superflus; parce qu'au contraire ils sont nécessaires pour donner une pleine assurance de ce que l'on affirme. En un mol, il suffit que l'une des choses dise plus (jue l'autre pour éviter le vice du pléonasme, c'esta-dire ïapérissologie, qui consislf a ne dire qu'une même chose en paroles différentes cl oisives, sans qu'elles aient une signification ni plus clemlue.ni plus forte (jue les premières. »
Pledrant, Plecp.ante. Adj. verbal lire du v. pleurer. On ne le met qu'après son subst. : U'% homme pleurant, une femme pieu ranie .
Pleurer. V. n. et a. de la t" conj. P/eurer amèrement. Il régit la préposition de, pour exj)rimer la cause des larmes : Pleurer de ioi», pleurer de dépit, pleurer de rage :
Et de quelque disgrâce enfin que vous pUuriet.
[Racini;, Iphig., act. II, »c. m, lî.)
Pleurer, actif, se dit des choses cl des personnes : Pleurer ses péchés, pleurer la mort de son père, de sa mère ; pleurer la perte de ses amis ; pleurer une épouse, un fils. Il faut pleurer les hommee à leur naissance, et non pus à leur mort. (Montesquieu, XL' lettre persane.)
Pleurez-vout Clvlemneslre ou bien Iphiçénie?
^Rac, IpMg., act. I, se. l, 38.)
Pledredr. Subsl. m. On dit plenre%ise,en parlant d'une l'euime. On l'emploie quelquefois adjectivement : Un saule pleureur.
Pleureux, Pf.EDREusE. Adj. rccucilli par l'Académie, mais iiui n'est jjIus guère usité. Il ne se met qu'après son subst. : Un air pleureux, un» mine pleureuse, les yeux pleureux.
Pleurs. Subsl. m. plur. Voyez Larmes.
Pleuvoir. V. n. cl (Jéfectiieux de la 3'conj. Il n'est d'usage qu'à l'infinitif, pleuvoir; au parlici[)e passé, plu, il a plu ; et avix troisièmes personnes du singulier, ainsi qu'il suit : // pleut, il pleuvait, il plut, il pleuvra, il pleuvrait, qu'il pleuve, qu'il plût. H n'a point d'impératif. Aux temps composés : il a plu, il avait plu, il eût plu, il aura plu, il aurait plu, qu'il ait plu, qu'il sût plu.
Ce verbe se dit au figuré des choses morales : Dieu fait pleuvoir ses grâces sur ses élus.
Que de bienj, que d'honneurs sur loi s'en vont pleueoir.' (BojL., Sut. Via, ls6.)
Pliable. Adj. des deux genres. Il ne se met guère (ju'après son subst. : L'osier est pliablt, — U ne huvieur pliable . Xo^QZ Pliant.