APR
Apre. Adj. des deux genres. On peut le mettre avant son subst. : Un fruit âpre; un chemin âpre; une réprimande âpre, ou une âpre réprimande.
Apremekt. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le participe : On l'a réprimandé âpremcnt, ou on l'a âpremcnt réprimandé.
.\piiÈs. Préposition. Le* ne se prononce que dcr vaut une voyelle. C'est une itrcposition de temps, après le déluge ; ou d'ordre, après la cavalerie venait l'infanterie. — (Juclquelois on l'emploie dans le sens de contre, crier après quelqu'un; de sur, ils sont deux chiens après un os; de à la poursuite, la gendarmerie court après ces voleurs.— Lorsqu'il est suivi d'un verbe, il régit le verbe à l'inlinitif si ce verbe se rapporte au sujet de la [)lirase, il alla se promener après avoir dîné; et il régit la conjonction que avec l'indicatif, quand le verbe ne se rapporte pas au sujet de la phrase, après que vous aurez fini. — Après ne se met (jue devant les noms (pii expriment l'ordre, le temps ou le lieu : Après la pluie tient le beau temps, après midi, après V antichambre est an salon. C'est donc avec raison qu'on a critiqué ce vers de Pierre Corneille (Citf, act. II, se. VII, 12) ;
Après son sang pour aoi mille fois répandu.
Et cet autre de Crébillou :
Après ce fils que je viens de le rendre.
Il fallait après que son sang a été mille fois répandu pour moi ; après que je t'ai rendu ce fils, M. Ampère n'est point de cet avis. « Après et auprès, dit-il , étaient dans l'origine le même mot, adproximé pour proximè. Plus tard , on a réserTé auprès pour désigner l'idée de proximité, de contiguité appliquée à l'espace. La même idée appliquée an temps a été exprimée par après, et a été étendue ;i tout ce qui suit un événement. En conséquence (le cette étymologie d'après, il est tout naturel qu'il puisse avoir un régime direct comme dans après cela, après tout. Les tournures familières être après un ouvrage, après quelqu'un, sont bien dans le génie de la langue , et le vers de Corneille est bon; car l'étymologie conduit mieux à après son sang qu'à après que son sang.
On dit être après quelque chose, pour dire être occupé à faire quelque chose : Jlya longtemps qu'il est après cet ouvrage. Ëtreaprèsqucl^uvn, le solliciter, le tourmenter pour l'engager à faire quel<]UJ3 chose. Ces expressions sont familières. — On Ali peindre d'après nature, d'après l'antique, parler d'après quelqu'un.
Après tout signifie cependant, selon l'Académie. Féraud observe avec raison qu'il signifie plus souvent quand cela serait : Après tout, quel mal y a-t-il d'avoir dit cela?
Après-dî.née , Après-solpée. Ces mots sont féminins et s'écrivent avec un trait d'union. — Ils font au pluriel des après-dînées, des après-soupées. (Académie, 1835.) On dit après dîner \ors- (ju'on veulnianpier simplement une époque^postérieure au diner : J'irai vous voir après dîner, cl alors on ne met point de trait d'union.
Après-midi. Tous les dictionnaires font ce substantif féminin. Quelques-uns de nos grammairiens modernes prétendent qu'il est lanlot masculin, tanlôl féminin : masculin, lorsipie l'on considère un seul des moments qui cuiiiposent la durée qu'il exprime; féminin, lorsque l'on veut