‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 358 sur 453 · REF · texte numérisé non relu

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démit' dit qu'il s'emploie «luelquefois, et donne pour exemple : Se redonner au suin de ses tffairen.

Redocbler. V. a. et n. de la 1" conj. L'Académie ne dit pas qu'il s'emploie avec le pronom personnel Oiiel(]ues bons auteurs Tonl employé ainsi, mais abusiveinenl : Ses lendresses se redoublait ni avec snn estime (Bossuel). Celte expression est d'autant moins usitée, que le verbe rpdiub!ei\ dans le sens neutre, signifie la même chose. Ou dirait aujonrd'hui ses tendresses Tedmihlcnt.

Ra)0LTAiiLE. Adj. des ■tlcux ^mes. Ou jjenil assez souvent le mettre avant son subsl. ; Dn ennemi redtiuUible, tin redoutable ennemi; ses jugements redoutable, ses redoviabh's juritinentsi ; son t'-pt e redoutable, sa redoutable épée. '\'oyez Adjectif.

B Pétrit quelquefois la préposition à : Il est redoutable à ses ennemis.

Redouter. V.a. de lai" conj. Les poètes emploient souventjce lenne :

Mais l'innocence onGn n'a rien à redouter.

(Ràc, Phèd., act. III, se ri, 9.)

iDieux, écartez lus mani que son àme redoute. (Lbfiunc de FoKPnsiU'K, Dtdon, act. V, se. n, 10.)

RÉDDPLrcATiF, RÉDUPLIC4TIVE. Adj. Terme de grammaire. Il se dit des noms, des vcrl)es, et en général des mots qui marquent la réitération d'une action : Particule réduplicatire , sens rédvplicatif. Re, dans redire, recommencer, est une particule réduplicatire. — On appelle proposition réduplicatire , lelle dans inquelle le sujet est répété avec la mémo circonstance ou condition. Par exemple, Vhomme, comme homme, est raisonnable est une proposition reduplicative. — Cet adj. ne se met qu'après son subst.

Réel, Réelle. Adj. Il ne se met guère qu'après son subst. : Un être réel, une existence réelle, un paiement réel.

Réellement. Adv. On peut le mettre entre l'auxiliaire et le partici[>e : Cet argent lui a été compté réellement, ou lui a été réellement compté.

REF.41RE. V. a. et irrégiilier de la 4«conj. Il se conjugue comme faire, ^'oyez ce mot.

TtÉFiÉcHi, Réfléchie. Adj. Une se met qu'après son subst. : Action réfléchie, pensée réfléchie, crime réfléchi. — Un homme réfléchi, une action réfléchie.

Les grammairiens appellent verbes réfléchis ceux dont le sujet et le régime signifient la même personne ou la mciuc chose, eu sorte que le sujet qui agit, agit sur lui-même, et est en même temps et sujet et objet de l'action. Quand je dis je me blesse, je me connais, c'est moi qui suis le prinaipe des actions de blesser et de connaître, et j'en suis en même temps l'objet, puisque j'agis sur moi-même, et que c'est moi non-seulement qui blesse et qui connais, mais encore qui suis blessé et qui suis c( unu. — Pour exprimer dans cette sorte de verbes le rapport du sujet avec son régime, on se sert des pronoms ?«c, te, se, pour les trois personnes du singulier, et des proaoins Twus, vous, se, pour les trois personnes du pluriel. Voyez Pronominal.

Mais toutes les fois qu'il se trouve un de ces prouonisenlreunsujetet un verbe, ce verben'est pas pour cela réfléchi, il faut encore que ce pronom se rapporte à la même personne ou à la même clwse que le non ou pronom personnel -qui ex-

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