REF
prime le sujet du verbe. Ainsi, vous me louez, n'est pas un verbe rédcchi, puisque vous et me se rai)[)ortenl à dos personnes (Jifrcicntcs —Tous les verbes actiTs peuvent (lcve:iii' rcflociiis, dés que le sujet qui agit peut agir sur lui-même. Ainsi, je flatte est un verbe actif, et il devient réfléchi quand on dit, je me flatte. — On distingue quatre sortes de verbes réflrcnib. Je* re?-6M refit chis directs, les verbes réfléchi.':- indirects, les verbes réfléchis passifs, cV les verbes réfli'cJiis neutres. — Les verbes rélli-cliis directs expriment l'action d'un sujet (lui agit dircciomcrit sur lui-même, 'Pierre se félicite. — Les v-erl)es réfléoliis indirects expriment l'action d'un sujet qui n'a^iit qu'indirectement sur lui-même, Pierre se doirne un habit. Pirrre n'agit qu'uidircctetncJU sur lui même, et par consé(iiienl se, qui se ra7>porle à Pierre, n'est que le rcgiuie indirect du verbe donne, dont le n'gime direct est un habit. — Les verbes réfléchis passifs sont ceux dcrl le sujet exj)rime une chose iuanimée et incapable d'action, comme quand je dis, cette histoire se raconte différemmeut L'histoire est une chose inaniméeei incapable d'agir. Ou aiipellc ces verbes réfléchis passifs, parce qu'ils ont ordinairement une signification passive, et tju'ils peuvent être changés en verbes passifs. Ainsi, au lieu de dire, cette histoire se raconte différemment, on peut dire, cette histoire est racontée bien différemment. — Il y a des verbes réfléchis passifs dont le sujet est une chose animée, et cajiable de produire l'action du verbe ; mais alors le verbe ne peut être pris que dans une signification passive, parce (]ue la personne n'agit pas sur cUe-imêmc, et qu'elle est au contraire le sujet de l'action exprimée par le verbe : Suzanne s'est trouvée innocente du. crime dont on l'accusait ; C e&l comme si l'on disait, Suzanne a été trouvée innocente dn crime dont on l'accusait. — Lçs verbes réfléchis neutres sont ceux (jui ne signi-lient ni l'action (lu'un sujet fait sur lui-même, ni une action reçue, mais qui expriment une situation, u!>e manière d'être. On les conjugue toujours avec les pronoms me, te, se ; 7ious, vous, se. Elle .-t'endort, elle se meurt, c'est-à-dire, elle est dans un état voisin du sommeil, dans un état (le sommeil (jui commence , dans un état voisin delà mort. A'oyez Réciproque.
REFLifx. Subsl. m. De^Tinl une voyelle ou un/» non aspire, le x se prononce comme un z.
RÉFor,M.4BLE. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son subsl. : Abus réfonnable. On l'emploie ordinairement avec la négative : Ces abus ne sont pas réformabhs.
Réformateur. Subst. m. En parlant d'une femme, on dit réformatrice.
Reformer, Réfoiîmeu. Verbes actifs de la 1'^ conj. Il faut prendre garde de confondre ces deux verl)es, (|ui ne diffèrent dans l'orthographe ijue par l'acceiil aigu (juc l'on met sur le premier e du second, et qu'on ne met point sur celui du premier. Refrmer sans accent veut dire former de nouveau; et réform,er avec un accent signifie reta'iiir dans l'ancienne forme , donner une nouvelle forme.
Réfractaibe. Adj. des deux genres. 11 régit ordinairement la préiiosilion «, et ne se met qu'après son subst. : Un hunote réfractaire aux ordres de .ion supérieur.
Refus. Subst. m. Le s final ne se prononce (jue devant une voyelle ou un h non as|)iré.
Rkfuser. V. a. de la l*^" conj On dit, sans article, demander grâce, mais on ne dit pas r»-