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i notion n'est pas exacte, et ce tour oratoire s'an ! ^^T^^'^^'P^-'^rition, onpréterndssul y vyc/. /^retentio7i.
I di,'"^ w"""/'"- 7- "• '^'^ '^ ^" ^«"i- I-'Aoadé«ie du retomber dans; mais elle ne dit pas que ce
I ^flJcrega aussi .pielquofois la préposition d. On rinlinl fn r;^ ^'T""'' '-''"'"b^r a la renverse. Delille a dit [Enéide, lll, 776) :
Les vagues quelquefois nous po.ienl sur leur faiie. ^ous poussent vers les cieux, et des voùles des air. Metombcnt avec nous au gouffre des enfers.
Cette e-xpression peut passer en vers; mais elle ne serait pas régulière en prose; on tombe dans lui gouffre, on ne tombe pas à un gouffre.
Retors, Retorse. Adj. qui ne se met ou'après sonsiibst. : Du fd retors, de ht soie retorse.
Retocr. Sul.sl. m. Voici (luehpics acceptions de et aot qui ne sont point indiquées dans !e Dictionnaire de l'Acadéiuic, ou «lui le sont d'une inanicie pou satisfaisante :
E'> dés le premier jour, Sans pitié le condamne, et même sans retour.
(Volt., flndisc, act. I, se. i, 11.)
Or. a vu plus d'un roi, par un triste retour. Vainqueur dans les combats, esclave dans sa ceur. (Volt., llenr., III, 49.)
Il se faisait aimer des grands qu'il haïssait; Ternbe et sans retour alors qu'il offensait.
[Idem, III, 81.)
Nous faisons retentir à ce peuple a-'ilé Les noms sacres de Dieu, de paii, d°e liberté.
L'Académie ne donne point d'exemple de ce tour Réticence. Subst. f. Figure de rhétorique par laquelle l'orateur s'interrompt lui-mémcau milieu de son discours, et, ne poursuivant point le propos qu il a commencé, jwsse a d'autres choses de sorte néanmoins que ce qu'il a dit fasse sulfisamment enteudre ce qu'il voulait dire, et que l auditeur le supplée aisément. Voyez Interrlp-
D'autres ajipellent aussi réticence une fisure par laquelle on fait mention dune chose indi'rectement, en même temps que l'on assure -me Ion s abstiendra d'en parler. Par exemple, sansparl^^l de la noblesse de ses ancêtres, ni de la ara n- Oeur de son courage, je me bornerai a vous en- ■Iretenir de la pureté de ses mœurs. Mais cette
Retourner. V. a. et n. de la 1" coni. Aller de nouv-eau dans un lieu. — Avec la' signilicidion de renvoyer, c'est un barbarisme, boaucoiip trop commun malheureusement en style
ii™"'*^^- '^*'^'- '^'■*''- ^'^ langage vicieux, Paris' Ibéo.) '
Retracer. V. a. de la 1« conj. L'Académie deanit ce mot, tracer de nouveau, ou d'une manière nouvelle; et, au liïuré, raconter les choses passées et connues, en renouveler la mémoire les , décrire. On ne peut guère appliquer ces défini- I lions au sens que Racine donne à ce mot dans les I vers suivants [Athalie, act. I, se. i, 45) :
D'adorateurs zélés à peine un petit nombre I Ose des premiers temps nous retracer quelque ombre.
Retraire. V. a. et irrégulier de la 4e coni II se conjugue comme traire. Voyez ce mot
Retraite Subst. f. Racine a dit dans Àlithridate (act. III, se. I, 157) :
Tout vaincu que vous êtes, La guerre, les périls sont vos seules retrattet.
Retraite est mis là pour ressource, car la guerre ne petit être la retraite de personne, mais elle est tres-bien la ressource d'un prince habile qui sait mettre ses perles à profit. (Luncau de BoiMermain.) '■•
Retranchement. Subst. m. Terme de grammaire française. Action de retrancher, de supprimer certains mois dans une phrase, pour rendre le discours plus vif. Il y a des retrunchemcniH vicieux et des retranchements éléeants.
La matière qu'on traite demande <iuelquefois un style vif et concis; mais il ne faut pas pour cela supprimer ce qui est absolument nécessaire. Kiemples: Ce desir ardent aveclequelleshom,n»ii
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herchent un nhjet qu'ils pâtissent aimer et en [ être aim^s, rient de la corruption du cœvr ; il ' falWiit dire, qu'ils puissent aime' et dont ils puis- j sent être ainiés. Je ne puis assvrer quand je j j^ar tuai d'ici ; si dans un mois, dans de us, ou • ietis trais. W fallait dire, si ce sera dans un 1 mois, dans deux, elc.
Mais s'il y a des relranchemenls vicieux, il y en a d'autres ijui jonl fort élégants, et (jui oon- i tribuent beaucoup a la force et à la beauté du discours. F.ii vnici (]ucl<|ucs exemples : Citoyens, ttranqers, ennemis, peuples, rois, empereurs, le plaignent et le révèrent; ce passage deviendrait faible, si l'on disait, les citoyens, les clranpers, les en.nemis, les peuples, les rais, les empereurs le plaignent et le révèrent. Voici un exemple tiré du discours iine Racine prononça à l'Académie française, le jour de la réception de Thomas Corneille : « f^oxis savez en quel état se trouvait la scène française lorsque M. Corneille com.mença à travailler ; quel désordre, quelles irrégtilarités! Nul g( ût, nulle commis sa nce des véritables beautés du thcâtre ; les auteurs nussi ignorant s queles spectateurs ;la plupart des sujets extravagants et demies de vraisemblance ; point de mœurs, pi int de caractères; la diction encore plus vicieuse que l'action ... en un mot, toutes les règles de l'art, celles de l'honnêteté et de la bienséance, partout violées. » L'auteur a retranché de cette période plusieurs mots qu'un autre auteur moins éloquent n'aurait pas manqué d'y mettre. Sj latiniu . dit M. de Saint-Evreinoni, en parlant de Sénètiue, n'arien de celh; du temps d'Auguste, rien de facile, rien de naturel ; toutes pointes, toutes imaginations qui sentent jAus la chaleur d'Afrique ou d'Espagne que la lumière de Grèce ou d'Italie. Ce serait gâter cet exemple que de dii'e, n'a rien de facile, n'a rien de naturel; ce ne sont que des pointes, ce ne sont que des imaginations, etc.
Il est souvent à propos de retrancher les et ; en voici un exemile de Mascaron dans son Oraison funèhreûc M. de Tuieaue(l''«parl,) ; « Comme onvoii la foudre conçue presqu' en vn morne ni dans le sein de la nue, briller, éclater, frapper, abattre; ces premiers feux d'une ardeur militaire sont à peine allumés dans le cœur du roi, qu'ils brillent, éclate.it, frappent partout. » Lorsque le sujet qu'on traite demande du feu et du mouvement, les périodes coupées ont bonne grâce, et il est élégant de retrancher desmo.ts et des liaisons inutiles, pour donner de la force et du brillant au discours. {Encyclopédie.)
Retra>chf.r. V, a. de la 1" conj. Diminuer, ôler queli",ue chose d'un tout. En ce s«ns il régit la préoosition de : Retrancher d'un arbre les branches superflues. Mais lorsqu'il signilie priver quelqu'un de quelque chtjse, il régit la préposition d : On lui a retranché la moitié de ta pension. Les médecins ont retranché le vin à M Tnalade.
Rétroactif, Rétboactive. Adj. qui ne se met qu'après son subsl. : Eff^et rétroactif.
* Retuer. V. a. de la !'« conj. Mot inusité, expression de circonstance qui ne peut être employée que dans des cas très-rares. Voltaire a dit : Souvenez-vous que Jéhova fit pleuvoir des pierres sur les Amorrhéens, dans le themin de Béthnron, et les tua avant d'arrêter le soleil et la lune, pour avoir tout le temps de les rctu<'r tandis que le mouvement de ces astres était sus- %^&tfdu.
RéBSSTB. V, n. de la 2' conj On le fait mainte-