RÉV
nanl actif dans certaines acceptions: Mal réussir «/« tableau, une composition, vn ouvrage. Un tableau qui a réussi ai celui qui a plu au public et aux connaisseurs; un tableau «jui est réussi est celui dont l'exécution a répondu à la pensée, à l'intention du peintre. J'emprunte ces exemples à la peinture, parce que c'est ici en effet de l'argot de peinture; mais conunc il n'est [)oinl de langue s[)éci;ilc qui tienne plus de pl;i'e dans le Dictionnaire des salons, il y a lieu de craindre que ce solécisme ne gagne du terrain, et qu'on ne di>e avant peu réussir un projet, réussir une entreprise, les arts et les métiers ont recours à ceitains nidts de convention pour exprimer des nuances d'idées qui leur sont propres; mais ce serait une faute irrémédiable (jue d'en souffrir l'introduction dans la langue écrite, (Ch, ^'odier, Examen crit. des Dict.)
I\éussite, Subst. f, Bouliours prétend que ce mol ne se dit que des ouvrages d'esprit : Je vous réponds de la réussite de votre livre. Pour les armes et la négociation, dil-il, on dit plutôt succès. La signifiiaiion de ce mot est beaucoup plus étendue aujourd'hui. La réussite est proprement uu succès final et une issue prospère. C'est un terme simple et modeste; il se dit à l'égard des affaires, des entreprises, des événements et des succès coimûui. s, ordinaires. Succès s'app!i(iuc à toutes sortes d'objets et de choses. L(( rie est mille fuis plus heureuse par des réussites ordinaires que par des succès brillants, l.a prudence domestique ne cherche que les réussites. Les armes promirent des succès glorieux. 11 y a divers succès, divers événements successifs, jusqu'à la réussite, qui est le dernier événement et le succès décisif.
JRevancheb. V. a. de la 1" conj.
Four nou.K en revancher conservez ma mùmoire.
^Coni»., Cid, ad. V, se. vu, 26.)
Le mot de revancher, dit Voltaire, est bas; ou dirait aujourd'hui, pour -n'en récompenser. [Remarojues sur Corneille.)
RÊVASSEUR. Subst, m. Voltaire l'a dit de Descartes, en plaisantant : Quand cela sera fait, vout aurez votre sublime rêvasse ur René (Descai-tes). [^Correspondance ^.
Revécue. Adj. des doux genres : Poires revêches, vin revêche. — Un homme revcche, un« femme revcche; humeur revêche, caractère revêche. On peut le mettre avant son subsi., en consultant l'oreille et l'analogie : Celte revéck* huineur.
Révkille-matih. Subst. m. Il fait au pluriel des réveille-matin. Voyez Composé.
Réveiller, V, a, de la i" conj. La particule ré, qui entre dans la composition de réveiller, marque réitération , redoublement d'action, et suppose, ou que la personne s'était rend«irmie, ou (ju'elle était plongée dans un profond sommeil. Tl ne dormait pas profondement, je l'ai éveillé ; il dormait profondément, je l'ai réveille ; y» i'ni éveillé d la pointe du jour', il s'est rendormi, et je l'ai réveillé; ^e l'ai réveillé au milieu de la ?iuit.
Oui, c'est Agameranon, c'est ton roi qui l'éveille. (■Rac, fphig-, ïct. I, se. I, J.)
La différence entre éveiller et réveiller se remarque surtout au figuré ; Eveiller les passions, c'est exciter les passions qui ne se =ont point eo*