ART
K(je veux l'arraclier aui tyrans Imposteurs, Qui renversent les lois et corrompent les mœurs. (Volt., Slahom.. act. I, se. ly, M»)
Leurs bras vont à U ra-e arracher riniiocenca.
[Idem, acl. V, »c. Il, 51.)
Regarde! ce vieillard ; c'est lui dont la prudencs Aux mains de Polyiihonle arr.tclia son enfance.
(Volt., J/crop., act. V, se. vu, 16.)
A ce destin sévère lUtez-vous, s'il se peut, d'arracher voire frère.
(Dklil., Enéid., ,\11, 247.)
.4n(!ANGEK. V. a. de la d^conj. Dansée verbe, le^ doit toujours avoir la prononciation du j ; et pour lui ciinservcr colle prononciation d.nis les liMups où il est suivi d'un a ou d'un o, il faut inetlre un e tnucl avant cet a ou cet o: J'arrangeais, arrangeons, et non [)i\S j'arrangais, arra niions.
AiiKHEs. Suljst. f. pluriel. Le peuple a substitué à ce mol celui A'erres, qui n'est pas fri'nçais On dit aussi denier à Dieu, cl non i)as dernier adieu, l'oinini! dil le i)eii|)lo.
AiifuÉr.E. Préposition insép:irablc(iuicnlrc d;ins la coiiiposilion de plusieurs imils, pourlour faire signifier quelque chose de postérieur, (jui est derrière, opposé a avant ou devant. F.lle ne change point le sens des mots ([u'elle précède, et rcsle toujours la inéine soit au masculin, suit au féminin, soit au singulier, soit au i)luriel: Une arrière-bmt tique, des arrière-bnu tiques. Un arrière-petit-jlls, des arrière-petits-jfils.
Arhiéré, Ap.iukrée. Adj. ijui ne se met qu'aprés son suhst. : Une rente arriérée, un revenu arriéré. H s'emploie souvent avec la préposition de: arriéré d'un terme, de deux termes
Arriver. V. n de la l" conj. Ce verbe ne prend point l'auxiliaire avoir, parce qu'il ne signiiie pas une action. Arriver, c'est litléralcment toucher la rive, loucher au but de son voyage; être arrivé, c'est être au but de son voyage. Ce n'est pas avoir fait une action, c'est un cial.
Il ne faut pas dire comme ipiclques personnes, en arrive ce qui pourra, mais en arrive ce qu'il pourra. H v a ellipse dans ces sortes de phrases : c'e.-^l coinini' ''i y avait en arrive ce qu'il pourra en arriver.
Arrogamment. Adv. Il ne se met qu'après le verbe : // a répondu arrogamment. Cl non i)as il a urriigainmenl répnndu.
Arrogance. Subst. f. L'arrogance n'est point, comme le dit l'Académie, la lierié, l'orgueil, la présomption. Pressez-les, dil La Bruyère, tordez-lcs ; ils dégouttent l'orgueil, l'urrogunce, la présomption. L'arrogance est une morgue joinle a di'S manières hautaines et impérieuses, à des lirélenlions hardies.
Arrogant, Arrogante. Adj. On peut quelquefois le metire avaiil son subst. : Un homme arrogant, une femme arrogante ; c'est un arrogant personnage.
Arroger. V. a. de la l''* conj. Dans ce verbe, le g doit toujours se prononcer comme un j, et pour lui conserver celle prononciation lorsqu'il est suivi d'un a ou d'un o, on met un c muet avant cet a ou cet o: J'arrogeais, arrogeons, et non \\StSJ'arroguis, arrogons
Arse.nic. Subst. m On ne prononce pas le c.
Art. Subst. m. Le t no se pronunce pas. Les arts mécaniqties, les arts libéraux, l'art militaire. L'art Repeindre, (le gouverner, de s'enrichir. L'art do plaire.
Article. Subst. m. Terme de grammaire. Les
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articles sont le, la, les; le pour le masculin, lu pour le fciiiiuiii, les pour le pluriel des deux t'ctircs.
Nous avons traite au lonç à l'article Adjectif de tout ce qui concerne l'article, que nous regardons avec les meilleurs grammairiens connue un véritable adjectif; mais dans le cours de cet ouvrage nous lui laissons le nom d'article pour nous conformer à l'usage. A'oycz Adjectifs prépositifs.
Si plusieurs substantifs sontréunis pour former un même sujet, ou un même com|)lt'nient total, il faut, ou qu'ils soient tous sans article, ou (pieTarlicle soit ré|)elé avant chacun d'eux : Hommes, femmes, enfants, tout accourait pour le voir ; ou les hommes, les femmes, les enfants, tous accouraient pour le voir. L'armée ennemie raragea villes, villages, hameaux ; ou l'armce ennemic ravagea les villes, les villages, les hameaux.
Lorsque plusieurs adjectifs modifient des substantifs par des (lualitcs opposées, il faut répéter Tarlicle avant chacun de ces adjectifs. Il faut dire, le premier, le second étage ; la vingtième et la trentième page; le bon et le mauvais vin ; les vieilles et les jeunes gens; cl non jjas le premier et secondétage, lu vingtième et trentième page, Gic. Il faut dire de même mon père et ma mère, et non pas mes père et mère.
Le seul cas où l'on puisse se dispenser de répéter l'article avant plusieurs adjectifs qui modifient un substantif, c'est lorsque le sens de ces adjectifs exjjrime des qualités du même genre, et qui sont, jjour ainsi dire, synonymes: Les belles et mémorables actions de nos armées, la belle et jeune Eglé, l'humble et timide innocetice.
Quand ces adjectifs sont accompagnés du terme comparatif plus, il faut répéter l'article : C'est l'homme le plus riche et le plus libéral que je connaisse ; il pratique les plus hautes et les plus excellentes vertus.
Ou dit les messieurs, on ne dit pas la madame, les ?nadames,le monseigneur, les inesseignetirs ; mais bien les dames, le seigneur, les seigneurs. repcndanl on dit familièrement, elle fait la madame, pour elle prend de grands airs. On dit aussi jouer à la madaine : Elle était trop heureuse, étant petite, de jouer à la madame avec nous. (Mol., Bourgeois gentilhomme, act. III, se. Xll.)
Aetificiel, Ar.TiFiciKi.T.E. Adj. Il se met après son sulsl. : Fleur artificielle, moyen artificiel.
Ar.TinciKLLEMKM. Adv. 11 ne se met qu'après le verbe : Cela s'est fait artificiellement.
AnTiFiciEcsEMicM. Adv. On i)eul le mettre entre l'auxiliaire et le particijjc: Il s'est conduit ariificicuseiiient, il s'est artificicusement conduit dans cette affaire.
Ar.TiFiciELx, Ai;tificiecse. Adj. Il se met ordinairement après son su bst. : Un homme artificieux, une femme artificieuse ; mais il y a des cas où l'on [lourrait le mettre avant : C'est un artificieux coijuin. yoijez Adjectif
Ar.TiLi.ERiE, Artilleur. Lans ces deux mots, on mouille les /.
AnTisTEMEM. Adv. On p.eut le mettre entre l'auxiliaire et le participe: Cela est travaillé ariistcment, cela est artistement travaillé.
As. Subst. m. On prononce le s.
'Ascendance. Subst. f. Mot inusité que J.-J. Rousseau a employé d'une manière heureuse. La justice et l'inutilité de mes plaintes, d\{-\l, me laissèrent dans l'âme un germe d'indignation
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contre nos sottes institutions civiles. Une chose empêcha ce germe de se dérclipper : ce fut le charme le l'amitié qui tempérait et calmait ma colère par Tascendance d'un sentiment plus doux.
Ascendant, Ascendante. Adj. qui sut ÎOU' jours son subst. : Ligne ascendante.
Ascétique. Adj. des deux genres qui suit ordinairement son subst. : rie ascétique, auteur ascétique, ouvrage ascétique.
Asiatique. Adj. des deux genres qui suit ordinairement son subst. :J)/a'Mr* ast«/igu<?s, stylé asiatique, luxe asiatique.
Aspect. Subst. m. Dans ce mot, on orononce le c, mais jamais le t final.
Asperger. V. a. de la 1" conj. Dans ce vcil)e, \cg doit toujours se prononcer comme j, et pour lui conserver cette prononciation lorsqu'il est suivi d'un a ou d'un o, on met un e muet avant cet a ou cet o: J'aspergeais, aspergeons, et non l^i\Sj'aspergais, aspergons.
Aspirant, Aspirante. Adj. qui suit son subst. Il n'est guère usité que dans celte phrase : Pompe aspirante.
Aspiration. Subst. f. En termes de grammaire, on entend par aspiration une certaineprononciation forte que l'on donne à une lettre, et ';ui se fait par aspiration et respiration. Nous la marquons par notre h, qui est tantôt muet, tantôt aspiré. 11 est muet dans homme, hoimclc, héroïne, etc.; il est aspiré dans haut, hauteur, héros, royez H
Aspirer V. a. de la 1" conj. II régit la préposition à. On a beaucoup disputé sur ce vers de Corneille .
Et monté sur le faite, il aspire à descendre.
(C.nn., act. II, se. 1,16.)
Racine, dit Voltaire, admirait surtout ce vers, et le faisait admirer à ses enfants. En effet, ce mol aspire, qui d'ordinaire s'emploie avec s'élever, devient une beauté frapi)ante quand on le joint à descendre. C'est cet heureux emploi des mots qui fait la belle poésie, et qui fait passer un ouvrage à la postérité. {Remarques sur Corneille.) Il est vrai qu'aspirer suppose ordinairement une tendance vers une chose élevée : Aspirer à la gloire, aux honjicurs. Mais souvent aussi ce verbe ne renferme point cette idée accessoire, et mar(|ue seulement un vif désir de pouvoir faire quelque chose. Voltaire a dit :
C'est à servir l'Étal qiit leur çrand cœnr aspire.
(Slort de César, art. IH, se. Vlll, 18.)
Sai^-tu que ie sénat n'a point de vrai Romain Qui n'afpire en secret h te percer le sein?
(idem, act. III, se. IV, 63.)
Il n'y a dans ces vers aucune idée d'élévation. Il n'est donc pas nécessaire de faire remaniuer le contraste entre monter et descendre, pour blâmer ce vers, ou pour en montrer la beauié. Quand on est monté sur le faite, cl qu'on désire ardemment d'en descendre, on aspire à descendre. L'expression est 1 telle; mais je ne jicnse pas qu'elle renferme la hardiesse qu'on veut y trouver. Voyez Alliances de mots.
Assaillant, Assaillante. Adj. verbal tiré du v. assaillir. On mouille les l.
Assaillir. \. a. oi irrégulier de la l'"" conj.
Indicatif. — /'n'5<?/j^ J'assaille, tu assailles, il assaille; nous assaillons, vous assaillez, ils assaillent. Imparfait. J'assa^illais, lu assaillais, ilassail-
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lait; nous assaillions, vous assailliez, ils assaillaient. Passé simple. J'assaillis, lu assaillis, il assaillit; nous assaillîmes, vous assaillitcs, ilsassaillireul. Futur. J'assaillirai, tu assailliras, il assaillira; nous assaillirons, vous assaillirez, ils assailliront.
Conditionnel. — Présent. J'assaillirais, tu assaillirais, il assaillirait; nous assaillirions, vous assailliriez, ils assailliraient.
Impératif. — Présent, .\ssaillis, qu'il assaille; assaillons, assaillez, tju'ils assaillent.
Subjonctif. — Présent. Que j'assaille, que lu assailles, qu'il assaille ; que nous assaillions, ([ue vous assailliez, qu'ils assaillcnl. Imparfait. Que j'assaillisse, que tu assaillisses, qu'il assaillit; que nous assiiiUissions, que vous assaillissiez, qu'ils assaillissent.
Participe. — Présent. Assaillant. — Passé. Assailli, assaillie.
Les temps composés se forment avec l'auxiliaire avoir; j'ai assailli, j'avais assailli, elc. — Partout les l sont mouillés.
.\ssAssiN. Subst. m. Corneille en a fait un substantif féminin dans ce vers dei\'^tco;/îèrfe(act. 111, se. VIII, 29) :
Et TOUS en avez moins à me croire assassine
Je ne sais, dit Voltaire, si le mot assassine, pris comme substantif féminin, se peut dire; il est certain du moins qu'il n'est pas d'usage. {liemarques sur Corneille.)
Assassin, Assassine. Adj. L'Académie dit qu'il n'est d'usage qu'en poésie; Féraud dit que dans le style élevé, cet adjectif serait un barbarisme, et qu'il n'est que de la prose badine. Cependant on n'est guère porté à trouver un barbarisme dans ce vers de Delille {Enéide) :
Pour punir les forfails de sa inain assassine.
Assembler. V. a. de la 1" conj. Corneille a dit dans Polyeucte (act. I, se. m, 23) :
Et 11 lt>i de riiymen qai vous lient assembles N'ordonne pas qu'il tremLle alors que tous tremblez.
Le mol propre, dit Voltaire, est unis; on ne peut se servir du mot assemblés que pour plusieurs personnes. {Remarques sur Corneille.)
Asseoir, s'Asseoir. V. a. et pronom, de la 3' conj. 11 est irrégulier, et voici sa conjugaison :
Indicatif. — Présent. Je m'assieds, tu t'assieds, il s'assied; nous nous asseyons, vous vous asseyez, ils s'asseyent. Imparfait. Je m'asseyais, tu t'asseyais, il s'asseyait; nous nous asseyions, vous vous asseyiez, ils s'assoyaient. Passé simple. Je m'assis, tu t'assis, il s'assit; nous nous assîmes, vous vous assîtes, ils s'assirent. Futur. .le m'assiérai, ou je m'asscyerai, tu t'assiéras, il ■^"assiéra ; nous nous assiérons, on nous nous as- 'Cyeroris, vous vous asscycrez, ils s'as.eycront.
Conditionnel. — Présent. Je m'assiérais, ou je m'asseycrais, tu l'a;siérais, il s'assiérait; nous nous assiérions, ou nous nous asseyerions, elc.
Impératif. — Présent. Assieds-toi, asseyonsnous, qu'ils s'asseyent.
Subjonctif.— Pre^e/j^. Que je m'asseye, que tu t'asseyes, (ju'il s'asseye; que nous nous asseyions, (lue vous vous asseyiez, qu'ils s'asseyent. Imparfait. Que je m'assisse, que tu t'assisses, ([u'il s'assit ; que nous nous assissions, que vous vous assissiez, qu'ils s'assissen..
ASS
Participe. — Présent. S'asscyant — Passé. Assis, assise.
Quelques grammairiens ont imaginé de débarrasser ce verbe des diflicultés de cette conjugaison , et ils conjuguent ainsi : Je m'asiuis , tu t'assois, il s'assoit; 7iovs nous assaijnns, etc.; J'assoyais , j'assoirai, j'assoirais ; assois- toi, qu'il s'assoie, que nous nous assmjiuns, qu'ils s'assoient ; s'assoir, s'assoyant, assis.
Il est certain que cette manière ilc conjuguer ce verbe est beaucoup plus commode, et <iu'il serait à souhaiter qu'elle fût adopicc; mais elle ne l'est pas encore généralement. — L'Académie, dans son édition de 1835, remarque qu'elle est quclqucrois employée.
Assez. Adv. On ne prononce le z que devani une voyelle. Avant les substantifs il régit la préposition c£e .• Assez de bien, assez <<? peines. Il suit les verbes dans les temps sim[)lcs : // vtange assez. Dans les tem[)s composés, il se met entre l'auxiliaire et le participe : Il a assez man^é; cl il peut précéder ou suivre l'infinitif: C'est assez manger, c'est manger assez.
Assez sert quelquefois à affaiblir la signification des mots auxquels on le joint : // m'abordad'un air assez impudent. Cela est assez bien, c'est-à-dire, n'est pas tout à fait bien, mais médiocrement bien. Cela paraît assez vrai, assez probable. Cette femme est assez bien.
On dit assez peu, et assez souvent, pour dire simplement peu cl souvent : A-t-il beaucoup de bie?i? assez peu. C'est un homme d'assez peu de génie, d'assez peu d'e.'spril. Il va assez souvent dans cette maison. On se trouve assez embarrassé d choisir.
Il ne faut pas confondre assez avec suffisamment. Assez a plus de rapjiorl avec la quantité qu'on veut avoir, et suffisamment à la (juantité qu'on veut emitloyer.
Assidu, Assidue. Adj. qui ne se met qu'après son subst., du moins en prose. Avant les personnes, il régit auprès : Assidu auprès du prince, un mari assidu auprès de sa femme, on est assidu auprès d'un malade. Avant des noms de choses et des verbes, il légità/ // est assidu au travail; il est assidu à lire, à écrire. On le met aussi ab solument: Un enfant assidu, un ouvrier assidu
Assiduité. Subst. f. (/ifail deux syllabes.
Assidûment. Adv. L'Académie me"t un accent <'irconflexe sur I'm, et je pense qu'elle a raison. On écrivait autrefois assiduement, e Ve muet rendait la syllabe longue. Ou a retrancht Ve muet, et la syllabe est restée longue; l'accent circonflexe est nécessaire pour marquer cette qu'intité.
ASSIÉGEANT, Assiégeante. Adj. verbal tiré du v. assiéger. Les troupes assiégeantes. On 1 3 dit plus ordinairement comme substantif: Lésa mégeants.
AssiÉGEu. V. a. de la l" conj. Dans ce v ;rbe, \c g doit toujours se prononcer commcj, et pour lui conserver cette prononcialiou lorsqu'il est suivi d'un a ou d'un o, on met un e mueî .tvant cet a ou cet o : J'assiégeais, assiégeons, et non pr,s j'assiègais, assiégons.
Assignable. Adj. des deux genres. On mouille le gn. Il ne se met qu'après son subst. -.Il n'y a pascntreces deux objets de différence assignable.
Assignat, Assigner, Assignation. Dans ces mots, on mouille le qn.
Assise. Subst. f. Ce mot se dit au singulier et au pluriel d'un rang de pierres de taille de mémi; hauteur que l'on itosc horizontalement |)our construire une muraille; mais assiic^ signifiant les
ASS
séances extrnorJinaircs que licnncnt los magistrats dans diverses parties do la Franco jwur rendre la justice, ne se dit (ju'au iduriel.
Assistant. Siibsl. m. Assistante. Subsl. f. 11 ne s'emploie qu'au pluriel. On dit mm des assistanls, et non pas un assistant.
AssoMMAM, Assommer, Assommoir. On ne prononce qu'un /n.
Assonance. Subsl. f. Terme usité en rliétorique et dans la poétique, pour siçnilier la propriété qu'ont certains mois de se terminer par le même son, sans cependani former des rimes. Dans la prose et dans la poésie, il faut éviter les assonances. Dans la prose, il faut de plus éviter les rimes.
Assobtissant. Assortissainte. Adj. 11 récit la préposition à: Cette doublure n'est pas assortissante à la robe.
Assoupir. V. a. delà 2'' conj. Dclille a dit [Enéide, IX, 864) :
Et du dernier sommeil li mort vient l'assoupir.
Je ne crois pas (pi'on puisse dire assoupir d'un sommeil, \oyc7. Assoupissement.
AssouPISSA^T, Assoupissante. Adj. verbal lire du V. assoupir. 11 peut se mettre avant son subsl : Liqueiirassovpissante .Langueur assoupissante. Ces assoupissantes vapeurs.
Assoupissement. Siibst. m. Ce mot n'a qu'un sens passif; il ne signifie pas l'action d'assoupir, mais l'étal d'une personne assoupie. On dit assoupir une affaire, une querelle, etc. ; mais on nc dit pas l'assoupissement d'une affaire, d'une querelle, etc. On ne dit p;is non plus l'assoupissement de la douleur, comme on dit assoupir la doxdeur.
Assourdir. V. a. de la T- conj. Ce mot ne signifie pas rendre sourd, mais seulement causer une surdité passagère. Quand on est prés d'un lieu où l'on tire le canon, on est assourdi, c'c^ià-dire que le l'ruil du canon empoche d'entendre tout autre îu'uit; mais on n'est pas sourd pour cela, et le bruit du canon cessé, on entend comme àrordinairc On ne dirait pas tiue/eco/io« a assourdi un ca nonnier, [lour iiwc (ju'il est devenu sourd dans l'exercice de son état; mais on dirait que le canon l'a rendu sourd. Yollaire a (ii\.{Premier dL-scours sur l'homme, ^\) :
Si Colin voit Paris, ce fracas de merTeilles Sans rien dire à son cœur assourdit ses oreilles.
Assujettissant, Assujettissante. Adj. verbal tiré du V. assujettir. Une charge assujettissante. Des règles assujettissantes. 11 suit son subst.
Assuré, Assurée. Adj. En parlant des choses, il se met après son subsl., du moins en prose: Des regards asstin's, une contenance assurée. Appliqué au.x pi-rsonnes, il se prend en mauvaise ;',irt et se met avant : C'est un assuré menteur, un assuré voleur.
Assurément. Adv. On le met tantôt avant le verbe, tantôt après : Assurément il s'est mat comporté; il s'est mal comporté assurément ; on peut aussi le mettre entre l'auxiliaire cl le participe : // s'est assurément mal comporté.
Assurer. V a de la 1"^^ conj. Assurer un m^songe. Assurer quelqu'un de quelque cl.cse. Je vous en assure.
Doit-on dire .s'(;.ç57/re)' aux bontés de quelqu'un, ou s'assurer duiis los bontés de quelqu'un, ou