‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 396 sur 453 · SEP · texte numérisé non relu

SEP

Sentir. V. a. et n. de la 2' conj. Veyez sa conjugaison au inot Irrégulier. Ce verbe régit quelquefois rinfinilif sans préposition : Je' sentais renaître mon courage. (Fénel., Télém., liv. 11, t. I, p. 9'i.) Il régit que, lorsqu'il est suivi d'un verbe qui ne se rapiiorie pas à sou propre sujet : Je sentais qu'il vie trompait. — On sent du plaisir, de l'orgueil à faire quelque chose. On sent vn secret orgueil à honorer ceux qu'on a vaincus. (Thomas).

Voltaire a dit élausMahomet (act. IV, se. m, 43):

Je ne me sens point fait pour être un assassin.

Seoir. V. n., irrégulier et défectueux de la 3' conj. Dans le sens d'être convenable, il n'a que les temps siinples, et aux troisièmes personnes : Il sied, ils siéent; il seyait, i/s seyaient; il .liéra, ils siéront; il siérait, ils siéraient; qu'il siée, qu'ils siéent. Parlicipe présent, seyant. L'inlinilif seoir n'est point usité. Il s'emploie impersonnellement. Il vous sied bien de prendre ce ton-là.

Il vous sied bien d'avoir l'impertinence De refuser un mari de ma main.

(Volt., Nan., act. I, se. v, 57.)

Seoir, dans le sens de prendre séance, n'est plus d'usage qu'au parlicipe présent séant, et au participe passé, sis, sise. Voyn Séant cl Sis.

Skpabable. Adj. des deux genres. Il est peu usité, et ne se met qu'après le substantif qu'il modifie .' Ces deux choses sont séparables.

Skparément. Adv. On peut quel(]uefois le mettre entre l'auxiliaire elle parlicipe: lia traité ces deux questions séparément, ou il a séparément traité ces deux questions On les interroge séparément.

Sept. Adj. numéral des deux genres. On ne prononce point le p. On prononce le t quand sept est seul : Il y en a sept ; ou bien quand il est suivi immédiatement d'un mot qui commence par une voyelle ou un 7t non as|)iré : 6'p/5< amis, sept on huit, sept hommes. On le met ordinairement avant son subst. Cependant on le voit quelquefois après les noms propres : Charles sept, Louis sept. Alors il signifie septième. On dit aussi, dans le même sens, chapitre sept, article sept, le sept du m.ois, c'est-à-dire le septième jour du mois.

Boileau a fait rimer sept avec cornet [Sut. IV,

(Un joueur)

Attendant ton destin d'-jn «jualor-ie ou d'un sept. Voit sa vie ou sa mort sortir de son cornet;

et avec secret {Sat. MU, 213) :

Et souvent tel y vient qui sait pour tout secret. Cinq et quatre font neuf, ôtez deux, reste sept.

Voltaire l'a fait rimer avec objet {Gertrudc conte, V. 22.)

Elle avait une Dlle; un dix avec un sept Composait l'âge heureux de ce divin objet.

Ce sont des licences poétiques qui ne doivent point influer sur la prononciation usitée dans la prose.

Septante. Adj. numéral des deux genres. On prononce lep. Soixante et dix. On ne remploie plus guère aujourd'hui qu'en parlant des septa^Uo semaines de Daniel, Ct des soixante eî AoMm traducteurs de l'Ancien Testament, que l'on dé-

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