SON
Songer. V. n. de la l^e conj. Dntis ce verbe, le g doit toujours se prommcer comme un /; et pour lui conserver celle prononciation Inrsqu'iï ost suivi <l'un a ou d'un n, on met un e muet avant cet u ou cet o ; Je songeais, so^Ageons, ci non pax, je sanguis, .<tnnqons.
Penser signifie avoir une cho.«e dans l'esprit, s'en occuper, y attacher sa pensée, y donner son attention, réfléchir, méditer. Songer signifie seulement rouler une idée dans son esprit, y faire quehjue attention, se la rappeler, s'en occuper légéroniïînt, l'avoir jirésente à sa mémoire. Vous ne direz point songer profondément, mûrement, fortement ; vous direz penser toutes les fuis qu'il s'agira de réflexion, de inéditalion, d'occupation suivie.
Sonnant, Sonnante. Adj. verbal lire du v. sonner. Il ne se met qu'après son subst. : Horloge sonnante, montre sonnante.
Sonner. V. a. et n. de la 1'* conj. On dit sonner les cloches, et sonner la messe, sonner !e dîner. — On dit midi est sonné, et non pas a sonné, et encore moins ont sonné. Mais on dit l'horloge a sonné, parce que c'est l'horloge qui sonne, et que- les heures sont sonnées.
J.-J. Rousseau a employé ce mot heureusement dans cette phrase : Le son de sa voix était net, pUin , bien timbré; une voix de basse, étoffée et mordante, qui remplissait Voreille et sonnait au cœur.
Sonnet. Subst. m. Terme de poésie. Petit poëme de quatorze vers, qui demande tant de qualités, qu'a peine entre mille on peut en trouver deux ou trois qui méritent d'être loués. Despréaux dil que le dieu des vers
Lui-même en mesura le nombre et la cadence, Défendit qu'un vers faible y pût jamais entrer, Xi qu'un mol déjà rais osai s'y rencontrer.