SUS
Que je sursisse, que tu sursisses, qu'il sursît ; que nous sursissions, que vous sursissiez, qu'ils sursissent.
Partitipe. — Présent. Sursoyant. — Passé. Sursis, sursise. — L'Académie ne lui donne ni impératif, ni présent du subjonctif.
Il prend l'auxiliaire uroir dans ses temps composés.
Surseoir au jugement d'une affaire.
L'Académie le fait aussi actif dans le langage ordinaire : On a sursis toutes les affaires. Il est certain du moins qu'il est neutre en termes de palais; mais on ne cite aucun auteur de quelque poids qui l'ait fait actif.
Surtout. Adv. L'Académie l'écrit ainsi; nous jiensons (ju'il vaul mieux écrire .sm;-/ow/ avec un tiret, pour le distinguer du substantif. Cet adverbe peiu sc mettre entre l'auxiliaire et le participe : Je lui ai recommandé sw-tout, OU je lui ai sur-tout recom?/ui)idé d'être sage.
Surveiller. V. a. de la 1" conj. : Surveiller quelqti'uji, surveiller quelque chose. — On dit aussi surveiller à quelque chose.
Survenir. V. n. et irrégulier de la 2'' conj. Il se conjugue comme venir. Voyez Irrégulier.
* SuRvÊTiR. V. a. et irrégiilier de la 2" conj. Il se conjugue comme vêtir. Voyez ce mot.
Survivre. V. n. et irréjulier de la 4° conj. Il se conjugue comme vivre. A'oyez ce mot.
Survivre à sa femme, à ses enfants. — Survivre à son honneur. — Un père se survit dans ses enfants.
Survivre à quelqu'un. Cette locution est autorisée par l'usage. L'Académie a donné aussi pour exemples de ce verbe, survivre son fils, sa femme, en faisant remarquer que cette manière d'employer le verbe a vieilli , mais sans expliquer la différence qu'il y a entre cette locution et la locution ordinaire. — Survivre quelqu'un est proprement une façon de s'exprimer en jurisprudence, et qui n'entre que rarement dans le langage ordinaire. Elle désigne la survie de la personne dont la vie ou l'existence avait des rapports très-particuliers, trcs-intimes, très-intéressants avec celle de la personne qui meurt la première. Ainsi l'on dit qu'it/ic femme a survécu son mari, (\\l'un père a survécu ses enfants ; que de deux jumeaux qui ont vécu, l'un n'a survécu l'autre que de quelques jours. C'est ainsi qu'on parle sur-tout quand il y a quelque intérêt stipulé entre deux personnes pour le survivant.
Sus. En sus. On prononce le s final.
Susceptible. Adj. des deux genres. 11 ne faut pas le confondre avec capable. Ce dernier signifie, qui est en état de faire, et sc dit des persunnes ; susceptible signifie, ([ui peut recevoir, et se dit des choses : Un homme qui ne croit point en Dieu, est capable de tous les crimes. La jeunesse est susceptible de toutes sortes d' impresiio/w. On ne dit capable, en parlant des choses, (lue dans celte acception : Cette salle est. capable de contenir tant de personnes. Ce vase est capable de tenir tant de pintes, pour dire que la salle, que le vase dont on parle, ont l'étendue qu'il faut pour contenir tant de personnes, pour tenir tant de pintes; et alors il n'est guère d'usage qu'avec les verbes tenir et contenir. — On ne dit susceptible, en parlant des personnes, que pour donner à entendre qu'elles sont trop sensibles, trop promptes à s'offenser. — Cependant Fléchiera dit : Louons-le sans crainte, en un temps où nous ne pouvons être suspects de