‹ Dictionnaire raisonné des difficultés grammaticales et littéraires de la langue françaiseChapitre 417 sur 453 · SYL · texte numérisé non relu

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flatterie, ni lui susceptible tfe vanité. (Oraison fini, de Tiirenne, |i. J23.) Massillon: Les grands sont d'autant plus susce()liblcs de pn^juçcs qu'ils aiment vinins la peine de l'examen. \Pctit Carême. Ecueils de la piété des yrands. 3Ç part., t. I, p. 596.) El Pascil : Le peuple n'est pas susceptible de cette doctrine. (Pcnsies, p. H)9.)

Sdbcitatiov. Subst. f. Mot inusité que l'Académie nous donne comme synonyme de suggestion, instigation. Les deux derniers suffisent. Elle donne pour oxemi)le ; Elle a fait cela à lu suscitation d'un tel. Féraud en a trouvé un exemple dans Fleury : le tribun Marcellin fut enveloppé dans ce malheur, à la suscitation des dunatistcs; il fallait dire à Yinsiigation.

SL'SCRiPTiOi\. Subst. f. Voyez Souscription.

Susdit, Susdite. Adj. Terme de palais. Il ne se met guère (|u'avanl son subst. : Le susdit témoin, la susdite maison.

Si'SPECT, Suspecte. Adj. On ne le met ([u'aprés son subst. : Homme suspect, lieu suspect, mai- .•ion suspecte. Suspect de fraude, suspect de trahison.

Suspecter. V. a. de la 1"= conj. Ce verbe n'est point usité dans le bon langage. L'Académie a bien fait de ne pas le recueillir dans son dictionnaire. Soupçonner sullit. — En 1835, l'Académie l'admet.

Suspension. Subst. f. Terme de belles-lettres. Figure de rhétorique par laquelle l'orateur commence son discours, de manière que l'auditeur n'eu prévoit pas la conclusion, et que l'attente de quelque chose de grand excite son attention et pique sa curiosité. Telle est cette pensée de Brébeuf, dans ses entretiens solitaires (chap. xv, 79.) Il s'adresse à Dieu :

Les ombres de la niiil à la clarté du jour,

Les transports de la rage aux douceurs de l'amuur,

A IV'lroite aniillé la discorde el l'envie,

Le plus bruyant orage au calme le plus doux,

La douleur au plaisir, le trépas à la vie.

Sont bien moins opposés que le pécheur à vous.

SvELTE. Adj. des deux genres qui ne se met qu'après son subst. : Une taille svelte, une figure svelte.

Syllabe. Subst. f. La syllabe est un son simple ou composé, prononcé avec toutes les articulations, par une seule impulsion de la voix. C'est ce qu'on appelle la syllabe parlée. La syllabe écriie est formée ou d'une seule lettre, et alors on l'appelle syllabe simple; ou de plusieurs lettres, et alors on l'appelle syllabe composée; l'une est pour l'oreille, et l'autre pour les yeux.

Comme le nombre des syllabes fait la mesure des vers français, il serait a souhaiter qu'il y eût des régies fixes et certaines pour déterminer le nombre des syllabes de chaque mot ; car il y a des mots douteux à cet égard, el il y en a même qui ont plus de syllabes en vers qu'en prose. Les noms qui se terminent en leux, en iel, en icn, en ion, en ter, etc., causent beaucouj) d'embarras à ceux qui se piquent d'exactitude; odieux, précieux, sont de trois syllabes; et cependant deux, lieux, dieux, n'ont qu'une syllabe. De même /îci. miel, bien, inien, sont mono.--yllabes; mais dans ^i'e/i, ancien., magicien, académicien, musicien, la terminaison en ien est de deux syl- ; Jabes. Dans les mots fier, allier, métier, la rime ' en ter est d'une seule syllabe, mais de deux dans bhuclier, ouvrier, meurtrier, el fier, quand il | est verbe. Toutes ces différences demandent une j

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